Tout a une fin. A un moment, l’épopée doit stopper net. Les amateurs remballent leur maillot «Pitch» dans le même carton que celui qui contient leurs souvenirs et leurs regrets. Hier, Carquefou a décidé de repousser la date du déménagement. Invitée à donner un dernier coup de main, l’OM reste finalement coincée dans l’ascenseur, et Pape Diouf n’a visiblement jamais travaillé chez Otis.
CDF – PSG et l’OL : Un doigt dans le nez, l’autre dans la prise
CDF – PSG et l’OL : Un doigt dans le nez, l’autre dans la prise
Ils étaient 6734 au début, il n’en restera plus que 8 ce soir. Sachant que la dernière victoire en Cup d’un club du deuxième étage remonte à 1959 et le sacre du HAC, on peut dire que Sedan et Dijon ont simplement remporté le droit de rêver quelques semaines supplémentaires. De leur côté, le PSG et L’OL ont arraché salement leur billet pour le tour suivant. Bref débrief, en attendant le «choc» Carquefou-OM…
Comme la plupart des joueurs de Liverpool, Ryan Babel n’est pas un titulaire indiscutable dan les onze concoctés par Rafael Benitez. Le Hollandais, vainqueur de l’Euro Espoirs 2007, a néanmoins déjà inscrit sept buts sous son nouveau maillot en championnat et Ligue des Champions – plutôt honorable pour une première saison. Pour le magazine anglais World Soccer, il évoque l’Ajax Amsterdam, les bains de glaces à Anfield Road, et sa nana.
On peut être un génie et un gros connard, ce n’est pas forcément incompatible. C’est vraisemblablement le cas d’Alberto Aquilani, génial milieu de la Roma sur le terrain, grand espoir du foot italien que l’Europe s’arrache et fasciste convaincu en dehors.
Match de feu hier soir entre Lens et Marseille à Bollaert : un bon 3-3 bien débridé, avec des buts et des actions de classe. Un match qui a tenu toutes ses promesses. Pour autant, est-ce que ce Nord contre Sud nous a réconciliés avec la L1 ? Euh, pas vraiment. Explications…
Metz et Ricardo sont dans un bateau. Les Grenats sont déjà sous l’eau et la défense monégasque boit la tasse. Des bouées oranges se baladent dans l’océan de la Ligue 1 mais les naufragés sont nombreux. Deux d’entre-eux fileront en sous-marin vers l’étage inférieur. Qui c’est qui tombe à l’eau ?
En mai 2006, un jeune Brésilien débarque au Werder en provenance de Porto. A peine plus de vingt ans et un challenge énorme en perspective : prendre le relais d’un Johan Micoud déifié pendant quatre ans. A défaut de se saisir du témoin et d’inscrire ses foulées sur celles de son prédécesseur tricolore, Diego Ribas da Cunha va faire mieux : devenir Diego. Mettez-lui du vert et du orange sur les épaules si vous voulez, ce mec aura la classe jusqu’à la mort.
La leçon du Spartak au tour précédent et sa qualification limite n’a pas été retenue. L’OM s’est fait logiquement sortir par le Zénith 0-2. Un ballottage pourtant favorable qui a abouti à une élimination rageante qui s’est jouée à l’aller (3-1). Et malheureusement au retour aussi…
Au pays des FARC, de la corruption, de Faustino Asprilla et de Carlos Valderrama, seul un derby est capable de retenir l’attention de toute la nation : l’America contre le Deportivo Cali. Dimanche dernier, pour la première fois depuis 5 ans, la télévision publique colombienne avait pour l’occasion décidé d’acquérir les droits du clasico, histoire de faire oublier un peu les conflits socio-politiques qui rongent le pays. Au final, les spectateurs et téléspectateurs auront eu le droit à l’apocalypse now du football, obligeant l’arbitre à arrêter le match avant son terme…
Longtemps dans l’ombre de Cristal Legs Cissé, Mamadou Niang a profité du passage à vide du Djib’ pour devenir la seconde force de frappe de l’Olympique de Marseille, avec en sus ce petit brin de folie douce dont se délectent les supporters du Vélodrome. Un retour de flamme qui coïncide comme par hasard avec le retour vers les sommets du club phocéen. Niang ou l’art d’être constant.
