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A-t-on enterré Manchester City trop tôt ?

Ce week-end de Premier League a sans doute marqué un tournant dans la course au titre. Avant le choc hyper attendu entre les deux cadors la semaine prochaine, Manchester City a retrouvé l’espoir, alors qu’Arsenal semble retomber dans ses tourments.
Être supporter d’Arsenal n’est pas de tout repos. Même quand le titre tend les bras aux Gunners, ceux-ci trouvent toujours un moyen de ne pas tuer le suspense, et surtout de laisser leurs principaux concurrents en vie. Samedi, la bande de Mikel Arteta a grillé un nouveau joker en s’inclinant à domicile face à Bournemouth, qui ne joue pourtant plus grand-chose. Manchester City s’est logiquement engouffré dans la brèche, ce dimanche, en humiliant Chelsea, pour revenir à six longueurs du leader. De quoi donner encore un peu plus de piquant au duel entre les deux premiers du championnat, prévu dimanche prochain.
Il fait beau à Manchester…
Une semaine après leur récital face à Liverpool, les Cityzens ont donc poursuivi leur marche en avant, ce week-end, et montré un second souffle impressionnant pour entamer leur sprint final. Pas spécialement transcendants en première période à Stamford Bridge, ils n’ont eu besoin que de 18 minutes pour faire tomber les Blues en deuxième mi-temps, sous l’impulsion d’un Rayan Cherki des grands jours, qui a de plus en plus la tête du facteur X déterminant pour la fin de saison. Mais d’où vient cette petite rédemption, alors qu’on pensait la saison de City terminée après l’élimination face au Real Madrid en Ligue des champions ?
Gagner une ou deux fois, c’est bien. Mais pendant neuf ans, être là tout le temps sauf la saison dernière, ça montre ce que nous sommes…
Pep Guardiola a un début de réponse. « Le soleil… Non, non, je ne plaisante pas. À Manchester, il n’y a jamais de soleil. S’il y avait du soleil en novembre, nous serions champions de Premier League en janvier. C’est le soleil, franchement. L’humeur est meilleure, a lâché l’Espagnol dimanche, avant d’être un poil plus rationnel. L’un des secrets que nous avons en tant que club, en tant qu’organisation, c’est qu’après le succès, le succès, le succès, nous avons été assez humbles et assez calmes pour se dire : “Ok, qu’est-ce que nous devons faire pour continuer à être tout en haut ?” C’est la chose la plus difficile. Gagner une ou deux fois, c’est bien. Mais pendant neuf ans, être là tout le temps sauf la saison dernière, ça montre ce que nous sommes… »
Une remise en question qui porte ses fruits et qui tombe à pic, à une semaine du choc face à Arsenal, où le sort de la fin de saison pourrait bien être décidé. Si les Gunners ne perdent pas à l’Etihad, ils auront leur destin entre les mains, et un sans-faute jusqu’au bout leur permettra de soulever le titre dans quelques semaines. Mais une victoire de City relancerait totalement le suspense, d’autant que les Mancuniens ont un match en retard à jouer, contre Bournemouth, et qu’il n’est donc pas impossible d’imaginer les Skyblues reprendre le trône de Premier League d’ici peu.
… et c’est nuageux à Arsenal
L’ambiance était tout autre, samedi, à Londres, où Mikel Arteta semblait accuser le coup après le revers face à Bournemouth. « Maintenant, tout dépend de la façon dont on va réagir. Il va falloir afficher encore plus de combativité. Il va falloir être très, très forts et déterminés pour aborder les prochains matchs d’une manière différente de celle d’aujourd’hui, surtout quand le match ne tournait pas en notre faveur. Il y a eu des choses très basiques que nous avons faites extrêmement mal, a-t-il déclaré, avant de répondre aux critiques sur la capacité d’Arsenal à ne pas s’écrouler en cette fin de saison. Nous ne pouvons pas contrôler ça. Ce que nous pouvons contrôler, ce sont nos performances, ce que nous avons fait au cours des neuf derniers mois. Donc, tout ce qui se dit quand on subit une défaite à domicile, il faut l’accepter. Tout dépend de la façon dont nous allons nous relever. Aujourd’hui, c’est douloureux, c’est un sentiment terrible, mais demain sera un autre jour. Si quelqu’un m’avait dit en août que nous serions dans cette position aujourd’hui en avril, je suis sûr que nous aurions tous signé tout de suite. »

Sur une série de trois défaites lors des quatre derniers matchs, Arsenal a la tête au fond du sac, et même la victoire à Lisbonne mardi n’avait pas grand-chose de positif, en dehors du résultat. L’attaque est en berne, et, plus inquiétant, la défense, maillon fort habituellement de cette équipe, est beaucoup moins souveraine qu’à l’accoutumée. Pas forcément la meilleure nouvelle possible au moment d’aller affronter Erling Haaland et Rayan Cherki.
Mikel Arteta à la rescousse de KepaPar Alexandre Lejeune


























































