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Bienvenue au Garges Djibson Futsal, berceau de Wissam Ben Yedder

C'est un secret de polichinelle, bien avant de faire trembler les filets de Ligue 1 et de Liga, Wissam Ben Yedder s'amusait sur les parquets de futsal. Au sein du club de Garges Djibson, là où il a fait toutes ses classes, personne n'a oublié le talent du nouvel appelé de Didier Deschamps, qui aurait très bien pu faire une grande carrière en futsal si les portes du Téfécé ne s'étaient pas ouvertes à lui.

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La France a découvert Wissam Ben Yedder un soir d’octobre 2010 face au Paris Saint-Germain de Guillaume Hoarau. L’Europe est tombé sous le charme de l’ancien Toulousain le 13 mars dernier, après son doublé sur la pelouse de Manchester United en huitième de finale retour de Ligue des champions. En attendant que le monde reste scotché par sa frappe sous la barre de Manuel Neuer en finale de Coupe du monde le 15 juillet prochain, très peu de personnes sur cette terre peuvent se targuer d’avoir vu Wissam Ben Yedder s’amuser sur un terrain de futsal. Et pourtant, une fois passée la porte blanche du gymnase Allende Neruda, niché entre la piscine et la patinoire, tout le monde semble faire partie des quelques chanceux. Il faut dire qu’ici, à Garges-lès-Gonesse, Wissam Ben Yedder est roi. Présents en tribunes pour applaudir les Garges Djibson disputant leur match de championnat de France face à l’UJS Toulouse, la centaine de supporters, que le froid et les 2€ d’entrée n’ont pas rebutés, profite alors de l’échauffement pour terminer leur kebab et commenter la sélection de WBY chez les Bleus. Une sélection « plus que méritée » selon Yassin, 18 ans, qui n’a, lui, pas eu la chance de voir Ben Yedder porter le maillot de Garges Djibson.

« Il nous demandait de le sortir pour analyser le jeu de l’équipe »


Sur le terrain justement, Garges, champion de France en titre, aurait bien besoin d’un Wissam Ben Yedder pour renverser des Toulousains rigoureux qui mènent 2-0 à la pause sur deux contres. Car oui, avant d’être le deuxième meilleur buteur de la saison en Ligue des champions, le natif de Sarcelles était un excellent joueur de futsal, à en croire Parfait Mendy, cadre des Djibson qui a tapé le cuir avec l’ancien Toulousain à Garges et en équipe de France : « C’était un crack. Il avait une vivacité énorme. Il marquait, il faisait marquer, et par son jeu, il se faisait remarquer. » Même son de cloche chez Tony Esteves, manager du club qui a eu Ben Yedder sous ses ordres : « Il avait un super contrôle de balle. Tu pouvais lui envoyer une passe appuyée, le ballon restait toujours collé, que ce soit sur sa cuisse ou son torse. C’était fou, il cassait des reins avec ses crochets. Et puis, il avait une vision du jeu et un sens du déplacement exceptionnels. Parfois, il nous demandait de le sortir pour analyser le jeu de l’équipe. Il s’asseyait sur le banc, regardait le jeu du défenseur et dès qu’il revenait sur le terrain, boum, il avait trouvé la parade. Il était en avance sur les autres. »

Plâtré au pied droit, WBY bosse son pied gauche


Finalement, pas besoin de Wissam Ben Yedder pour la formation du Val-d'Oise. Remplaçants lors du premier acte, les habituels titulaires Samba Kebe et Aboubakar Coulibaly se chargent de ramener Garges devant au tableau d'affichage, tandis que Landry N'Gala régale le public à coups de gestes techniques plus fous les uns que les autres. Public qui va se lever à huit reprises pour célébrer chaque but inscrit par ses protégés qui ont totalement renversé la partie pour s’imposer finalement 8-2. Auteur du septième but, Parfait Mendy profite de cette orgie offensive pour distribuer des fleurs à l'attaquant de Séville : « Il a toujours été habile des deux pieds. Tout ce qu’il fait du droit, il le fait du gauche. Jusqu’à aujourd’hui, je ne sais toujours pas quel est son pied fort. » Lui aussi présent dans l'effectif de Garges Djibson, Daniel Mendy semble détenir le secret de cette polyvalence : « À l'origine, c’est un droitier. Mais un jour, il s’est cassé le pied, donc il avait un plâtre. Mais il voulait tellement jouer au foot... Alors il a joué, et donc uniquement avec son pied gauche. Et à force, son pied gauche est devenu aussi fort que son droit. »

