A prendre au conditionnel ! A l’heure où vous lirez ces lignes, Albert Emon ne sera peut-être plus le coach de l’OM. Une erreur de casting évidente, relevée dès sa nomination en juin 2006, à la place de Jean Fernandez. Albert, le brave gars que tout le monde adore et qui adore son club (il dort en pyjama siglé OM). Albert qui osait jouer avec quatre attaquants,. Snif. Au cas où la sanction tomberait et en attendant son successeur, retour sur un échec programmé, révélateur du fameux « contexte marseillais » (You know what ? Louis Acariès is back in town !) et révélateur d’une L1 devenue marâtre impitoyable.
Pour une fois qu’on parlait de Libourne Saint-Seurin, c’est vraiment pas de cul. Les dirigeants du club girondin, en sale position au classement de «{la meilleure ligue 2 d’Europe}», se seraient bien passés de ce qu’il est qualifié “d’affaire Kébé”.
Drôle d’atmosphère pour ce premier match des Blues de l’après-Mourinho. Comme un symbole, Chelsea se rend aujourd’hui chez Manchester United, qui l’a dégommé du trône d’Angleterre la saison passée. Pourtant entre Blues et Diables Rouges, l’ambiance s’annonce des plus morose…
Bien sûr, il y a Emon et l’OM qui jouent gros samedi, Paris qui doit confirmer contre Bordeaux dimanche, Juninho qui sèche la séance vidéo de Perrin à l’avant-veille d’un match important contre Lille, Rennes aussi, Manchester contre Chelsea sans Mourinhox, Fillon qui nous fait flipper parce qu’on est en faillite. Et puis il y a toi, cher internaute (« Vous, à So Foot, vous arrêtez pas de critiquer toujours tout ! C’est lassant d’autant plus que puéril, et d’ailleurs et même que ! »).. Restons zen ! Un peu de spiritualité dans ce monde trop brut.
Football et rugby ne font pas bon ménage, dit-on. Mieux : les supporters de foot seraient de sombres tarés incultes, pendant que les rugbymen se comporteraient en parfaits gentlemen à l’éducation raffinée. Alors que la coupe du monde de rugby bat son plein, que les Bleus de Bernard Laporte disputent ce soir une rencontre fatidique contre l’Irlande, et que sort ‘Fin de l’histoire’, son dernier roman édité chez Verticales, François Bégaudeau met les choses aux poings.
Où Lyon se fait torcher, où l’on apprend la démission de Mourinho de Chelsea, où Fabregas et Messi justifient la prochaine couverture de So Foot (à sortir le 1er octobre), où un club turc bat l’Inter Milan, où Cristiano Ronaldo achève son premier club, où la Roma régale la chique… bref, où ça rigole plus qu’il y a deux jours…
Retour sur la première journée de Champions League, hier soir, en attendant Barcelone-Lyon ce soir. La surprise sera venue, hier, de Chelsea, qui concède un match nul pathétique face à Rosenborg, tandis que l’OM du feu follet Ziani aura quand même réussi à venir à bout du Besiktas d’Edouard Cissé. C’est un peu moche, parfois, la Champions League…
Cheryl Cole, femme d’Ashley, née Tweedy, justifie à elle seule l’existence des Girls Aloud. Non seulement par son regard de coquine, mais aussi par la profondeur de ses textes, sur et hors scène. A 24 ans, elle est, de très loin (surtout depuis Los Angeles), la plus classe de toutes les Wives and Girlfriends de footeux. Et quand elle parle, dans The Sun, de son couple et du ménage des autres, c’est au moins aussi incisif qu’une montée de son mari, qui aurait apparemment deux mains droites…
Guess who’s coming to dinner ? Alors que ça se resserre au sommet de la Premier League avec les très prévisibles Big Four (Gunners 1ers, Lily Pool 3ème, Devils 4èmes et Blues 5èmes), Manchester City pointe à la 2ème place ! Alors qu’on leur avait promis l’enfer, les Citizens déjouent, pour le moment, tous les pronostics. Grâce au Sven, les frères Gallagher peuvent enfin la ramener !
