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Pierre Lees-Melou : « Au départ, j’avais un peu peur de la vie parisienne »

Propos recueillis par Thomas Morlec
16' 16 minutes
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Pierre Lees-Melou : « Au départ, j’avais un peu peur de la vie parisienne »

Devenu le capitaine du Paris FC depuis l’arrivée d’Antoine Kombouaré, Pierre Lees-Melou a traîné pendant de longs mois une gêne à la suite d’une fracture du péroné et d’un acte chirurgical raté. Remis sur pied, l’ancien métronome du Stade brestois revient sur cette phase difficile et évoque son nouveau rôle dans le club francilien.

Si on remonte le fil, tu as joué avec une gêne durant plus d’un an et demi, à la suite d’une opération pour une fracture du péroné. Tu as déclaré avoir reçu du matériel de mauvaise qualité, qu’est-ce qui s’est passé exactement ?

Je me suis fait opérer par un chirurgien à Paris quand j’étais encore à Brest, et la plaque utilisée n’était pas adaptée au péroné, elle était trop rigide. C’est un os qui est souple, donc dès que j’avais de trop gros chocs ou des gros mouvements, mon péroné fissurait toujours au-dessus de la plaque parce qu’il n’arrivait pas à suivre.

Tu as eu combien de fissures ?

Ma première fissure s’est faite quand on jouait à Monaco avec le Stade brestois en novembre 2024. À ce moment-là, on m’avait déjà proposé de voir d’autres chirurgiens pour avoir leurs avis. C’est ce que j’ai fait, et ils m’ont dit qu’il fallait que je me fasse opérer de nouveau. Le problème, c’est qu’un mois et demi après, on devait jouer le Real Madrid en Ligue des champions… Avec le beau parcours que l’on avait fait lors de la saison 2023-2024, c’était un peu la récompense. Si je me faisais opérer, j’en avais pour deux mois minimum donc je loupais cette belle épopée. J’ai fait le choix de ne pas me faire opérer. C’était plus risqué, ce n’était pas conseillé par les médecins et les chirurgiens, mais ça a été un pari gagnant vu que je suis revenu à temps pour jouer face au Real, terminer la saison et faire mes débuts avec le Paris FC. Mais là au mois de novembre contre Lille, sur un choc anodin derrière le mollet, ça a refissuré au même endroit. On s’est très vite réunis avec le staff du Paris FC et on a décidé d’opérer et de mettre cette fois un matériel adapté.

 

Comment s’est fait le choix du chirurgien la première fois ? C’était par le club ?

Je me suis laissé guider. Brest m’a proposé un chirurgien de renommée dont normalement c’est la spécialité, donc j’ai fait confiance les yeux fermés. Je n’en veux pas au club, j’en veux plus au chirurgien. Depuis, je n’ai plus eu de contact avec lui, et je ne le cite pas parce que je ne veux pas faire d’histoires, mais il faut faire un peu de prévention et faire toujours attention. Mine de rien, tous les autres spécialistes disaient que le matériel n’était pas adapté, c’était une erreur évitable qui a eu des conséquences. Je ne suis pas dans la critique ou l’attaque, chacun son métier.

Ça n’avait pas posé de problème lors de ton transfert au Paris FC ?

Non, parce que dès que je suis revenu après la rencontre face au Real, tout allait bien niveau physique, je pouvais m’exprimer normalement. Pour moi, cette blessure, elle était derrière moi. D’autant plus que la science dit que quand tu te fais une fissure, elle se rebouche et le cal osseux est encore plus solide. Tout était bon, mais quand je me pète de nouveau en novembre, là, c’est la douche froide, t’as l’impression de repartir de zéro.

La musculation ? C’est tout ce que je déteste !

Pierre Lees-Melou, pas à la salle

Qu’est-ce qu’il se passe mentalement pour toi à ce moment-là ?

En vrai, je ne vais pas dire qu’il y a tout qui s’écroule parce qu’il y a bien plus important dans la vie, mais il faut aussi comprendre que c’est notre métier, ce qui nous anime tous les jours. Après, encore une fois, attention, il y a bien plus grave, c’est qu’un petit os de fissuré et on est en très bonne santé, mais bon pour tout footballeur, quand tu sais que tu es out deux mois et que tu vas devoir passer par la case muscu en salle… Le plus dur, c’est que c’est une blessure où concrètement il n’y a pas grand-chose à faire. Ce n’est pas comme un problème musculaire, tu n’as pas de soins spécifiques. Forcément, on t’occupe en faisant de la muscu, mais c’est tout ce que je déteste. (Rires.) Tu ronges ton frein jusqu’à reprendre la course. Quand tu cours de nouveau, qu’il y a enfin des efforts physiques, c’est le bout du tunnel.