Des larmes à l'aéroport de Roissy


Jouer au football. À écouter parler tous ceux qui ont côtoyé l’ancien buteur du Téfécé, « l’amour du football » a toujours été le leitmotiv de Wissam Ben Yedder. Un amour du football qui n’avait pas de limites selon son ami d’enfance Daniel Mendy : « Parfois à 8h du matin, quand on n'avait pas école, il me réveillait pour me dire de venir faire un goal à goal. On jouait sous la pluie, la neige. Même moi, ça m’étonnait. Parfois, j’étais à la maison, bien au chaud, il sonnait pour qu’on aille jouer. Je me souviens, un matin je me suis réveillé tôt, j’ai été sur un terrain de l’école pour faire des tirs. Et quand je suis arrivé, lui, il était déjà là, en train de taper dans le ballon. » Wissam Ben Yedder ne peut alors pas choisir entre le foot à onze et le futsal. C’est donc avec une double licence que le bourreau de Manchester United fait toutes ses classes avant de s’envoler du côté de la Haute-Garonne pour se consacrer uniquement au foot sur gazon.


Et pourtant, tout semblait indiquer que l’avenir de WBY s’inscrirait sur un parquet : « J’ai appelé Mohamed Belkacemi (alors entraîneur adjoint de l’équipe de France U21 de futsal, ndlr) pour lui dire qu’on avait un joueur exceptionnel. Il est venu et m’a dit : "Il est extraordinaire le petit." Wissam a donc été appelé en U21, puis il est très vite passé avec l'équipe A, qu'il a rejointe pour aller jouer un match au Chili » , se remémore Tony Esteves. Une rencontre que Ben Yedder a failli louper pour un problème de papier : « On dépose Wissam à 21h à Roissy. Deux heures plus tard, le sélectionneur, Pierre Jacky, m’appelle pour me dire que Wissam ne peut pas partir, car il n’a pas son passeport biométrique français. Il avait seulement le passeport tunisien. J’arrive à l’aéroport, Wissam était en train de pleurer, je dis alors au sélectionneur de me garder une place dans l’avion du lendemain. Entre-temps, je vais voir le maire pour lui expliquer la situation, je vais à la préfecture, à 16h j’avais son passeport, à 21h Wissam était dans l’avion » , poursuit le manager des Djibson. Wissam Ben Yedder ne le sait pas encore, mais cette sélection en équipe de France va sonner le début de la fin de sa carrière de joueur de futsal.


« Plus c'est dur, plus il est content »


Alors qu’il claque ses premiers buts en CFA du côté d’Alfortville, Ben Yedder se voit obligé de mettre un terme à sa pratique du futsal pour se consacrer uniquement à sa carrière à onze qui va le voir quitter sa région parisienne natale pour s’envoler à Toulouse. Exilé dans le Sud-Ouest, puis en Andalousie, WBY n’en oublie pas pour autant la ville de Garges-lès-Gonesse qu’il revient voir dès qu’il en a l’occasion, ni ses copains d'enfance qu’il appelle régulièrement et qui « viennent le voir jouer à Séville » , ni le club de Garges Djibson comme le confirme Tony Esteves : « Il s’intéresse à notre école de foot, il a même offert des chaussures de futsal et des maillots dédicacés aux enfants du club. C’est une fierté pour la ville, le club, et un exemple pour les enfants de notre école de foot qui peuvent se dire qu’il est possible de faire quelque chose de grand. » À condition d’avoir un truc en plus au niveau du cerveau, à écouter Jean-Patrice Mendy, qui a coaché Ben Yedder à onze comme en salle : « Mentalement, il est très fort. D’autres joueurs avaient les mêmes qualités que lui, sauf que mentalement, il était dix fois plus fort qu’eux. Wissam, il ne lâchera jamais l’affaire, plus c’est dur, plus il est content. » Alexandre Lacazette, Nabil Fekir et Kevin Gameiro sont prévenus : Wissam Ben Yedder compte bien se battre jusqu’au printemps pour faire partie du voyage en Russie. En tout cas, son passeport biométrique est prêt.



Par Steven Oliveira, à Garges-lès-Gonesse Tous propos recueillis par SO.
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