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France-Irlande : leur Coupe du monde à elles

Alors que le Mondial masculin débute dans deux jours, l'équipe de France féminine joue sa qualification à la Coupe du monde 2027 ce mardi soir face à l'Irlande (21h), dans l'indifférence. Dans un calendrier et une actualité vampirisés par le football masculin, difficile de se tailler une part du gâteau. Les Bleues ont pourtant aussi des arguments.
Pour la première fois depuis 2019, l’équipe de France masculine et féminine ont pris la pose ensemble mardi dernier à Clairefontaine. Si l’actualité reste centrée autour de la préparation des Bleus pour le Mondial qui débute dans deux jours, les Bleues de leur côté jouent leur avenir et leur qualification pour leur Coupe du monde qui aura lieu du 24 juin au 25 juillet 2027 au Brésil, le pays de Pelé et Marta, dès ce mardi soir face à l’Irlande.
Un calendrier défavorable au football féminin
Alors que les protégées de Laurent Bonadei disputent les deux matchs les plus importants de leur saison, cette dernière trêve internationale se télescope avec la préparation des Mondialistes. Résultat ? Pas de château pour les Bleues qui ont été hébergées à l’hôtel Mercure de Rambouillet durant leur séjour en France, même si elles ont disposé des terrains de Clairefontaine pour s’entraîner. Autre conséquence face à la multiplication des matchs de préparation masculins, la diffusion de la rencontre de la dernière chance en Pologne a été rétrogradée sur 6ter. Un match avec un enjeu majeur qui a finalement tourné en faveur des Tricolores (0-2) qui ont également vu leur avenir s’éclaircir avec la défaite des Pays-Bas en Irlande (3-2).
Il y a l’enjeu de produire un beau football attrayant aussi pour amener beaucoup de monde dans les stades.
Une rencontre qui pourrait aussi participer au développement du football féminin comme l’a confié Laurent Bonadei en amont de la rencontre : « C’est important pour le développement du football féminin, de montrer que cette équipe de France progresse. Se qualifier, c’est aussi le gage d’être dans le pot 1 pour le prochain tirage au sort de la Ligue des nations, qui sera aussi une Ligue des nations qualificative aux Jeux olympiques. Donc il y a l’enjeu de la qualification, il y a l’enjeu de la position, il y a l’enjeu aussi du classement FIFA, il y a l’enjeu de produire un beau football attrayant aussi pour amener beaucoup de monde dans les stades. »
𝐵𝑙𝑒𝑢𝑠 & 𝐵𝑙𝑒𝑢𝑒𝑠 📸💙 @equipedefranceF pic.twitter.com/aJZAfQ1IsV
— Equipe de France ⭐⭐ (@equipedefrance) June 3, 2026
Ce mardi, au stade des Alpes de Grenoble, se joue donc une page de l’histoire de l’équipe de France féminine. Sakina Karchaoui et ses coéquipières ont leur destin entre leurs mains pour terminer à la première place de ce groupe 2 et éviter la case barrage. En cas de victoire, elles seront assurées de participer à leur cinquième Coupe du monde consécutive. En cas de match nul combiné à une victoire des Pays-Bas face à la Pologne, ce sont les Oranje qui composteraient leur billet pour le Brésil grâce au match nul à Auxerre (1-1) et à la victoire glanée contre les Tricolores à Breda en avril (2-1). Mais les cartes seraient totalement rebattues en cas de défaite, puisque ce seraient bien les Irlandaises qui coifferaient tout le monde au poteau. Une rencontre déterminante, diffusée sur France 4, qui devrait susciter l’attention.
La quête éternelle de l’exploit
Un rassemblement qui, malgré l’enjeu, permet aussi à de nouvelles têtes de faire leur apparition. Face aux nombreuses blessées, dont la capitaine Griedge Mbock, et aux joueuses sous le coup d’une suspension pour accumulation de cartons jaunes, le sélectionneur tricolore a appelé quatre nouvelles joueuses : les deux Nantaises Lucie Calba et Julie Swierot, la révélation de la saison Justine Rouquet (Montpellier) et Maéline Mendy (Paris FC). Une volonté aussi du technicien français de faire la part belle aux jeunes pousses du championnat, comme il l’a expliqué lors de son annonce de liste : « C’est important aussi de leur montrer que la porte peut s’ouvrir et ça va amener aussi un peu de fraîcheur, un peu de concurrence et pour moi aussi de voir leur niveau par rapport à ce groupe qui a une certaine stabilité. » Reste à savoir si ces nouveaux visages seront présents sur la feuille de match ce mardi, après être restés en tribunes à Gdańsk, et ainsi faire couler un peu d’encre.
De retour en France, de retour au boulot pour préparer le match de mardi ☀️⚽️ pic.twitter.com/ibki7Fvpeb
— Equipe de France Féminine (@equipedefranceF) June 7, 2026
L’inattention qui entoure les rencontres de football féminin n’est pas l’apanage de l’équipe de France puisqu’il touche également le championnat domestique, à l’instar de la finale des play-offs entre l’OL Lyonnes et le Paris FC programmé le 29 mai dernier, soit la veille de la finale de Ligue des champions masculine entre le PSG et Arsenal. Le foot féminin, et plus largement le sport féminin, ne peuvent pas se calquer sur les calendriers masculins, le football ne s’arrêtant jamais vraiment. Il y a des motifs de désespoir, mais d’autres d’espoir : dans un autre sport, avec une balle plus petite, le FC Metz est devenue la première équipe féminine à remporter la Ligue des champions de handball ce week-end, s’offrant même la Une de L’Équipe. Pour que le sport féminin soit mis en avant, il faut des exploits — So Foot doit faire mieux aussi. Une qualification des Bleues pour la Coupe du monde n’en serait pas vraiment un, mais ce serait peut-être le début d’un chemin vers une gloire que les Françaises attendent depuis trop longtemps.
Vers une collaboration entre Corneille et les Bleues ?Par Léna Bernard



















