Comment t’es parvenu à gérer ta frustration ?

Pour moi, c’était que deux mois jour pour jour entre la blessure et l’opération. Ce n’était pas les croisés, donc c’était quand même assez rapide. Après, tu n’es pas agréable au quotidien parce que tu es un peu frustré. Tu es là, tu vois tes coéquipiers et tu as des horaires décalés pour ne pas les gêner dans la salle de musculation, c’est pas terrible, mais tu n’as pas le choix. Tout footballeur est passé par là.

Tu t’es un peu éloigné du groupe ou au contraire tu étais très investi pour garder ce lien avec tes coéquipiers ?

J’étais quand même avec eux, tu les croises toujours et tu vas voir les matchs. Heureusement, du jour au lendemain, tu ne te retrouves pas avec plus personne (rires), puis tu vois pas mal les kinés aussi. Le plus dur, c’est de ne pas voir le terrain. C’est pour ça qu’on fait ce métier. C’est des moments de frustration, où il faut quand même rester éveillé parce que tu sais que tôt ou tard, tu vas revenir.

Vu qu’on sait que t’es pas très foot en dehors de tes heures de travail, tu faisais quoi de tes journées ?

Honnêtement, quand t’es blessé, t’es bien plus au centre d’entraînement que les joueurs qui n’ont pas de pépins. Parfois, on te fait doubler (les entraînements, NDLR). On te fait revenir le matin et l’après-midi, donc finalement j’avais moins de temps pour moi et je ne pouvais pas faire les matchs. C’est la double peine.

 

Est-ce que dans ces moments-là, on ne préfère pas être dans un contexte que l’on connaît mieux ?

Je pense qu’arrivé à un certain âge, tu t’y fais plus facilement, tu as plus l’habitude aussi de ce genre de mésaventures, puis j’avais quand même pu faire trois mois pleins où je jouais tous les matchs, donc ça aide à entrer dans une équipe et ne pas trop gamberger.

Il n’y a pas de petits doutes quand même ?

Non, la prise de décision s’est faite très vite. C’était « allez stop, on arrête avec cette plaque », on en met une nouvelle en titane qui est plus flexible et au moins après je ne suis plus embêté. On a arrêté de jouer avec le feu pour repartir sur de nouvelles bases. Aujourd’hui, je touche du bois, mais depuis l’opération, je suis rentré dix minutes sur le premier match et après j’ai enchaîné, et tout se passe bien.

Le staff se demandait même si je ne me foutais pas de leur gueule. Les supporters pensaient que je faisais tout pour me barrer, que je simulais.

Pierre Lees-Meou

Récemment tu as déclaré être un « homme neuf ». Tu es soulagé ?

Ah oui ! Après ma première opération, j’avais mis trois ou quatre mois avant de jouer sans douleur. Les deux premiers, je pouvais tout faire sauf taper dans un ballon. Le staff se demandait même si je ne me foutais pas de leur gueule. Je pouvais tout faire du pied gauche, mais pas du droit, ça rendait tout match impossible. Parfois, ils m’emmenaient faire du padel pour changer, parce que je ne pouvais pas du tout faire certaines séances. Dès que le ballon touchait mon pied, ça résonnait dans mon tibia et ça me faisait hyper mal, ça m’handicapait. Je me souviens que ça avait fait du bordel. Même les supporters pensaient que je faisais tout pour me barrer, que je simulais. Quand il me voyait faire du padel, ils pensaient que je me moquais d’eux. Ça a été une période assez compliquée, délicate, surtout que c’était pendant la période du mercato. Tout se mélangeait. Le chirurgien confirmait mes dires et expliquait qu’avec la résonance je ne pouvais pas jouer, le médecin aussi, mais certains au club n’arrivaient pas à le comprendre. Une carrière, c’est fait d’histoires et d’embûches.

Avec le Paris FC, la reprise a été bien plus simple, non ?

La première chose que je voulais faire, c’était me tester en faisant des passes. Le staff médical n’était pas très chaud et tentait de me calmer. Après un mois de course à pied où je ne sentais rien, j’avais besoin d’être fixé, pour moi c’était un signal fort. Dès que je voyais un ballon traîner, j’avais du mal à résister. Il me disait que j’étais un gamin, même à 32 ans (rires), mais c’était ma seule manière de savoir, le dernier signal. Dès que j’ai vu que ça passait bien, j’étais tout content. Ensuite, le retour s’est fait super vite.

Avant d’arriver dans la capitale, tu avais été approché par Rennes et Lyon. Qu’est-ce qui t’a séduit dans le projet du Paris FC ?

