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Les cinq pièges qui attendent l’Italie en Bosnie-Herzégovine

Si tous les regards sont tournés vers l’Italie à quelques heures du match le plus important, un seul obstacle reste sur leur route : la Bosnie-Herzégovine. Les deux équipes rêvent d’un ticket pour le Mondial, mais seul celui qui résistera aux pièges de l’autre aura le droit à son voyage de l’autre côté de l’Atlantique.
→ Edin Džeko
86e minute d’un sulfureux Galles-Bosnie. Corner pour les Zmajevi. Kerim Alajbegović dépose parfaitement le ballon au premier poteau et, du haut de son mètre 92, Edin Džeko prend tout le monde de court pour égaliser. Que l’Italie s’inquiète : le héros bosnien a bien pris sa cape dans ses valises. La tour de Sarajevo s’appuie sur 40 ans d’expérience, et notamment 8 saisons en Serie A, qui lui ont permis d’accumuler pas mal de données sur le calcio. Les Azzurri le savent, Džeko se régale depuis toujours avec les défenseurs italiens, et il a annoncé la couleur avant le match : « Il faut se dire qu’elle peut aussi souffrir contre nous. Les Azzurri jouent gros après avoir manqué deux Coupes du monde, ce qui signifie qu’ils ont peur. » Une chose est certaine, les hommes de Gattuso ont oublié le détail Džeko quand ils ont serré le poing à la fin de la séance de tirs au but.
→ Le stade Bilino-Polje
Bilino-Polje, qui peut se traduire par « l’endroit où l’on danse et où l’on chante », est surtout un endroit où on peut facilement claquer des genoux. Le stade n’a qu’une capacité de 13 600 places, mais la jauge a été réduite à 8 000 par l’UEFA, qui applique une sanction pour racisme et perturbation de l’hymne national lors de Bosnie-Roumanie… Un gage d’ambiance hostile qui pousse la sélection à faire de Zenica, quatrième ville du pays, son lieu de villégiature. « Quand tu es là-dedans, tu as l’impression qu’il y a 25 000 ou 30 000 personnes, prévient Miralem Pjanić, fraîchement retraité. Les équipes adverses se sentiront mal à l’aise et intimidées. Ce sera une vraie fournaise. » Et à part les pizzas, les Italiens ne font en général rien de bon dans de telles conditions.
→ Esmir Bajraktarević
Encore un crack dont le nom se termine par les lettres -ić. Esmir Bajraktarević, 21 ans et né aux États-Unis, a débarqué l’an dernier au PSV Eindhoven. Sous la houlette de Peter Bosz, le jeune Bosnien fait déjà parler sa classe et toute sa technique. Il possède une telle vivacité sur ses appuis que, si l’on ferme légèrement les yeux, on pourrait voir la légende Safet Sušić dans ses jambes. En s’inspirant du glorieux meneur, le talent brut bosnien n’aura plus qu’à faire ce qu’il maîtrise déjà : une frappe enroulée du pied gauche en pleine lucarne de Donnarumma.

→ L’ironie de l’histoire
Novembre 1996. Pour la première fois de son histoire, l’Italie pose ses valises à Sarajevo. Il est 13h30 et le stade olympique Koševo est déjà plein en ce début d’après-midi. Quatre ans qu’ils attendent la fin du siège, et leur ville retrouve enfin des couleurs. Le stade porte encore les cicatrices de la guerre : impacts de balles sur les murs, lumières hors service. Qu’importe le contexte : sur le terrain, la Bosnie ouvre le score par Salihamidžić, futur joueur de la Juventus, avant que Belić ne donne la victoire aux Bosniens. Les Azzurri rentrent chez eux avec une défaite 2-1 dans les bagages. Trente ans plus tard, à 70 km de Sarajevo, l’histoire va-t-elle se répéter ?
→ Le rythme retrouvé de Benjamin Tahirović
Avant de retrouver sa sélection, le milieu de terrain n’avait plus joué depuis des semaines. La raison ? Un plan machiavélique aurait été monté par Steve Cooper, entraîneur gallois de Brøndby pour lui faire perdre le rythme avant le barrage Galles-Bosnie. Si ce ne sont que des accusations de la part du sélectionneur Sergej Barbarez, ce plan n’a pas fonctionné, puisque les Dragons se sont fait sortir. Manque de chance aussi pour la Squadra Azzurra : Tahirović est entré en jeu en cours de match et a retrouvé du rythme. Le jeune Bosnien avait goûté à la dolce vita en 2022 avec la Roma. Si l’histoire ne s’est pas terminée comme il le souhaitait, Benjamin Tahirović aura certainement à cœur de créer l’exploit avec sa sélection. Réponse mardi soir.
Voici la preuve que la Bosnie est une plus grande équipe que l’ItalieAdrien Radulovic



















































