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PSG et FC Barcelone : les meilleurs ennemis d'Europe

Depuis 2017, année marquée par la tristement célèbre « remontada » et le transfert de Neymar au Paris Saint-Germain, le lien entre Paris et Barcelone s'est refroidi. Au-delà du terrain, où les deux clubs se sont retrouvés huit fois depuis 2012 en Ligue des champions, leur relation symbolise la fracture entre le football d’avant - celui des institutions multi-titrées et respectées sur la scène européenne - et le football d’aujourd'hui - celui des nouveaux riches qui viennent avec l’ambition d’ébranler ces monuments pour se faire leur place au soleil. Décryptage d’une guerre fraîche.

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C’est un coup de fil dont le contenu aurait poussé Nasser al-Khelaïfi à jeter son téléphone à terre, de rage. Nous sommes à l’hiver 2018, et le Paris Saint-Germain s’active en sous-marin depuis des semaines pour attirer dans ses filets l’une des sensations de l’Ajax d’Erik ten Hag, l’élégant milieu Frenkie de Jong. Selon Le Parisien, un accord oral avait été scellé d’une poignée de mains entre Antero Henrique et Marc Overmars, le directeur sportif ajacide. Seulement voilà : le téléphone de « NAK » sonne, et il apprend que le deal a capoté. Au dernier moment, le FC Barcelone a posé sur la table une meilleure offre pour le milieu de terrain, convaincu par la perspective d’évoluer aux côtés de Léo Messi, par un équipementier qui aurait préféré la Catalogne à l’Île-de-France et par un coup de pouce de son pote Abdelhak Nouri. Côté Barça, on savoure cette victoire symbolique sur le club qui, un an avant, lui avait brutalement arraché Neymar et avec lequel il semble adorer se crêper le chignon depuis plusieurs années.

Âge d'or, grand cru et nouvel ordre


Car le transfert avorté de De Jong à Paris, qui a par ailleurs vraisemblablement coûté son poste de directeur sportif du PSG à Antero Henrique, n’a été que l’un des épisodes les plus marquants de la série de gifles que s'envoient le PSG et le Barça depuis 2012. Ou depuis 2017, plus précisément. Avant ça, difficile de mettre sur le même plan le centenaire club catalan - de 70 piges l’aîné du PSG, et dont l’armoire à trophées dégueule d’argenterie - et un Paris qui reste un bébé comparé aux géants du Vieux Continent (malgré son heure de gloire européenne dans les années 1990, avec cinq demies et deux finales consécutives en compétitions continentales). Avant 2013, les deux clubs ne s’étaient d’ailleurs rencontrés que trois fois. Pas assez pour poser les fondations d’une rivalité pérenne, entre deux clubs incomparables sportivement et financièrement. Les choses changent – un peu – lorsque QSI rachète le Paris Saint-Germain, en 2011. Soudainement, le club de la capitale devient un potentiel rival pour le Barça, qui est son modèle assumé en matière de jeu et de formation, et pour d’autres grosses écuries européennes (qui ne voient pas forcément d'un bon œil que des clubs nouveaux riches viennent perturber leur hégémonie). Ce qui ne crée pas, ceci dit, une animosité de fait entre les deux clubs.



Cherchant toujours à attirer les meilleurs joueurs, le Barça s’intéresse de très près entre 2013 et 2015 à Thiago Silva et Marquinhos. Ce qui permet par ailleurs d’introduire un personnage clé de cette rivalité : la presse, particulièrement la presse espagnole et catalane. Les Unes de Sport et du Mundo Deportivo - les deux principaux titres sportifs en Catalogne - prêtant des envies de départ à des joueurs parisiens ont beau se multiplier, les rapports restent à l’époque cordiaux. Pas de déclaration assassine par voie de presse interposée, pas de coup de Trafalgar : le respect et la courtoisie, au moins de façade, règnent. Même sportivement, puisque la première double confrontation du PSG de QSI avec le Barça en 2013 se solde par un très serré 3-3, qualifiant le Barça grâce à ses deux buts au Parc. En 2014, lors d’une interview à L’Équipe, Josep Bartomeu parle du PSG comme d’un « grand club classé, comme il y a des grands crus classés en vin » et répond déjà à un intérêt parisien pour Messi en bottant en touche : « Je n’ai aucune information sur le fait que Messi ait parlé avec le PSG... Nous sommes adversaires sur le terrain, mais aussi en dehors avec les sponsors, les joueurs. »

Souviens-toi, l'été 2017


En 2017, cette rivalité explose pour plusieurs raisons. En mars, évidemment, la remontada représente une humiliation absolue pour le Paris Saint-Germain et pour Doha. Entre les deux clubs, la relation ne pourra plus jamais être la même : chaque match, chaque rumeur de transfert sera vue à travers le prisme de cette double confrontation. Et c’est justement ce qui arrive à l’été. Acte 1 : le Barça mène une campagne agressive pour tenter de recruter Marco Verratti, activement soutenue par la presse catalane, le Mundo Deportivo l’affichant en Une posant avec un exemplaire du canard. Problème : le petit Hibou, favori de Doha, est complètement intransférable.