J’avais fait le tour à Brest. En trois saisons, j’ai joué le maintien, la troisième place, la Ligue des champions. Et avec tout ce qui s’était passé, mes péripéties sur les différents transferts avortés, j’avais vraiment envie de partir. Il y a des projets qui se sont pas fait indépendamment de ma volonté… Le fait d’avoir des investisseurs, d’être à Paris et d’être le second club de la capitale avec un projet solide à moyen terme, ça rendait le tout excitant. Je parle de moyen terme parce que je ne sais pas si je suis inscrit sur le long terme et si mon corps suivra. (Rires.).

 

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Récemment, il y a eu un sacré changement au club avec l’arrivée d’Antoine Kombouaré… Qu’est-ce que tu penses de sa méthode pour le moment ?

C’est toujours délicat de parler d’un nouvel entraîneur et de dire des choses positives, ça met un peu en porte-à-faux l’ancien, et ce n’est pas le but parce que j’aimais bien aussi Stéphane Gilli. Il m’a fait confiance, donc je ne peux pas dire de mal de lui. Mais c’est sûr que ça apporte une nouvelle dynamique, les cartes sont redistribuées. Le coach Antoine Kombouaré, on ne le présente plus, tout le monde connaît ses méthodes. Il a apporté de la rigueur, du combat, de l’agressivité et de la solidarité. Des valeurs simples, mais qui nous faisaient parfois défaut. Il n’est pas arrivé avec un discours très long et recherché, il nous a parlé de choses simples, sans réinventer le football, et selon lui, l’important, c’est d’abord de se focaliser sur ces fondamentaux pour avoir des résultats, et les dernières sorties parlent pour lui et pour nous.

À l’instar d’Éric Roy, que tu as considéré un peu comme ton deuxième père, Kombouaré mise beaucoup sur l’humain. C’est important pour toi ?

C’est très important ! Parce que c’est le boss, et quelque part, il nous donne sa confiance une fois, pas deux. Ça se voit qu’il fait très attention à l’humain. En même temps, on passe quasiment tous les jours de la semaine ensemble, il veut que ça soit sain, qu’il n’y ait pas de couteau dans le dos. Lui, il ira toujours au front pour nous, mais il veut quelque part qu’on lui rende et que ce soit une relation honnête. Gilli était dans la même philosophie, les deux coachs se ressemblent là-dessus.

T’es réputé pour avoir un gros caractère, lui aussi, ça promet de belles petites prises de bec, non ?

(Rires.) C’est vrai que je suis généralement pas mal taquin avec mes entraîneurs et le staff, mais ça se passe très bien pour le moment. On s’est déjà croisés souvent, donc on n’est pas des inconnus. Et durant l’entretien, on a parlé de tout et de rien. Généralement, je m’entends bien avec tout le monde, je suis très à l’aise dans la communication, la discussion, là où je peux être bête c’est sur le terrain, et encore, avec les années, je mûris. Ça se sent que le coach marche à la confiance, a beaucoup de valeurs, donc il n’y a aucune raison que l’on se prenne le bec.

Kombouaré ? Je serai son soldat.

Pierre Lees-Melou

C’est aussi ton caractère qui a convaincu ton entraîneur de faire de toi le nouveau capitaine du PFC. Un rôle que tu as été un peu forcé d’accepter. Pourquoi ce n’est pas spécialement un kif pour toi de porter le brassard ?

Lors de cette fameuse conversation quand il est arrivé, il m’avait dit qu’il pensait à moi pour être le futur capitaine, il voulait avoir mon avis. Avec tout mon franc-parler, je lui ai dit que sur un terrain, il n’y avait pas de problème, je serais toujours là à montrer l’exemple, à me battre et me mettre le cul par terre, mais en revanche, dans un vestiaire, je ne suis pas le genre de joueur qui va gueuler sur tout le monde ou qui va faire de longs et beaux discours comme pouvait le faire Brendan Chardonnet que j’ai connu à Brest. Le lendemain, il me convoque de nouveau et me dit qu’après réflexion, il avait bien aimé mon honnêteté et ma franchise, mais que je serais tout de même son capitaine. (Rires.) Ça m’a fait rire parce qu’il m’a écouté sans trop écouter, mais moi, ça ne me dérange absolument pas d’être capitaine. Ça ne change rien à ma personne. Le coach a prévenu le groupe que je n’allais pas être un leader vocal dans le vestiaire, mais que je serais leur capitaine sur le terrain. Moi, je serai son soldat.

Ce n’est pas le premier à miser sur toi puisque tu as été nommé 13 fois capitaine avec Brest, 16 avec Nice et donc désormais à quatre reprises avec le PFC…

Il y a aussi d’autres choses qui entrent en compte. Notamment le fait d’être milieu de terrain, c’est plus pratique pour parler à l’arbitre, parce que si c’est un gardien, il faut qu’il désigne un délégué, mais sur des actions chaudes, il faut que le capitaine y aille. J’ai aussi des années d’expérience, je mouille toujours le maillot et je ne triche jamais, ça aide.

