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Tout comprendre de la situation des Girondins de Bordeaux

Cédés ce vendredi par Gérard Lopez au fonds d'investissement Sparta Capital, les Girondins de Bordeaux voient enfin l'espoir renaître. Toutefois, le spectre de la liquidation judiciaire hante encore l'avenir immédiat des Bordelais tant que le CNOSF et le COMEX de la FFF n'ont pas rendu leurs décisions. Décryptage.
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas du côté de Bordeaux. Alors que le couperet d’une liquidation judiciaire se rapprochait inéluctablement à l’approche du passage devant le CNOSF, initialement prévu ce vendredi 31 juillet, les Girondins ont finalement vu une bouée de sauvetage se présenter à eux. Après cinq ans à la tête du club au scapulaire, Gérard Lopez a cédé l’institution bordelaise au fonds d’investissement Sparta Capital qui pourrait bien empêcher l’exclusion de Bordeaux des compétitions nationales s’ils parviennent à réunir les 10 millions d’euros réclamés.
→ Qui est derrière Sparta Capital ?
Après l’ère Gérard Lopez s’ouvre donc celle de Sparta Capital, mais pour combien de temps ? Le fonds d’investissement britannique fondé en 2021 négociait depuis déjà trois mois la reprise des Girondins avec Gérard Lopez qui s’est donc enfin décidé à céder le FGCB. Le fonds d’investissement est donc devenu propriétaire du sextuple champion de France pour un euro symbolique comme l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois s’y était engagé le 15 juillet dernier devant la commission d’appel de la DNCG. Mais selon les informations de Sud Ouest, la gouvernance de Sparta Capital pourrait n’être que temporaire, le fonds d’investissement ne serait en réalité qu’un relais pour attirer de nouveaux investisseurs.
Ces nouveaux investisseurs seraient trois : James Bord, un entrepreneur britannique à la tête du fonds d’investissement Park Bench LLC et déjà actionnaire minoritaire du club de Cordoue qui évolue en Liga 2 et de Dunfermline en Écosse, Dominique Delport, ancien rédacteur en chef de M6 proche de Vincent Bolloré, et Felix Roemer, un entrepreneur d’origine allemande qui a déjà tenté de racheter Sheffield Wednesday au cours de la saison, sans succès. Dominique Delport s’est déjà fendu d’un tweet où il se présente comme le « futur Président du FC Girondins de Bordeaux ».
→ L’arrivée de Sparta Capital peut-elle sauver les Girondins ?
Alors que les Girondins devaient se présenter devant le CNOSF ce vendredi 31 juillet avec les 10 millions d’euros nécessaires à assurer la continuité du club en National 1, l’arrivée de Sparta Capital à la tête du FGCB a permis au club au scapulaire de s’offrir quelques heures de répit. Même si à minuit il manquait encore des fonds sur le compte séquestre, le CNOSF aurait été rassuré par des éléments confirmant le transfert bancaire et décidé de patienter encore rapporte Sud Ouest.
Malgré les promesses, les 10 millions d’euros n’étaient toujours pas disponibles ce samedi après-midi. Il ne s’agirait cependant que d’un contretemps puisque le journal régional a assuré plus tard dans la journée que les fonds nécessaires au rachat étaient enfin arrivés sur le compte bancaire dédié. Les fonds auraient été apportés par James Bord et Felix Roemer. Une somme nécessaire pour valider le plan de continuation et ainsi surmonter l’obstacle financier qui était le principal motif de l’exclusion prononcée par la DNCG le 15 juillet dernier.
→ Quelles sont les prochaines échéances pour le club ?
Si Sparta Capital a en effet réussi à rassembler les 10 millions d’euros nécessaires pour la survie du club, le CNOSF examinera donc le recours porté par les Girondins, vraisemblablement dès le début de ce mois d’août. Après l’étude du dossier bordelais, le CNOSF rendra donc un avis consultatif qui peut être favorable ou défavorable et qui sera porté à la connaissance du Comité exécutif de la FFF, plus connu sous le nom de COMEX. Le Comité se réunira ensuite pour étudier de nouveau le dossier et les nouveaux éléments apportés par les Girondins, avant de décider si oui ou non il suit l’avis émis plus tôt par le CNOSF. Ainsi, c’est le COMEX de la FFF qui aura le dernier mot sur le dossier et tranchera en faveur de la réintégration ou non des Girondins en National 1 (ex-National 2).
→ Quelles seraient les conséquences d’une rétrogradation en Régional 1 ?
Si le COMEX de la FFF confirme la décision de la DNCG, c’est-à-dire l’exclusion des Girondins de Bordeaux des championnats nationaux, le club repartirait au mieux en Régional 1, soit la sixième division française. La descente aux enfers pourrait en revanche ne pas s’arrêter là pour le FGCB puisqu’il faudra convaincre la Ligue de Nouvelle Aquitaine de la capacité du club à pouvoir évoluer en R1. Seule cette dernière est décisionnaire pour inscrire ou non le club dans cette division.
Autre conséquence, en cas de rétrogradation, l’accord entre Sparta Capital et Gérard Lopez serait caduc selon L’Équipe. Une clause qui remettrait une nouvelle fois en question l’exécution du plan de continuation. En somme, une rétrogradation pourrait entraîner la fin de la procédure de redressement du club et forcer le commissaire chargé de l’exécution du plan de continuation de saisir le Tribunal de Commerce de Bordeaux qui pourrait alors ordonner la liquidation judiciaire des Girondins.
→ Sportivement, où en est le club ?
Au milieu de ce nouvel été pour le moins tumultueux, Bordeaux a accueilli six nouvelles recrues. Trois arrivent avec un certain bagage en National 2 puisque le milieu offensif Pierre Lavenant évoluait déjà en quatrième division aux Herbiers la saison dernière, idem pour Djibril Bangoura avec Saint-Malo et Chérif Diallo du côté de Châteaubriant. Les Bordelais se sont également renforcés en signant le latéral gauche Gabriel Mbala en provenance de l’US Torcy, le défenseur central Brayan Djadja prêté par Dijon pour cette saison 2026-2027 et l’attaquant Patrick Koffi débarqué du FC Versailles. Guillaume Odru, pièce maîtresse des Girondins lors de la saison 2025-2026, a prolongé l’aventure cet été, tout comme Rio Mavuba, entraîneur depuis mars 2026 et qui sera encore sur le banc girondin pour la saison 2026-2027.
Les Bordelais ont retrouvé le chemin des terrains le 8 juillet dernier pour une préparation estivale également perturbée par le incendies touchant la région. S’ils ont regagné le Haillan dans la semaine, les Girondins ont aussi disputé leur premier match amical de la saison face à Bayonne ce vendredi et se sont inclinés 2 à 1 à Hagetmau dans les Landes. Ils affronteront le FC Bassin d’Arcachon le 7 août, puis la réserve de l’Olympique de Marseille le 11 août et le FC Chauray quatre jours plus tard. Reste à savoir si les Girondins seront donc bien de la partie le 22 août prochain pour la reprise du National 1, nouveau nom de la quatrième division française.
La somme nécessaire au rachat des Girondins a été apportéePar Léna Bernard





















































