Au bout d’un match fou, les arabesques de Lamine Yamal n’auront pas suffi à éteindre Diego Simeone et les siens. L’Atlético perd contre le Barça (1-2) mais se qualifie pour les demi-finales de Ligue des champions. Les joueurs de Diego Simeone ont tenu, c’est un miracle.
Atlético de Madrid 1-2 Barcelone
Buts : Lookman (31e) pour l’Atlético // Yamal (4e) et Torres (24e) pour le Barça
Expulsion : García (80e) côté catalan.
Il cachait quelque chose derrière ses lunettes. De la maturité, peut-être, derrière ses bagues et sa coupe d’ado qui n’articule pas, fait des fautes de syntaxe et veut rester dans son lit toute la journée. Il transpirait l’envie de retourner un match aller mal embarqué, un désir de changer le cours de l’histoire, car en Ligue des champions, l’Atlético n’avait pas perdu un match à élimination directe à domicile depuis 1997. Lamine Yamal est encore trop petit. Son Barcelone l’emporte (2-1), mais c’est l’Atlético de Madrid qui se qualifie pour les demi-finales de Ligue des champions. Avant de revoir Yamal, Antoine Griezmann se promènera encore en Europe.
Match total
« Lucha por tu camiseta. » Bats-toi pour ton maillot, en VF. Le Metropolitano pose le champ lexical de la rencontre en avant-match. Sauf que l’affrontement physique ne fonctionne pas face à quelqu’un qui passe son temps à remuer, à esquiver et à voltiger. Lamine Yamal, c’est un moustique de printemps. Il fait du bruit. Il pique. Et la nuit, on ne s’en débarrasse pas. Le p’tit insecte décide de porter le Barça ce soir. Sa première frappe passe à côté de la moustiquaire de Juan Musso (1re). Mais Clément Lenglet ouvre ensuite les fenêtres et démarre son calvaire. Il laisse Lamine Yamal le presser, et l’Espagnol pique Musso entre ses jambes (0-1, 4e).
LE REMONTADA EST EN MARCHE POUR LE BARÇA ? 😱
Lamine Yamal ouvre le score après 4 minutes face à l'Atlético, et c'est en direct sur CANAL+SPORT 🔥#ATMBAR | #UCLpic.twitter.com/8Qj3cwkSVI
Il a encore 18 ans, mais devient le plus jeune joueur à dépasser la barre des dix buts en Ligue des champions, efface Kylian Mbappé niveau précocité, et il a encore soif. Il cherche Dani Olmo de l’extérieur (9e), fait reculer Matteo Ruggeri et toute la bande du Cholo, même si Antoine Griezmann les réveille (22e). Ferran Torres, affiné depuis qu’il a les cheveux longs, permet au Barça d’égaliser (0-2, 24e).
Première demie depuis 2016
Yamal n’est toujours pas rassasié. Il sert Fermín López, qui se prend les crampons de Musso (26e). Le Barcelonais saigne, et ce n’est pas une piqûre de moustique. Curieusement, c’est après ce gros tampon que l’Atlético se réveille. Parti pleine balle, Marcos Llorente sert Ademola Lookman, passé devant Jules Koundé pour remettre l’Atlético en ballottage favorable (2-1, 31e). Un tir cadré, un but, alors que Ferran Torres bute sur un Musso inspiré (42e).
La mi-temps ne change rien à la folie du match. On voit pêle-mêle Eric García et Julián Álvarez se tamponner, Torres se voir refuser un but pour un mini-hors-jeu (55e) et Musso écrire l’exploit (61e). Petit à petit, le Metropolitano se réveille, Llorente teste Joan García (75e) avant qu’un autre García, Eric, laisse le Barça à dix pour finir pour avoir retenu Alexander Sørloth (80e). Au bout d’un temps additionnel ultra-tendu, ni Robert Lewandoswki ni Ronald Araújo ne parviennent à égaliser. Lamine Yamal reste à quai. L’Atlético rejoint le dernier carré de Ligue des champions pour la première fois depuis 2016. Dix ans ont passé, dix ans de maturité.
Atlético de Madrid (4-4-2) : Musso – Molina, Le Normand, Lenglet, Ruggeri – Simeone (Baena, 66e), Llorente, Koke (cap.) (Cardoso, 89e), Lookman (González, 66e) – Griezmann (Sørloth, 76e), Álvarez. Entraîneur : Diego Simeone.
Barcelone (4-2-3-1) : Joan García – Koundé, Eric García, Gerard Martín, Cancelo (Araújo, 89e) – Pedri (cap.), Gavi (De Jong, 81e) – Yamal, Olmo (Bardghji, 89e), López (Rashford, 68e) – Torres (Lewandowski, 68e). Entraîneur : Hansi Flick.
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C’était une émission, c’est devenu un rendez-vous. Puis un objet de culte. Souvent drôle, parfois intelligente, toujours alcoolisée et volontiers vulgaire, Tout le monde en parle mêlait la désinvolture d’une petite soirée entre potes et le clinquant d’un dîner dans le grand monde. Voilà pourquoi personne ne l’a oubliée, même 20 ans après.