Surpris sur le terrain de Wolfsburg (1-0), OL Lyonnes concède sa première défaite de la saison en même temps d'être en ballotage défavorable en Ligue des champions. Les Fenottes devront retrouver leur créativité offensive au retour si elles veulent voir les demi-finales.
Wolfsburg 1-0 OL Lyonnes
But : Beerensteyn (14e) pour les Louves
Non, les Lyonnaises ne sont pas invincibles. Ces dernières saisons, elles paraissent le plus souvent friables dès lors que s’entame les phases à élimination directe en Ligue des champions. En d’autres mots, dès lors que le gratin du foot européen se rassemble. Alors qu’il n’avait pas perdu un seul match cette saison (28 victoires et 2 matchs nuls), venait d’être sacré en coupe LFFP et semblait plus que jamais prêt à s’attaquer à un cadre du foot allemand, l’OL s’est fait piéger par Wolfsburg (1-0). Une fin d’invincibilité brutale qui soulève un problème récurrent ces quatre dernières années à Lyon, qui connaît des difficultés une fois confronté à plus d’adversité. Jeudi prochain, pas le choix pour le club de Michele Kang, qui devra prouver qu’il est encore un club qui prétend au dernier carré européen.
Wolfsburg audacieuse, Beerenstein chanceuse
Tout s’est sans doute joué dans le premier quart d’heure à la Volkswagen Arena. Bousculées d’entrée, les coéquipières de Wendie Renard n’ont pas fait le début de match qu’elles espéraient, et se sont vite retrouvées piégées par le pressing agressif des Allemandes. Décomplexées et volontaires, les joueuses de Stephan Lerch étaient logiquement les premières à frapper un grand coup. Vivien Endemann déboulait sur le couloir gauche avant de servir dos au jeu Lineth Beerensteyn, qui se sortait de la densité par un ingénieux double contact. Derrière, la frappe de l’internationale néerlandaise était malencontreusement déviée par Damaris Egurrola : une interférence pas prévue qui prenait à contrepied Christiane Endler et donnait vite l’avantage à Wolfsburg (1-0, 14e). Douché et piqué à vif, l’OL a mis du temps avant de vraiment entrer dans son match. La formation de Jonatan Giraldéz aurait vite pu revenir dans le match mais les imprécisions successives de Melchie Dumornay puis Tabitha Chawinga dans la surface de réparation ne l’ont pas permis.
Ce timide OL essaie tant bien de mal de passer la seconde au retour des vestiaires. Il aurait vite pu revenir dans le match sans ce cafouillage miraculeusement sauvé par la défense du VfL, dans lequel Ada Hegerberg n’est ni parvenue à remporter son duel aérien, ni à laisser traîner un crampon pour la mettre au fond. Rageant, comme ce foutu montant touché à l’heure de jeu par Kadidiatou Diani, idéalement servie sur la gauche mais dont la frappe croisée du droit a beaucoup trop fui vers l’extérieur pour se transformer en égalisation. Une vendange qui aurait pu dans la foulée être rattrapée par Korbin Shrader, si sa frappe à l’entrée de la surface ne s’était pas envolée si haut par rapport à la cage de Stina Johannes. À l’arrivée, les stats montrent que la gardienne allemande a passé un match plutôt tranquille (3 tirs cadrés seulement), et que l’attaque lyonnaise a cruellement manqué d’inspiration.
Créativité, où es-tu ?
Malgré une dizaine de corners et 19 frappes dans tout le match, les Lyonnais n’ont pas trouvé la faille en Allemagne. Ni même Marie-Antoinette Katoto, qui avait la balle d’égalisation au bout de son crâne sur un corner, mais dont la tête passait juste au-dessus. Façon de comprendre que ce n’est pas aujourd’hui que ça passera. Tout n’est pas à jeter pour Lyon. Jeudi prochain, les Lyonnais seront dans leur jardin du Groupama Stadium face à un bloc de Wolfsburg qui sera encore plus regroupé que lors de ce match aller. C’est là toute l’importance de la créativité, qui ce mardi, a été laissé au vestiaire par les artificières lyonnaises. Il faudra absolument la reprendre dans une semaine, afin que tout le travail accompli ne soit pas jeté à la poubelle sur une seule double confrontation.
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