« Marco, c'était le joueur de l'émir du Qatar, celui qu'il aime le plus, relatait Donato Di Campli, l’ancien agent de l’Italien, au JDD en 2019. Il était donc hors de question de discuter. Bartomeu a appelé Nasser pour amorcer les choses, mais celui-ci n'a pas pris la peine de répondre, même par courtoisie. Forcément, il l'a mal pris. » Les mots prononcés par Nasser al-Khelaïfi en 2014, en réaction à un intérêt de City pour Matuidi ( « Nous respectons tous les clubs. Mais si un club tente de recruter un de nos joueurs, il devra accepter d’en assumer les conséquences » ), prennent alors forme. Suit, logiquement, l'acte 2 : Paris fait sauter la clause libératoire de Neymar, point de non-retour entre les deux clubs.

Les sous de la discorde


Après le 6-1, Paris réplique en arrachant à Barcelone l’un de ses joyaux. Le même été, le FC Barcelone, sous contrat avec QSI pour le sponsoring de son maillot depuis 2010, change de partenaire principal pour le Japonais Rakuten et finit de couper les quelques liens commerciaux avec le Qatar qui pouvaient lui imposer un semblant de bonne conduite. À l’époque, ESPN relate que les contours d’un accord pour une prolongation de quatre ans de ce contrat sont dessinés, mais que le transfert de Neymar aurait changé la donne. Le Barça et son président Bartomeu s’insurgent que « le PSG ait payé la clause libératoire qui était très élevée avec de l’argent qui ne provient pas du football » , se félicitent lorsque le fair-play financier se penche sur son cas et emploient même les termes de « clubs-États » pour désigner Paris et City. Objectif : tracer une ligne entre ceux qui « reçoivent de l’argent qui ne provient pas de l’industrie du football » et « nous, [qui] nous ne pouvons injecter que l’argent que nous engendrons nous-mêmes » .



En 2014, le même Bartomeu prenait pourtant beaucoup plus de pincettes sur les ondes de RMC : « Je n’ai pas vu les comptes de Paris, mais je peux vous dire que nous, comme club, nous sommes d’accord avec Michel Platini sur le fair-play financier. On a toujours donné notre force à Michel Platini et à toute l’UEFA. Je ne connais pas les chiffres du PSG, mais ce que je peux vous dire, c’est qu’ils sont vraiment en train de faire un très bon travail, ici, à Paris. » Au-delà des mots, Bartomeu a ouvert la guerre en tentant de liguer plusieurs dirigeants de grands clubs européens à monter un « front anti-Paris » , reprenant alors parfaitement le rôle de grande institution historique menacée par le « nouvel ordre » du football et ses clubs nouveaux riches. Un appel auquel auraient été sensibles le Bayern, qui ne s’est jamais gêné pour cracher sur le PSG et son modèle, ou la Juve. À l'inverse du Real, club plutôt ami du PSG et dont le président Florentino Pérez entretient de florissantes affaires au Qatar.

From football total to harcèlement total


L’été 2017 marque donc un tournant à partir duquel chaque interaction, chaque rumeur impliquant les deux clubs sera magnifiée. En 2018, il y a la concurrence entre les deux clubs sur les dossiers De Jong et De Ligt. En 2019 ? Le transfert du jeune Xavi Simons, un épisode lié à Adrien Rabiot et évidemment le retour de Neymar en Catalogne alimenté à l’excès par la presse ibérique. Cette année, c’est au tour de Lionel Messi de cristalliser les tensions entre les deux clubs. Le même joueur que Paris dragouillait déjà passivement en 2014, sans que le Barça n’y voie quelconque inconvénient. La moindre approche d’un joueur par l’autre équipe, la moindre déclaration en ce sens devient une bonne raison de s’indigner, alors qu'il s'agit de pratiques courantes dans le football. Dès lors, pourquoi tant de tensions entre le PSG et le Barça ? Il y a sans doute une part de théâtralité et encore plus de politique à laisser se raconter cette histoire entre deux clubs, l'un monument historique et l'autre qui aspire à le devenir, qui se tirent la bourre en public et se rencontrent régulièrement sur le terrain.



Car même s'ils ne sont sans doute pas les meilleurs amis du monde, les dirigeants parisiens et barcelonais ont énormément d'intérêts communs. Toujours est-il qu'à l’approche du huitième de finale de Ligue des champions entre les deux clubs, des pièces ont été allègrement remises dans la machine : Leonardo, Pochettino, Di María, Paredes et Neymar ont publiquement évoqué la possibilité de voir l’Argentin sous le maillot du PSG. Ce qui a passablement agacé Koeman, mais aussi les trois candidats à la présidence du FC Barcelone (Joan Laporta, Victor Font et Toni Freixa) qui ont tous taclé le PSG dans les médias. Forcément de bon ton, à l'approche d'un scrutin. La Une de France Football affichant Messi sous les couleurs parisiennes en a rajouté une couche, reprise en couverture du Mundo Deportivo et interprétée immédiatement comme une tentative de déstabilisation du club à l’approche d’un match important, voire même comme un « harcèlement total » . Sans doute une exagération médiatique de la part de titres de presse extrêmement biaisés, et coutumiers des titrailles à sensation. La preuve, aussi, qu’il en faut aujourd'hui relativement peu pour faire trembler le grand Barça. Et que, d'une certaine manière, Paris a réussi son coup.

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Par Alexandre Aflalo
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