Après une semaine royale, l’OM est redescendu de son nuage contre Liverpool (0-3). Renvoyés à leurs études par le champion d’Angleterre, les Marseillais devront encore ferrailler mercredi prochain pour espérer voir les barrages.
Un goût amer. Dans une soirée de celles qui doivent vous mettre la chair de poule, l’Olympique de Marseille a fini avec le désagréable sentiment qu’il y avait la place pour faire beaucoup mieux face à Liverpool (0-3). Malgré ses imprécisions, ni l’ambiance du Vélodrome ni les joueurs de Roberto De Zerbi n’ont cependant réussi à instiller le doute chez le champion d’Angleterre, mis sur orbite par un coup franc rusé de Dominik Szoboszlai. Comme en 2022, à l’époque où il dirigeait Feyenoord, Arne Slot repart du Vél’ avec ce qu’il voulait.
Ce diable de Szoboszlai
Les deux virages ont annoncé la couleur : tifo Samouraï x IAM au nord, quand le sud dégainait les quatre Beatles en pleine lecture du journal Le Provençal faisant sa Une sur la victoire de 2004, avec un titre sans équivoque : « Que l’histoire se répète ». Sans oublier de rendre un hommage XXL à Rolland Courbis, neuf jours après sa mort. Les 22 acteurs du match ont démarré de manière moins impressionnante avec un centre inoffensif de Mason Greenwood (9e) et une passe bien sentie de Hamed Junior Traoré entre les lignes, un poil longue pour Benjamin Pavard (11e). Les Reds ont progressivement mis le pied sur le ballon, et le danger a commencé à apparaître lorsqu’Alexis Mac Allister a décoché une frappe croisée, un peu trop, venue flirter avec le poteau (18e). La menace s’est précisée avec un contre conclu par Hugo Ekitiké, mais le Français, aimanté par le but, était en position de hors-jeu au moment du centre de Dominik Szoboszlai (23e).
Titulaire pour la première fois de sa carrière en Ligue des champions (!), Amine Gouiri a répondu en testant les réflexes d’Alisson, d’une lourde frappe, dans un angle fermé (27e). La suite ? Beaucoup de mauvais choix et de frustration des deux côtés. L’OM a eu très chaud lorsque Geoffrey Kondogbia a rendu le ballon plein axe, sans que les Reds en profitent (29e). Pavard a aussi éteint l’incendie en reprenant Florian Wirtz in extremis dans la surface (38e). Le champion d’Angleterre a cependant trouvé la faille grâce au flair de Szoboszlai qui, aux 20 mètres, a intelligemment placé son coup franc sous le mur (0-1, 45e+1). Déjà le quatrième but de l’artilleur hongrois cette saison en Ligue des champions.
Szoboszlai ouvre le score juste avant la mi-temps face à l'OM 😣
Ce coup franc est sublime mais ce coup franc fait mal...#OMLIV | #UCLpic.twitter.com/lMu3tKIEX7
La sono du Vél’ a accueilli le retour de ses protégés par un We Will Rock You guerrier, qui a eu le mérite d’électriser Mason Greenwood. Discret en première période, l’Anglais a enchaîné un passement de jambes et une frappe du droit aux 20 mètres, obligeant Alisson à se détendre (52e). Le meilleur buteur de Ligue 1 en a remis une couche, cette fois pied gauche, mais son tir a été dévié (53e). C’est encore lui qui a offert une balle de but à Traoré, lequel a mal maîtrisé son plat du pied (59e), alors que Ekitiké venait de trouver le poteau quelques secondes plus tôt.
Geronimo Rulli a préservé le score du bout du gant face à Wirtz (63e), et Ekitiké est resté dans son bad mood en envoyant son tir pied gauche au-dessus (65e). Le coup de massue est finalement venu de Jeremie Frimpong, qui a débordé Igor Paixão et centré fort au sol, poussant le malheureux Rulli au CSC (0-2, 72e). De retour de la CAN, Mohamed Salah a joué toute la rencontre et confirmé qu’il était loin de ses meilleurs standards, surtout quand il doit tirer du pied droit (83e). Paixão a tenté de relancer le suspense, mais le Brésilien n’a malheureusement pas le même pied droit que Mathieu Valbuena (86e). Cody Gakpo a même croqué sa part du gâteau en logeant le ballon dans le petit filet (0-3, 90e+2). Les Reds ont obtenu ce qu’ils étaient venus chercher : les trois points et leur destin entre les mains pour finir dans le top 8, qui sera assuré en cas de victoire à Anfield contre Qarabağ mercredi prochain. Pour l’OM, qui a essuyé quelques sifflets, il faudra remettre le bleu de chauffe à Bruges. Pour ne pas tout gâcher, et pour continuer de rêver.
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