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Les joueuses iraniennes réfugiées en Australie forcées de déménager après avoir été dénoncées

Le poison de la trahison. Ce mercredi, le ministre de l’Intérieur australien Tony Burke a déclaré au Parlement qu’une joueuse de l’équipe nationale iranienne réfugiée en Australie après y avoir disputé la Coupe d’Asie des nations était revenue sur son choix. « Malheureusement, au moment de prendre cette décision, ses coéquipières et son entraîneur lui ont conseillé de contacter l’ambassade d’Iran pour se faire rapatrier », a précisé le ministre qui a « immédiatement donné l’ordre de déplacer [le reste des] personnes concernées ».
Question de survie
La joueuse, dont le nom n’a pas été précisé, a en effet révélé l’adresse de la résidence où six autres joueuses et un membre du staff technique avaient trouvé asile. Une adresse tenue volontairement secrète dans le but d’éviter toute forme de représailles qu’elles pourraient subir de la part d’Iraniens établis en Australie et fidèles au régime des mollahs.
Alors que la Coupe d’Asie court encore jusqu’au 21 mars, la sélection iranienne a été éliminée dès la phase de poules après trois défaites en trois matchs. Lors de leur entrée dans le tournoi, le 2 mars face à la Corée du Sud, plusieurs joueuses étaient restées muettes au moment de chanter l’hymne national, ce qui leur avait valu d’être qualifiées de « traîtresses à la nation en temps de guerre » par la télévision d’État.
Alors que c’était juste une illustration du slogan « Femme, Vie, Liberté ».
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