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PSG-Bayern : une vraie affiche de rêve

Par Enzo Leanni
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PSG-Bayern : une vraie affiche de rêve

Après les FC Barcelone-Manchester United de la fin des 2000s ou les Real Madrid-Manchester City du début des années 2020, ce PSG-Bayern a vocation à devenir un classique de la Ligue des champions grâce aux nombreux joueurs de classe et aux deux entraîneurs protagonistes. Il manque une étincelle de conflit pour créer une vraie rivalité, mais ça ne saurait tarder.

Les livres d’histoire débordent de récits déjà racontés. Inutile d’écrire un chapitre supplémentaire sur les moments iconiques de la rivalité entre le Barça et le Real, Federer et Nadal ou Poulidor et Anquetil, il est plutôt l’heure d’ouvrir une nouvelle page, d’aborder un duel au sommet. Bref, de voir naître un classique. Créatrice de mythes par excellence, la Ligue des champions sait monter ses affiches en épingle pour susciter l’enthousiasme, faire rêver les gosses et permettre aux parents de demain d’avoir quelques contes pour les soirées au coin du feu : l’OM de Tapie contre le Milan de Berlusconi, le Barça de Pep face au Manchester United de Ferguson ou encore le Real d’Ancelotti contre le Manchester City du même Guardiola.

Des matchs déjà marquants

De la même manière, les 17e et 18e matchs de l’histoire entre le Paris Saint-Germain et le Bayern Munich ont vocation à passer à la postérité. Depuis que le club français est passé dans une nouvelle ère, les deux se sont déjà retrouvés dix fois, offrant notamment une finale haletante en 2020 et un quart de finale de haute volée l’année suivante. Cette fois, ce sera en demies. Il n’y a plus Neymar, Kylian Mbappé ou Thomas Müller, mais le niveau d’intensité physique et l’opposition tactique seront toujours au rendez-vous.

On est au-dessus. Il n’y a aucune équipe meilleure que nous.

Luis Enrique, confiant

Ce PSG-Bayern version 2026 est l’affiche qui manquait à la Ligue des champions depuis plusieurs saisons. C’est le remake du PSG-Barça qu’on nous a injustement enlevé l’an passé. Celle entre deux équipes au sommet de leur art, qui proposent un football particulièrement enthousiasmant, qui étaient attendues à ce niveau-là et qui répondent présent. Le duel en phase de ligue avait laissé un goût de reviens-y trop fort pour ne pas laisser place à une revanche, dans un match qui compte vraiment.

Six mois plus tard, les Parisiens sont vraiment lancés, répétant leur partition depuis plusieurs semaines avec l’objectif du doublé en ligne de mire. Le Bayern, lui, est encore plus rodé et ne compte pas arrêter son rouleau compresseur de sitôt. « Ce sont les deux meilleures équipes d’Europe, même si Arsenal a aussi fait une belle saison. En matière de régularité, le Bayern est un peu au-dessus de nous puisqu’ils n’ont perdu que deux matchs, mais si on parle de ce que l’on montre sur le terrain, on est au-dessus. Il n’y a aucune équipe meilleure que nous », assurait Luis Enrique en conférence de presse, histoire de lancer les hostilités.

Point trop n’en faut

Si certains matchs sont restés dans les annales, c’est évidemment pour leur portée épique. Le quart de finale aller de 2021 est ainsi aussi mémorable pour les cinq buts et les arabesques de Neymar que pour la neige printanière tombée sur Munich. Qu’importe la météo, ce mardi soir, les nombreuses oppositions aux quatre coins du terrain – Luis Enrique-Vincent Kompany, Willian Pacho-Harry Kane, Nuno Mendes-Michael Olise, João Neves-Joshua Kimmich ou Ousmane Dembélé-Dayot Upamecano, entre autres – vaudront le détour et devraient permettre d’illuminer la soirée. En attendant le match retour évidemment.

Comme on se retrouve ?
Comme on se retrouve ?

L’idée n’est toutefois pas d’attendre cette confrontation chaque année. Déjà parce qu’il n’est pas dit que les deux équipes soient au même niveau la saison prochaine, mais également car la rareté doit se conserver. Les 13 matchs entre le Real Madrid et Manchester City depuis 2020 ont effectivement fait perdre le charme des dernières sorties. En comptant le quart du Mondial des clubs, Parisiens et Bavarois auront, quant à eux, croisé le fer quatre fois en une année civile. Largement suffisant pour créer l’engouement, pas encore assez pour l’ériger en classique du genre, mais peut-être déjà un poil trop pour nos estomacs.

Les mots élogieux de Kompany envers Luis Enrique

Par Enzo Leanni

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