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Michaël Ciani : « Je suis un artiste à suivre : je joue de la guitare ! »

Propos recueillis par Mathias Edwards / Photo : Orange
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Michaël Ciani : «<span style="font-size:50%">&nbsp;</span>Je suis un artiste à suivre : je joue de la guitare !<span style="font-size:50%">&nbsp;</span>»

Comme nombre de joueurs de foot, Michaël Ciani s’intéresse à la musique. Mieux, l’ancien défenseur de Lorient et de Bordeaux, qui évolue désormais sous le maillot de la Lazio Rome, avec qui il a remporté la Coupe d’Italie la saison dernière, se mue en producteur quand il sort des terrains…

Quels sont tes premiers souvenirs musicaux ? Bad, du grand Michael Jackson, et de la musique traditionnelle antillaise.

Quelle était l’ambiance musicale chez toi, quand tu étais petit ? Beaucoup de reggae et de ragga, mais aussi de la new jack et pas mal de rap américain, époque 2Pac et Notorious BIG. Et toujours cette musique traditionnelle antillaise.

Comment as-tu découvert le rap ? Dans le quartier, cela faisait partie de l’environnement. C’est venu naturellement, j’ai grandi dedans. Au fur et à mesure, j’ai commencé à m’intéresser aux paroles et aux beats.

Le premier disque que tu as acheté ? C’est dur, ça remonte à loin et j’achetais un paquet de CDs. Ça devait être un 2Pac ou un Snoop Dogg, voire un Ice Cube. Mais à ce moment-là, pour écouter de la musique, j’allais souvent chez mon beau-frère qui avait une belle collection de disques et une vraie table de mixage.

Et le dernier disque que tu as acheté ? Je n’ai plus vingt ans, j’ai évolué. J’ai acheté le dernier Jay-Z, j’écoute beaucoup l’album de Drake. Et j’aime également beaucoup Yo Gotti et Kendrick Lamar. J’écoute aussi énormément de soul : Jaheim, Frank Ocean…

Et rien en rap français ? Même si je produis un rappeur français, Poison, paradoxalement, je n’en écoute pas trop. J’aime beaucoup ce que font les Américains, c’est un niveau au-dessus, surtout du point de vue de la production. Et puis, si j’aime moins le rap français, c’est peut-être aussi parce que je comprends les paroles, qui ne sont pas toujours terribles(rires)!

Où en est la carrière de Poison, justement ? Il fait des concerts un peu partout et il va sortir son troisième album. Je produis également Shad Murray, un artiste bordelais qui fait de la soul teintée de reggae. Son album sera disponible en téléchargement.

Il t’arrive de chanter sous la douche ? Oui, comme tout le monde. Je suis un artiste à suivre, en plus je joue de la guitare ! Sous la douche, je chante de tout, comme dans la voiture. Tu me mets de la musique et c’est parti.

Il t’arrive encore d’aller à des concerts ? J’adore ça, mais je n’ai pas trop le temps. Le dernier concert auquel je suis allé était celui de Ben l’Oncle Soul, parce que c’est un ami. Je voulais aller voir Jay-Z à Paris, mais je n’ai pas pu. À chaque fois, j’ai soit match, soit entraînement. C’est difficile de trouver une bonne date.

On te dit souvent que tu ressembles à DMX ? Ça arrive, oui. Par contre, je ne m’en suis jamais servi pour entrer en boîte.

Dans une soirée karaoké, tu choisis quelle chanson pour t’en tirer à peu près dignement ?Pas du rap, plutôt un truc de Rn’B. Du Frank Ocean, du Drake, du Miguel… Ce genre de musique marche bien avec ma belle voix (rires) !

Passé quarante ans, la plupart des rappeurs ont tendance à devenir plutôt ridicules. Tu leur conseilles d’arrêter au même âge que les footballeurs ? Eux, ils ont la chance de pouvoir bosser tard. Par contre, ils changent avec l’âge, t’as qu’à voir Ice Cube, Xzibit ou Snoop Dogg qui s’appelle maintenant Snoop Lion et qui fait du reggae. Faire du rap dur à quarante ans, c’est vrai que c’est un peu bizarre. Tu ne peux pas être énervé toute ta vie.

Les sportifs qui se sont essayés au rap ont, pour la plupart, échoué. Quel footballeur pourrait réussir, micro en main ? Difficile à dire… Beaucoup de footeux ont le style, mais ça ne garantit rien. J’ai côtoyé pas mal de joueurs qui écrivaient leurs paroles, ce n’était pas trop ça !

À son arrivée à Marseille, Florian Thauvin a chanté du Booba pour son bizutage. Et toi, tu as chanté quoi en arrivant à la Lazio ? Par chance, c’est une tradition qui n’existe pas à la Lazio. La dernière fois que je me suis livré à cet exercice, c’était à Bordeaux. Je leur avais chanté Let me by you a drink, de T-Pain. Ils étaient restés sur le cul.

En quoi « le 9-4 c’est le Barça » , comme l’affirme Kery James ? Il essaie de dire que son secteur est le meilleur, mais il s’est un peu enflammé. Par contre, j’ai beaucoup aimé la chanson, je ne m’attendais pas à ça de la part de Kery James. Mais le vrai Barça, c’est le 9-2 (rires)!

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Propos recueillis par Mathias Edwards / Photo : Orange


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