Des années aulassiennes, on se souviendra des coups francs de Juninho, des chevauchées d’Eric Deflandre, de la précocité de Benzema et des partouzes de Wiltord. Quand viendra l’heure du bilan, il faudra également se rappeler du nom du plus digne dauphin du club rhodanien : Lille. Mars 2008, loin des matches de gala disputés à San Siro ou à Old Trafford, le club nordiste inquiète au classement et endort sur le terrain. En attendant son nouveau stade…
La victoire de l’OL sur Bordeaux (4-2) a confirmé la classe d’écart entre le leader et son second. Même avec un match de Coupe d’Europe contre MU dans les jambes, les Lyonnais ont dominé les Girondins de bout en bout et comptent désormais 6 points d’avance sur la bande à Lolo. Beau match, belle affiche assurément. Mais le vrai «Big Clash» du championnat n’est-il pas ailleurs ? Quelque chose comme OM-OL, les deux vraies grosses équipes actuelles de L1 ?…
Tout un symbole : l’OM en maillot orange contre le Zénith St-Petersbourg, le club du pouvoir russe, chouchou de Poutine et gavé des pétrodollars de la sinistre Gazprom. Comme la Révolution orange ukrainienne, on aurait souhaité que l’OM aille au bout du truc en s’imposant plus nettement que ce 3-1 au goût d’inachevé. Parce que le récital marseillais a parfois frôlé le grandiose…
La Turquie fait-elle partie de l’Europe ? « NON ! » pourraient s’écrier les supporters du FC Séville, abattus après l’élimination aux TAB de leur club contre Fenerbahçe. Et le pire, c’est qu’ils ont raison : le Fenerbahçe est situé dans la partie asiatique d’Istanbul. Sauf qu’on s’en fout : le Fener est une équipe qui joue. Alors, bienvenue en Europe ! Bienvenue en quarts de Ligue des Champions !
En attendant le verdict d’Inter Milan – Liverpool (on maintient le suspense juste par déontologie), on connaît sept des mercenaires conviés aux quarts de finale. Après Manchester, Arsenal, Barcelone et Fenerbahçe mardi soir, Schalke 04, Chelsea et la Roma ont composté leur billet.
Lyon a un problème viscéral avec l’élimination directe, un problème qui doit se situer sous le ventre. D’accord face à Manchester, l’OL n’a pas démérité. Lyon n’en a pas pris sept comme la Roma, Perrin peut être content. Lyon essayera encore l’année prochaine. L’élimination de Lyon en mars, c’est comme le Tour de France en juillet : toujours la même histoire, mais on ne peut pas s’empêcher de regarder.
Mercredi soir, ça continue à défaut de se terminer. L’Inter Milan prépare son enterrement la semaine suivante face à Liverpool, tout en sobriété, loin des festivités. Et justement, parlons-en. Sans la lose interiste au menu, la soirée a tout de suite moins de gueule mais mérite quand même le détour. Présentation en attendant le résumé de la journée de mardi.
Le Big Four d’Alex Ferguson, c’est bien entendu son quatuor Giggs-Ronaldo-Tevez-Rooney. Mais l’entraîneur au chewing-gum peut aussi se targuer de posséder un choix démoniaque pour composer son milieu de terrain. Entre Paul Scholes, Michael Carrick, Owen Hargreaves, l’Ecossais peut même se permettre de titulariser Darren Fletcher de temps à autre ! Bien que tout le monde sache déjà que le futur de Manchester United, dans l’axe, est sous les semelles d’Anderson.
Présentation C1 : Qui va sortir du Loft ? On y est enfin. Ce soir seront connus les premiers véritables déçus de la saison. Les virés du Loft Champions League. Pas les éliminés des poules, non. Les vrais losers, ceux qui jartent dès les huitièmes. Comme par hasard, Lyon et Arsenal jouent ce soir…
Benoît Cheyrou a tué le frère, mais le frangin n’allait déjà plus très bien. Pendant que le cadet s’affirme comme le meilleur Marseillais des dernières semaines, l’aîné n’en finit plus de reculer sur le pré. Meneur par fulgurance à Lille, relayeur de devoir à Bordeaux et Rennes, Bruno Cheyou a dernièrement été vu comme stoppeur vacataire Route de Lorient, avant d’être placardisé. Le responsable de cette ineptie ? Un indice s’affiche en bas de votre écran : «Je suis entraîné par un moustachu avec des pulls de camionneur».
Installés à une neuvième place de Ligue 1 conforme à leur niveau de jeu, les Valenciennois portent actuellement l’étendard d’un football nordiste qui a du mal à se trouver un leader. Sans se préoccuper de leurs deux voisins du Nord, les hommes de Kombouaré avancent, sans faire rêver. Mais peut-on raisonnablement se moquer d’un club qui a hébergé Jorge Burruchaga, Roger Milla, Wilfried Gohel et le Yankee David Régis ?
Lors du dernier match de la Juventus, le derby face au Toro, Zanetti était suspendu. On attendait donc aux cotés de Sissoko, Nocerino voire Tiago, histoire de. C’était l’occasion ou jamais. Ranieri a préféré placer Camoranesi en milieu défensif. Nocerino est entré en jeu. Tiago non.