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Et pour Strasbourg, épopée hourra ?

Alors que Strasbourg poursuit sa route en Ligue Conférence jusque-là dans un relatif anonymat, l’aventure des Alsaciens est sur le point de prendre un nouveau tournant face à Mayence en cas de qualification pour la suite de la compétition. Une occasion unique également de marquer l’histoire du football français.
Souviens-toi… l’été 2017, après sept ans de galères où le Racing Club de Strasbourg était tombé dans les tréfonds des divisions françaises, les Alsaciens faisaient leur retour dans l’élite du football hexagonal pour ne plus le quitter. Huit ans après ce retour en Ligue 1, Strasbourg a donc retrouvé les soirées européennes, avec un menu Ligue Conférence. Histoire de s’ouvrir l’appétit. Le périple a débuté dès le mois d’août en barrage face à Brøndby et a mené Diego Moreira et ses coéquipiers du Danemark en Allemagne, en passant par l’Écosse. Rider le continent est un honneur, forcément, mais tout ça manque quand même d’un peu de ferveur jusqu’à présent.
Un parcours passé sous les radars
Malgré la première place acquise au terme de la phase de ligue, un statut d’invaincu en huit matchs et une qualification face aux Croates de Rijeka en huitièmes de finale, le parcours des Strasbourgeois n’a pas encore ce parfum d’épopée au sens homérique du terme. Des adversaires de même calibre, des victoires plus ou moins à l’arraché, dont seule celle face à un Crystal Palace (2-1) balbutiant son football cette saison pourrait être le mythe fondateur. Mais tout est sur le point de changer, au moment où le dernier club français du jeudi soir se présente face à Mayence, tombeur du Sigma Olomuc au tour précédent et solide 9e de Bundesliga. La promesse également de deux soirées aux allures d’un presque derby, puisque seulement 182 kilomètres séparent les deux villes.
Cap sur les quarts de finale de la Conference League 💙✨ pic.twitter.com/53EfC4506a
— Racing Club de Strasbourg Alsace (@RCSA) April 8, 2026
Pour le technicien alsacien Gary O’Neil, la qualification dans la douleur face à Rijeka peut ressembler à un déclic comme il l’a expliqué en conférence de presse à l’issue de la rencontre : « Je suis très fier d’être qualifié pour les quarts de finale d’une Coupe d’Europe, ce qui n’était pas arrivé depuis 46 ans. On a toujours envie que les choses soient plus faciles, mais il faut passer par là pour aller au bout. » Depuis la création de la compétition lors de la saison 2021-2022, à l’exception de la dernière campagne où Lens a été éliminé en barrage de qualification face au Panathinaïkos, toutes les équipes françaises engagées sont au minimum arrivées jusqu’en quarts de finale. Seul l’Olympique de Marseille est parvenu à se hisser dans le dernier carré, avant de chuter contre Feyenoord.
Une affiche inédite
C’est inscrit dans l’ADN d’une épopée, pour que la légende puisse se mêler à l’histoire, il faut que les héros subissent des épreuves sur leur route. Son épreuve, Strasbourg la connaît déjà, privé de son fer de lance en attaque Joaquín Panichelli. Victime d’une rupture aux ligaments croisés du genou droit lors de la dernière trêve internationale avec l’Argentine, celui-ci a vu sa saison stoppée nette. C’est finalement Julio Enciso qui a occupé la pointe de l’attaque alsacienne comme faux 9 pour un résultat probant avant de remettre potentiellement le couvert ce jeudi à la MEWA Arena.
Joaquin Panichelli a inscrit 18 buts avec Strasbourg cette saison, soit le meilleur total pour un joueur lors de son 1er exercice avec le club alsacien depuis Khalid Boutaïb en 2016/17 (21). #RIJRCS
— Stats Foot (@Statsdufoot) March 12, 2026
Pour rajouter à la dramaturgie de cette affiche, jamais les deux clubs ne se sont croisés auparavant, mais tous deux se présentent avec une dynamique positive. Si le Racing est sur une longue série d’invincibilité avec dix matchs consécutifs sans défaites toutes compétitions confondues, Mayence attend ses adversaires de pied ferme après une série de quatre victoires à la suite. Tous les ingrédients sont donc réunis pour que l’histoire européenne alsacienne écrive ses plus belles pages dès jeudi, avant d’espérer pouvoir rêver plus grand et embarquer avec eux un public français qui mérite d’avoir autre chose que le PSG pour vibrer.
Strasbourg accueille un nouveau défenseur et ne trouve pas la faille contre MayencePar Léna Bernard


















































