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Top 10 : Si tu reviens, j’annule tout

Par Raphael Gaftarnik

Andrea Pirlo l'a annoncé ce matin : oui, il rejouera pour la Squadra Azzurra, quelques mois après avoir annoncé sa retraite internationale. Comme lui, certains ont fait le choix du retour pour des raisons parfois claires, parfois mystiques. Florilège de ces joueurs indécis.

1. Zinedine Zidane

Une retraite annoncée en 2004, un retour acté en 2005, Thuram et Maké ramenés, une Coupe du monde 2006 qu’on ne raconte plus… Et surtout ces explications : « Une nuit à trois heures du matin, je me suis soudain réveillé, et là, j’ai parlé avec quelqu’un. Mais ça, personne ne le sait. Ni ma femme ni personne. (…) C’est quelqu’un que vous ne rencontrerez probablement jamais. Moi-même, je ne m’explique pas cette rencontre. Cette personne existe, mais ça vient de tellement loin. (…) Et là, durant les heures qui ont suivi, j’étais tout seul avec elle et, chez moi, j’ai pris la vraie décision de revenir. » Il est fort ce Raël. Raël Madrid.

2. Samuel Eto’o

Et si le Cameroun était la biatch de Samuel ? Par deux fois, Fils a annoncé sa retraite avant de se faire prier pour revenir. À l’aise dans l’art de la culpabilisation, Sam a débuté son opération en 2012. Vexé d’avoir été suspendu en raison de son boycott pour non-versement des primes de matchs, il refuse les convocations, puis revient finalement sur sa décision après un entretien avec le Premier ministre. 2013, rebelote. Sam annonce son départ avant d’effectuer son retour avant le barrage de Coupe du monde face à la Tunisie. Le Cameroun échoue malgré son Fils et le voit encore se faire la malle, il y a quelques semaines, « par la présente » :

3. Paul Breitner

Grande gueule, picoleur invétéré, mais footballeur brillant, Paul Breitner s’est heurté toute sa carrière à un autre Allemand talentueux, Franz Beckenbauer. Après avoir remporté l’Euro 72 et la Coupe du monde 74 sous les couleurs de la RFA avec son meilleur ennemi, Paul décide de raccrocher les crampons internationaux et conteste l’organisation du Mondial 78 par la junte argentine. Mais en 81, l’envie de disputer une dernière fois la compétition se fait ressentir. Ainsi, il annonce son retour et est finalement retenu dans un groupe où sa descente légendaire marquera les esprits. La beuverie ne s’achèvera qu’en finale où, malgré un but de Paul, la RFA sera balayée par l’Italie (3-1).

4. Emmanuel Adebayor

Pour Ade, quitter la sélection ne s’est pas fait de gaieté de cœur. Lors de la CAN 2010, le bus du Togo est victime d’une attaque à la frontière entre le Congo et l’Angola. Bilan, deux morts dans la délégation togolaise et des traces indélébiles pour l’attaquant : « Je suis toujours hanté par les évènements dont j’ai été témoin lors de cet horrible après-midi dans le bus de l’équipe du Togo. C’est un moment que je n’oublierai jamais et que je ne veux plus jamais revivre. » Très critique envers les organisateurs et le football africain, Emmanuel reviendra finalement sur sa décision un an plus tard. Le traumatisme, lui, est toujours présent.

5. Jean-Pierre Papin

Une finale de C1 perdue avec l’OM contre Belgrade en 1991, une autre sous les couleurs du Milan deux ans plus tard face à l’OM, et une carrière en Bleu vierge de toute gloire : JPP n’a jamais fait les bons choix. En 1993, après l’épisode bulgare, l’attaquant décide d’ailleurs de raccrocher ses crampons internationaux. Mais sommé par Aimé Jacquet de revenir volleyer quelques ballons, Papin s’exécute. Le temps d’enchaîner les blessures et d’assister à la naissance d’une nouvelle génération, portée par un certain Zinedine Zidane. Et cette fois-ci, on ne lui a pas laissé le choix.

6. Roger Milla

Bien avant Samuel Eto’o, un autre Camerounais avait fait du va-et-vient avec la sélection. Roger Milla, rassasié de ses deux CAN ramassées en 84 et 88, décide de stopper. Profitant du soleil de la Réunion, à la pointe du JS Saint-Pierroise, Roger est pourtant sorti de sa retraite internationale en 1990, juste avant le Mondial. Dès lors, la légende est en marche : 4 buts en Italie pour les Lions qui atteignent les quarts de finale, un dernier aux États-Unis pour exploser les records de longévité dans la compétition. Sans oublier cette « danse de Milla » .

7. El Hadji Diouf

De l’avis de ceux qui l’ont côtoyé, El Hadji a toujours eu un caractère de merde. Et la sélection sénégalaise n’y a pas échappé. En 2007, Diouf claque la porte et justifie sa décision par la mauvaise gestion de l’équipe. Revenu aussi vite qu’il était parti, l’attaquant refait le coup en 2009, avant de se rendre compte de sa connerie. Lettre d’excuse, mise à disposition, appels du pied, rien n’y fait. Les différents sélectionneurs ne lui redonneront jamais leur confiance, tandis que le joueur continue sa dégringolade dans les méandres du championnat outre-Manche. Une fois ça va, deux, ça ne passe plus.

8. Ali Karimi

Pour Ali Karimi, jouer pour l’Iran a parfois relevé de l’exploit. Exclu puis réintégré à de nombreuses reprises, l’attaquant perse a surtout payé ses prises de position. En 2008, il critique la fédé iranienne, mais est récupéré « politiquement » par le président Ahmadinejad. En 2009, pour avoir porté un bracelet de soutien à son opposant Moussavi, Karimi est cette fois-ci lâché par Mahmoud et banni à vie. Sauvé par la FIFA, Karimi revient une nouvelle fois, mais se heurte une nouvelle fois au pouvoir, concernant sa coupe de cheveux et son non-respect du ramadan. Pourtant, Ali continue de bouffer de la sélection. Courage.

9. Jerzy Dudek

Le 3 juin 2013, deux ans après son dernier match officiel, disputé avec le Real Madrid, le gardien polonais prend place dans les buts face au Liechtenstein. Une rencontre capitale où l’expérience de Jerzy pourrait jouer ? Une folle envie de revenir sur les pelouses ? Non. L’ancien portier de Liverpool est tout simplement rappelé par la Fédération qui lui propose d’atteindre le total de 60 sélections, minimum requis pour inscrire son nom au panthéon du football polonais. Sympa pour Jerzy, moins pour le Liechtenstein.

10. Nadir Belhadj

En France, certains ont cru en Nadir Belhadj, sa vitesse et ses crochets dans le couloir gauche. En Algérie, aussi. En sélection, Nadir n’a jamais su confirmer les espoirs placés en lui par les supporters fennecs, qui lui ont d’ailleurs souvent reproché son exil doré au Qatar en 2010. Retraité international en 2012 pour « faire la place aux jeunes » , Nadir a toutefois refait quelques appels du pied à coach Vahid à l’approche du Mondial. Sans résultat, le sélectionneur bosnien ayant préféré ignorer ses remords. Un bon choix sans doute, à la vue du parcours algérien au Brésil.

Par Raphael Gaftarnik

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