Bon, on déterre les morts une dernière fois, histoire d’exorciser les fantômes d’Ecosse. Image extra : Gérard Houllier à TéléFoot qui visionne France-Ecosse avec Gilardi ! Le Parc maudit…France-Bulgarie…Kostadinov…Houllier blême…Mc Fadden…Raymond blême…Putain ! Et si on ne gagnait pas en Ukraine ? « Mais non, là, on déconne! », comme dirait Paga…
Paul Simonon, l’immense bassiste des Clash, avait trouvé le nom du groupe en remarquant que le mot « clash » revenait souvent dans les manchettes de journaux anglais, vers 1976…Pareil pour la L1 en 2007, avec le mot « crise ». Notre championnat reprend ce week-end, 8e journée avec ses trois lots d’équipes : les clubs « beaucoup en crise », les clubs « un peu en crise » et les clubs « pas du tout en crise ». Dans cette dernière catégorie « non crisée », Lorient et Rennes (7e et 6e) de dimanche soir. Et pourtant, il y a bien crise. Explications…
La France avait l’occasion de se qualifier directement ou presque pour l’Euro ce soir, si elle battait l’Ecosse, un adversaire a priori à sa portée, dont tout le monde savait qu’il allait rester groupé dans ses 30 mètres. Mais incapable de fissurer le bloc scottish, la France a revécu le même match qu’à l’aller et se retrouve 3e de sa poule derrière l’Ecosse et l’Italie, vainqueur en Ukraine (2-1). Domenech aurait dû bosser sa géométrie…
Des éliminatoires pour une Coupe du Monde ou un Euro, c’est toujours de la sueur, des emmerdes, des terrains en jachère trop à l’Est et de la mauvaise pression. A peine plus fringuant que le voisin espagnol, le Portugal reçoit ce soir la Serbie dans un bon vieux match de la mort. Malchance, groupe piège et dilettantisme : l’heure est peut-être venue d’assurer l’essentiel pour Ronaldo et ses petits copains.
Une punition. La France entière exige le juste châtiment d’Ecossais trop ramenards. La France entière exige que les Bleus expient tout à fait le péché de médiocrité qui les a conduits à subir leur défaite la plus humiliante du XXIème Siècle (0-1 à Glasgow, à l’aller) ! La France entière exige que l’Ecossais subisse ce à quoi l’Argentin fourbe et cruel a échappé vendredi soir ! Dieu merci, la France a déjà gagné.
Seuls les crétins se seront laissés impressionner par les «défaites prometteuses» des Fennecs contre l’Argentine (3-4) et le Brésil (0-2). La réalité, c’était en fait le parcours chaotique des Algériens en éliminatoires de la CAN, achevé hier soir par une défaite fatale en Gambie (1-2). La chronique d’un désastre annoncé, la suite logique d’une autre cata : l’élimination de la CAN 2006.
Avec le rachat acquis des Queens Park Rangers par le binôme Briatore/Ecclestone, la F1 bling bling débarque dans l’ouest londonien. Près de 44 millions d’euros le club de seconde zone, c’est le prix pour se payer une escouade anglaise, cet accessoire qui se marie si bien avec le yacht trois étages et le jet privé. Au milieu des oligarques russes en exil et des nababs US qui ne pigent rien au soccer, le playboy sans âge des paddocks et le Montgomery Burns des circuits devraient se sentir comme chez eux.
Dans une Bundesliga qui éprouvait jusqu’à peu à un mal fou à attirer les stars, Franck Ribéry et Luca Toni ont été accueillis comme des demi-dieux en terre bavaroise. Néanmoins, le gros coup médiatique de l’été est à mettre au crédit d’un club promu en deuxième division, Hoffenheim. Raisons du pourquoi du comment.
Dimanche soir, le Real était en tenue de gala, comme toujours, et surtout splendide comme jamais. Ca partait dans tous les sens, des relais, des une-deux, des redoublements en veux-tu en voilà ; technique, vista, réussite. Car Villarreal aurait pu ouvrir le score. Mais il n’en fut rien et Schuster a d’ores et déjà gagné. Pas seulement un match et ses trois points, mais la confiance des socios et le coeur des esthètes.
