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  • Marseille/Bordeaux (2-2)

Une minute de folie sauve l’OM

Par Swann Borsellino
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Une minute de folie sauve l’OM

L'OM est miraculé. Menés 2-0 après plus d'une heure de jeu, les Phocéens, auteurs d'une bonne première période, on profité d'une minute de folie pour égaliser. Un point avant les fêtes, pas vraiment ce dont rêvaient des Marseillais qui, faute de mieux, ont évité le pire...

OMBordeaux (22) A. Romao (72′), A. Gignac (74′) pour Marseille , Jussiê (34′), Maurice-Belay (66′) pour Bordeaux. Un instant de folie pure. Le chronomètre indique la 72e minute de jeu et le tableau d’affichage du Vélodrome a la tête des mauvais jours. « Marseille 0-2 Bordeaux » , le repas de Noël a déjà un goût amer. Auteurs d’une belle première période, les joueurs de José Anigo sont menés et breakés comme il y a une semaine contre Lyon. Mais alors qu’on les croyait K.O debout après avoir concédé un but casquette suite à une erreur grossière de Kassim Abdallah, les Phocéens inscrivent deux buts en une minute et accrochent un match nul inespéré. Le tout, sans l’aide de Rémy Vercoutre. Au final, l’OM fait du surplace mais ça aurait pu être pire. Et sans saveur.

De l’art de gâcher une bonne mi-temps

Le jour et la nuit. Ridicules il y a une semaine face à Lyon, notamment dans le domaine de l’engagement, les Phocéens attaquent leur dernière rencontre de 2013 le pied au plancher. Et si entre l’état déplorable de la pelouse et les duels Planus – Gignac ou Henrique – Gignac, les supporters présents au Vélodrome ont parfois l’impression d’assister à un show de Monster Trucks sur AB Motors, les hommes d’Anigo s’offrent rapidement quelques opportunités. Parfaitement servi par Thauvin suite à un bon dégagement de Mandanda, André-Pierre Gignac envoie une mine que Carrasso détourne bien. Habitué à briller contre son ancien club, le portier bordelais claque une parade réflexe dans la foulée sur une frappe lourde de Thauvin. L’éphémère Lillois qui, quelques minutes plus tard, n’est qu’à un élan de lucidité de l’un des buts de l’année. Seul sur le côté droit de la surface suite à un rush de Souleymane Diawara et un bon travail collectif de ses partenaires, l’international espoir dégaine une feinte de frappe qui envoie Planus et Poundjé tout droit à Sotchi pour la compétition de skeleton. Génie de l’instant, Thauvin préfère la frappe en force côté fermé que l’intérieur du pied côté ouvert et c’est tout le Vélodrome qui fait la gueule. Des occasions d’en planter un, les Marseillais n’en ont pas manqué. Au fond, cette demi-volée d’Imbula qui frôle le poteau gauche de Carrasso suite à un bon centre d’Abdallah, bien lancé par Lémina dans le dos de la défense, n’est qu’une possibilité parmi tant d’autres. Mais quand on ne marque pas, on le paie cash.

Un Bordeaux sérieux, jusqu’à…

En face, Bordeaux est en confiance. Le roseau plie sans jamais rompre et le bloc est en place. Sur une série de quatre succès de rang, les hommes de J-Lo opèrent en contre jusqu’à la demi-heure de jeu, moment où leurs adversaires commencent à faiblir. Nuages gris sur Marseille et pluie de corners sur l’OM. Parfaitement servi par Obraniak, Jussie devance un Romao passif et envoie une tête dans les buts d’un Mandanda impuissant. Tout heureux de rentrer aux vestiaires avec un but d’avance, les coéquipiers de Marc Planus, qui laboure la pelouse du Vélodrome à coups de tacles, reçoivent un cadeau de Noël en avance de la part de Kassim Abdallah. Passif et étrangement mou suite à un ballon venu de la droite, le latéral phocéen n’attaque pas son ballon et est devancé par Nicolas Maurice-Belay. En pleine bourre, le Bordelais ne tremble pas devant Mandanda et claque un nouveau but. Dépité, Souleymane Diawara, en mode Rush Hour depuis le début de la partie, incite les siens à ne pas lâcher. La suite, c’est cette minute de folie à réveiller un Vélodrome mort. Un bon coup franc de Thauvin, un Carrasso qui met plus de temps à se relever qu’un homme qui vient de se prendre une droite de Tyson et Romao réduit le score. Un débordement de Mendy, un Gignac qui se jette et hop, le tour est joué. Le match nul est dans le sac. Cet OM a du cœur. À défaut d’avoir autre chose.

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