Qu’est-ce que cela change pour toi ?

Personnellement, je suis toujours le même. Cela ne change strictement rien. Sur un terrain, je vais parler, il n’y a aucun problème. La différence, c’est que tu as plus de responsabilités, et qu’il faut être irréprochable.

Ça te permet quand même de moins prendre de jaunes, non ?

C’est vrai que ça m’évite de prendre des cartons quand je vais parler à l’arbitre. (Rires.) Je suis à quatre jaunes, là (cinq cartons jaunes récoltés durant la saison provoquent une suspension automatique pour le match suivant, NDLR), mais c’est bon, je ne prends plus de biscotte pour contestation comme je pouvais le faire par le passé. Au moins, maintenant, en tant que capitaine, je peux parler librement aux arbitres.

Tu étais la pierre angulaire du milieu brestois durant trois saisons, dixit Éric Roy, quel rôle tu veux avoir au PFC ?

Notre objectif primordial, c’est le maintien, et une fois qu’on l’aura acquis, c’est d’aller chercher les places les plus hautes possibles, rester ambitieux dans le maintien. Ça aura été une saison difficile, mais elle sera aboutie si on remplit ces objectifs-là. Sinon, personnellement, c’est d’être une valeur sûre, et de terminer la saison en jouant tous les matchs après ces deux mois d’absence, histoire de faire une saison pleine l’année prochaine.

Ce serait horrible si les équipes avec un gros budget étaient assurées de finir dans le top 5.

Pierre Lees-Melou

Tu comprends qu’avec le classement actuel de l’équipe, quelques personnes puissent être dubitatives ?

Franchement, dès mes premières interviews quand je suis arrivé au PFC, j’avais prévenu qu’il ne fallait pas sous-estimer la Ligue 1. Ce n’est pas parce que le club a un gros budget et un actionnaire puissant que tout va être facile. On le voit actuellement, même si on jouait bien au ballon, on n’a pas gagné beaucoup de points. Notre championnat est très compliqué, il y a toujours des surprises et aucun match n’est joué à l’avance. Pour être honnête, je ne fais pas attention aux critiques. Quoi qu’il arrive, que ce soit en bien ou en mal, on ne pourra jamais empêcher les gens de débattre, de donner leur avis. Le football est un sport populaire, le numéro 1, donc tout le monde en parle. Il y a déjà plusieurs exemples de projets de club avec de gros budgets où la première année a été compliquée. Et même si on se maintient cette année, rien ne dit que ce sera le cas la saison prochaine. Il faut viser au moyen long terme, ça ne prend jamais direct. Et a contrario, certains petits clubs comme Brest, pas du tout calibrés pour jouer les premiers rôles, parviennent parfois à faire des exploits. C’est aussi pour ça que le foot est si beau et passionnant. Ce serait horrible si les équipes avec un gros budget étaient assurées de finir dans le top 5.

Tu as dépassé la barre des 250 matchs en Ligue 1, c’est une fierté ou tu y accordes peu d’importance ?

Pour être honnête, je n’étais même pas au courant. Je l’ai appris grâce au compte officiel de la Ligue 1 qui m’a tagué sur Instagram. C’est toujours valorisant et gratifiant. Toutes compétitions confondues, je dois être facilement au-dessus des 300 (367, NDLR). Ça montre une certaine longévité, mais j’espère ne pas m’arrêter là. Je ne dis pas forcément aller chercher le double quand même, mais pourquoi pas 500 matchs professionnels, ce serait un beau cap.

Sinon comment se sont passés tes premiers mois à Paris ? Toi qui as souvent été habitué à être dans des villes côtières, ça doit te changer !

Au départ, j’avais un peu peur de la vie parisienne. Mis à part Nice, je n’avais pas trop connu de grandes villes, je suis un campagnard de base, et Brest et Dijon, c’est pas la même envergure. Mais en vrai, j’apprécie. On a mis du temps à trouver un logement, mais maintenant que c’est réglé, on est bien. Mis à part la circulation où il faut s’adapter, la vie est agréable, il y a beaucoup de choses à faire en dehors du foot et c’est pratique pour aller voir ses proches ou partir en voyage. Il y a plein d’avantages.

Donc tu t’es mis à faire des brunchs, à marcher vite dans le métro et à faire des friperies ?

Non, je ne me suis pas mis au métro, mais plutôt au vélo ! J’ai eu la chance d’en avoir à Noël avec un siège à l’arrière pour ma fille, donc comme ça, dès qu’il fait beau, on va à la crèche et au parc à vélo, c’est vachement agréable et il y a beaucoup de pistes cyclables.

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