A ne plus rien y entraver. En dix mois, à la louche de juillet l’an dernier au printemps 2007, les footballeurs italiens ont raflé les deux trophées les plus prestigieux de la planète football. Rien de moins ? Rien que ça ! Et pourtant le Calcio connaît une crise de confiance sans précédent, comme le confesse Marco Giampaolo, le coach de Cagliari. L’Italie gagne encore mais tous les clignotants sont au rouge.
« Once we used to get along / Now, each time we kiss, is wrong »… « The good’s gone » chantaient les Who, désabusés en amour (snif), avant de tout casser… Un peu comme le public de Gerland qui siffla les siens à la mi-temps calamiteuse (0-1) contre Le Mans. Avant, eux aussi, de tout casser si l’OL s’était fait taper 2-0, score final ??. Heureusement, le blitz juninhien de 7 minutes a remis Lyon sur les rails. Alors, vrai déclic ? Ou bien, the Bad (is) Gone ?
« Raymond Radiguet – Marylin Monroe – Brigitte Bardot. Quelqu’un m’a fait remarquer une fois que les gens qui avaient des initiales identiques avaient souvent un destin tragique » (Raphaël Metlz – Meltzland – Editions du Panama – p. 58).
Grosse actu balèze ! Bon, Kluivert, of course, mais y’a aussi Domenech, Trézeguet, la Ligue des Champions ! Pour balayer tout ça d’un regard averti, on s’est re-branché avec Monsieur Arioul, histoire qu’il commente et qu’on prenne des notes. Entretien à bâtons cassés…
Eté meurtrier. Eté assassin. Eté criminel. Eté scélérat. Eté exécuteur. Eté méchant. Eté tueur. Eté killer. Eté massacreur. Eté entraînicide. Eté pourri… C’était écrit dans les astres : la chute de Guy Roux entraînerait avec elle tous ceux qui l’ont approché… La galaxie Rousse a fait big-Bang ! Tin-tin-tin : cet homme est maudit !
Sommet de la cinquième journée de Ligue 1, Lyon – Saint-Étienne est aussi et surtout le principal derby français. En 2004, à l’occasion du retour des Verts dans l’élite, So Foot s’était penché sur ce derby si particulier, notamment sur les frustrations diverses des protagonistes. Version remixée avant un choc que les Verts ont rarement abordé en aussi bonne position depuis leur dernière victoire en 1994.
Le Nancy anglais s’appelle Manchester City, ça rime mais ça n’a rien à voir. A la stabilité et au sympa Correa, City répond recrutement de nouveau riche et réhabilitation du paria Eriksson. Reste à savoir, si dans un mois City terminera comme un roadie des quatre gros parmi d’autres ou s’affirmera comme le 5ème Beatles de la Premier League (confère Chérif Ghemmour).
L’Angleterre-Allemagne d’hier soir (perdu 2-1 à domicile !!!) était l’occasion de revenir sur le parcours méconnu de Bernhard Carl « Bert » Trautmann, 545 matchs dans les cages de Manchester City entre 1949 et 1964. C’est bien simple : il fut la première star allemande de la Premier League. Quarante ans avant Klinsmann. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’était pas couru d’avance… Interview.
Lorient peut remercier Grosso. Deux erreurs individuelles, deux buts, et les champions de France cèdent les feux de la rampe à Lorient et à son technicien, Christian Gourcuff, un type plein de contradictions, qui aime la rigueur et la folie, et surtout qui aime le foot.
Super Liga portugaise : putes, ménage à trois et futurs cracks
Super Liga portugaise : putes, ménage à trois et futurs cracks
Au Portugal, le championnat ressemble à un triangle amoureux qui se tape sur le système depuis 73 ans, mais ne supporte pas qu’un incruste fasse le quatrième. Belenenses en 1946, Boavista en 2001, voilà pour les coups d’un soir. Ce week-end, la Super Liga et les engueulades reprennent. Tout est en place, le nouveau charter de Brésiliens pas chers et les jeunes pousses qui cherchent à valider un billet simple pour la Liga ou la Premier League. Mais le foot portugais devrait surtout faire causer, en se décidant enfin à laver ses dessous sales. Dans la machine à laver de la justice tournent le Président de Porto et celui de la Ligue. Parce que proposer des putes à des arbitres – même pour service rendus – c’est mal.