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Pourquoi l’Atlético avait intérêt à être devant sa télé dimanche

Par Julien Faure
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Pourquoi l’Atlético avait intérêt à être devant sa télé dimanche

Wout Van Aert, Jannik Sinner, UBB ou encore Rory McIlroy, ils sont nombreux à avoir montré qu’il faut continuer à croire en ses rêves ce week-end. En quête d’une première Ligue des champions, l’Atlético de Madrid ferait bien de s’inspirer de ces parcours sinueux, qui tutoient aujourd’hui les sommets.

Adepte parmi les adeptes de l’héliothérapie, soit la cure du soleil, Marcos Llorente doit certainement apprécier le vélo et ses longues heures sous sa lumière naturelle et enrichissante du jour. S’il a eu la bonne idée dimanche de se caler devant sa télé, on espère qu’il a pensé à zapper sur le cyclisme et Paris-Roubaix, pas forcément connu pour sa météo estivale, mais qui a tout de même le mérite de se dérouler à ciel ouvert, car la prophétie de l’Atlético, vainqueur de son quart de finale aller de Ligue des champions au Camp Nou, s’est peut-être dessinée sous les yeux des téléspectateurs.

De loser à winner, il n’y a qu’un pas

Si Barça-Atlético est devenu un classique du foot, Llorente et ses coéquipiers ont tout intérêt à revisionner la Classique des Classiques. En sacrant Wout Van Aert, un temps tyran de la route mais « seulement » auréolé d’un Milan-San Remo, le vélo a ouvert la voie à un week-end d’espoir pour les Colchoneros. Refroidis cinq fois par le Real Madrid au XXIe siècle, six au total pour aucune qualification, les Madrilènes sont cette fois-ci, pour le moment en tout cas, débarrassés de leurs encombrants voisins.

Mal embarqués dans leur duel face au Bayern, les hommes d’Álvaro Arbeloa ne semblent pas en mesure de rejoindre la finale, unique possibilité d’affrontement avec l’Atlético. Un peu à l’image de Van Aert finalement, qui a vu son plus grand rival et bourreau Mathieu van der Poel être victime d’une double crevaison dans la trouée d’Arenberg, avant de dompter l’imbattable Tadej Pogačar au sprint.

Le romantisme de la victoire du Belge offre un parallèle à l’histoire contrastée d’Antoine Griezmann avec la coupe aux grandes oreilles, où il a tant brillé, avant de sombrer dans son vélodrome, ratant un penalty en finale en 2016. Pour se convaincre que c’est leur année, les protégés de Diego Simeone ont même intérêt à avoir laissé le poste allumé, car les indices étaient partout pour les galvaniser, et sur tous les terrains.

Alignement des astres

Car dans la foulée du sacre de Van Aert, il fallait voir Jannik Sinner faire fi de ses tracas face à Carlos Alcaraz… grand supporter du Real Madrid. Surtout, l’Italien s’est affranchi d’une sale rengaine, celle de perdre en finale des tournois qui comptent contre l’Espagnol. Sur le rocher de Monte-Carlo, l’ancien footeux fan du Milan a su combattre ses démons pour renverser sa montagne à quelques semaines de Roland-Garros. De quoi donner un peu plus de corps à la probabilité d’une épopée de l’Atlético. Assez en tout cas pour inspirer Matteo Ruggeri, son compatriote, qui n’a pas manqué de mettre en avant ce succès sur son compte Instagram.

Comme le monde du sport tourne parfois un peu plus rond qu’il ne l’est vraiment, ce Super Sunday multisports a enchaîné sur le rugby, où Bordeaux, certes déjà tenant du titre, a une nouvelle fois sorti le Stade toulousain de la Champions Cup, la C1 de l’ovalie. Longtemps à genoux devant ce voisin avec qui il partage la Garonne, plus clinquant, plus riche, plus titré, voilà que l’UBB boute pour la deuxième saison consécutive les Rouge et Noir de la Coupe d’Europe et semble désormais promis à une deuxième étoile continentale. Alors oui, depuis deux ans, Bordeaux bute sur la marche toulousaine en finale de Top 14, s’est même fait méchamment cogner en 2024 (59-3), mais comme on s’intéresse ici à l’Europe, peu importe.

Enfin, entre deux parties de Playstation ou après une petite sieste bien méritée après ces heures effrénées dans le canapé, les Colchoneros ont grand intérêt à avoir switché sur le terrain de jeu favori de Gareth Bale, un de leurs tortionnaires de 2014, le golf. En direct du Masters d’Augusta, Rory McIlroy, qui donne ses faveurs à Manchester United, a lui aussi prouvé que même les histoires les plus tragiques peuvent se conclure trophée entre les mains. Vainqueur de l’un des tournois les plus prestigieux de la saison pour la deuxième fois de suite, le Nord-Irlandais vient d’essuyer, et plutôt deux fois qu’une, un méchant traumatisme, lui à qui s’est longtemps refusé le premier Majeur de la saison. Notamment en 2011. Bien en tête à l’aube de la dernière journée, un peu comme Madrid dans le temps additionnel en 2014, Rors s’était alors effondré, abandonnant son rêve. Pour mieux le retrouver l’an dernier, 14 ans après, et encore mieux le doubler la nuit dernière.

Les dernières finales de Ligue des champions de l’Atlético remontent de leur côté à 10 et 12 ans, mais il serait ballot pour les Madrilènes d’en faire un obstacle. Ce dimanche de folie leur a montré qu’il fallait continuer de croire en ses rêves, que le romantisme n’était pas mort, et que les plus forts ne gagnent pas toujours. Alors si Budapest se drape de rouge et de blanc à la fin mai, ce week-end d’avril n’y sera certainement pas pour rien.

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