Dans un match marqué par des grosses colères lilloises, le LOSC s’est incliné à domicile contre le Stade rennais (0-2) et lance mal son année. « Il y a la tribune de presse qui est juste à côté de nous, c’est le moment de se faire entendre : la ligue, la ligue, on t’encule ! » Installés en tribune latérale en raison de la fermeture de leur espace pour la rencontre, les ultras lillois n’ont pas vraiment eu l’occasion de mettre de la joie dans un match qui a basculé dès le premier quart d’heure, quand le revenant Alexsandro a vu rouge après avoir légèrement accroché Breel Embolo qui filait dans la surface (14e).
Lille tout rouge
Celui qui était devenu l’ami du LOSC après le derby contre Lens en septembre s’est un peu plus mis à dos tout un stade et même les dirigeants lillois. Bruno Genesio a dû être retenu par trois de ses joueurs sur la pelouse à la pause, Olivier Létang est descendu sur le bord du terrain dès la 25e minute avant de poursuivre les intimidations dans le couloir menant aux vestiaires et les supporters ont multiplié les noms d’oiseaux, à l’arbitre comme aux médias, puisqu’il en faut pour tout le monde.
En parallèle, il y avait quand même un match de foot au milieu de toutes ces joyeusetés. Sans plusieurs munitions avec Nabil Bentaleb replacé en défense après le carton rouge, Lille a réussi à se procurer les occasions les plus franches dans le premier acte, Matías Fernández-Pardo butant à deux reprises sur Brice Samba (40e, 45e) pendant que les Rennais peinaient à profiter de leur supériorité numérique pour se montrer dangereux. Quentin Merlin, replacé au milieu ce soir, a croqué la meilleure opportunité (36e), le duo Embolo-Kader Meïté a manqué de tranchant et les tirs lointains sont restés sans lendemains.
Rennes se rapproche du haut
Une question dans tout ça : comment réussir à surmonter la colère d’un coach et d’un dirigeant quand on a un match à gagner à dix contre onze sur la pelouse ? La mission est devenue encore plus délicate dès la reprise, quand le centre de Lilian Brassier a trouvé la tête piquée gagnante de Przemysław Frankowski (0-1, 49e), qui n’a pas oublié son passé lensois au moment de célébrer devant le public de l’ancien rival. Si Lille a eu une petite situation pour égaliser, Merlin est venu enfoncer le clou en plaçant son tir du gauche (0-2, 57e).
Plié, vous avez dit plié ? Les Bretons ont oublié de mettre le troisième (Ludovic Blas, Estéban Lepaul), comme d’être plus en maîtrise, laissant des raisons d’y croire aux Lillois, combatifs et proches de marquer par Akon Haraldsson, Benjamin André, sur une acrobatie d’Olivier Giroud ou encore sur une frappe d’Ayyoub Bouaddi en fin de partie. Pas de faux suspense : Rennes a fini par gagner, une première depuis 2019 contre Lille et une deuxième en 60 ans sur les terres des Dogues. La belle aubaine : voilà les Bretons à deux points de leur adversaire du soir et du top 4.
Pendant ce temps-là, les insultes ont continué à fuser en tribune. Et surtout, la santé.
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