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Safet Sušić : « Neymar, je l’aime, je l’aime beaucoup »

Propos recueillis par Florian Lefèvre
Safet Sušić : «<span style="font-size:50%">&nbsp;</span>Neymar, je l&rsquo;aime, je l&rsquo;aime beaucoup<span style="font-size:50%">&nbsp;</span>»

Grand artisan du premier titre de champion du PSG en 1986, dribbleur hors pair, troisième joueur le plus capé dans l’histoire du club, Safet Sušić est une légende. L’ancien meneur de jeu international yougoslave livre ses impressions avant la première finale de Ligue des champions de l'histoire du PSG.

Vous avez joué 344 matchs sous le maillot parisien de 1982 à 1991. Qu’est-ce que cela représente pour vous de voir aujourd’hui le club qualifié en finale de la Ligue des champions ?J’ai envie de dire : enfin ! Mais c’est surtout pour eux, les joueurs actuels, que cela représente quelque chose. Cela fait des années que le PSG courait après une demi-finale, et pour la première fois, il arrive en finale. C’est logique au vu des adversaires affrontés, parce qu’ils ont quand même eu beaucoup de chance au tirage. Le match référence, ça peut être celui de Leipzig. Ils ont dominé de bout en bout, sans jamais se faire de frayeur.

Cette saison, qu’est-ce que le PSG a de plus que les précédentes ?Je ne sais pas s’ils ont quelque chose en plus. Est-ce que l’équipe d’aujourd’hui est plus forte que celle d’il y a deux ans ? J’en doute. Cette saison, le PSG a bénéficié d’un bon tirage : Dortmund, l’Atalanta, puis Leipzig. Des adversaires qui étaient prenables, dans une configuration sans supporter, sur un match unique, quelque chose de complètement différent de la formule habituelle de la Ligue des champions. Le gros plus, pour le PSG, a été de pouvoir compter sur Neymar dans les matchs importants. La saison dernière, s’il avait été sur le terrain au match retour contre Manchester, peut-être que le PSG aurait pu aller au bout.

Est-ce que vous vous reconnaissez en Neymar sur le terrain ?Je l’aime, je l’aime beaucoup. Comme j’aimais Ronaldinho, aussi. Neymar, c’est un joueur exceptionnel. Et en plus, là, il est très en forme. Au début de la saison, quand on parlait de son départ pour Barcelone, je disais à certains amis, journalistes, qu’il fallait tout faire pour le garder, qu’avec Neymar, on pouvait gagner la Ligue des champions, mais que sans lui, il n’y avait aucune chance. Et ça s’est confirmé. D’ailleurs, si le PSG gagne la Ligue des champions, c’est peut-être lui qui va être élu meilleur joueur à la fin de l’année. Vu que Messi et Cristiano Ronaldo sont un peu moins bons cette année, je pense que ça va se jouer entre lui et Lewandowski.

Sans Neymar, aucune chance de gagner la Ligue des champions.

Qu’est-ce que vous aimez chez Neymar ?Il a toutes les qualités. Il est exceptionnel en un contre un, en un contre deux. Même en un contre trois, il est capable d’éliminer ses adversaires. Il voit tout. Et surtout, il est collectif. Il a une très bonne habileté à faire la dernière passe. Je pense qu’il est très apprécié de ses coéquipiers au vu de son entente sur le terrain avec Mbappé et Di María. C’est superbe de les voir jouer.

Est-ce que Mauro Icardi peut revenir dans l’équipe ?Il n’y a aucune raison de changer maintenant. Tuchel a trois grands attaquants devant. Icardi a perdu sa place. Comme il vient de re-signer (le PSG a levé son option d’achat le 31 mai dernier, N.D.L.R.), il va certainement revenir en forme la saison prochaine.

Qu’est-ce qui va faire la différence en finale contre le Bayern, selon vous ? Jérôme Boateng pourrait être absent ou en tout cas diminué à cause d’une douleur musculaire.Au vu des prestations de Boateng ces derniers temps, s’il est sur le banc, cela pourrait être davantage un handicap pour le PSG que pour le Bayern. C’est mieux qu’il joue. (Rires.) Le Bayern, ils ont gagné 8-2 contre Barcelone, ils ont gagné 3-0 contre Lyon, mais s’ils commencent le match comme ils l’ont fait contre Lyon, ils vont avoir beaucoup, beaucoup de problèmes. Le Bayern a plus d’expérience, mais sur une finale, ça va dépendre des joueurs clés dans chaque équipe. Si on a encore un Neymar exceptionnel, un Mbappé exceptionnel, un Di María à son niveau, le PSG peut gagner. Ça va être un match très ouvert, avec beaucoup d’occasions et beaucoup de buts, j’espère.

Vous en parlez entre anciens joueurs de cette finale ?On a un peu perdu le contact. Moi, j’habite à Saint-Germain-en-Laye. Il y a peu d’anciens joueurs qui habitent encore ici. De temps en temps, je croise certains anciens joueurs quand je vais au Parc et ça me fait plaisir de les voir à chaque fois.

Qu’est-ce qui vous plaît à Saint-Germain-en-Laye ?La tranquillité. J’habite ici depuis toujours – depuis que je suis arrivé en France en 1982. Mes deux enfants sont nés ici. Je me promène tous les jours à Saint-Germain. J’aime bien aller en face du château. Et quand le PSG gagne, j’aime bien voir les sourires sur les visages des gens quand je vais au café le lundi matin, parce que toute la ville de Saint-Germain est derrière le club. La seule chose que je ne comprends pas, c’est que je n’ai jamais croisé un joueur actuel du PSG en ville.

Quand le PSG gagne, j’aime bien voir les sourires sur les visages des gens quand je vais au café le lundi matin.

Vous allez la regarder où, cette finale ?Ma femme n’aime pas regarder les matchs, et mes enfants sont à Paris. Certainement que je vais le regarder seul ou avec des amis à Saint-Germain, je vais voir. Et s’il y a la victoire au bout ? Ce sont surtout mes deux enfants qui vont être contents.

Pour finir, quel est votre meilleur souvenir avec le maillot du PSG au Parc des Princes ?C’est la finale de la Coupe de France contre Nantes, quand on a gagné 3-2, en 1983. L’autre match qui me reste en mémoire au Parc des Princes, c’est le 2-2 contre la Juventus. Malheureusement, on a été éliminés au match retour en faisant 0-0 à Turin (en huitièmes de finale de la C2, 1983-1984. La Juve allait remporter la compétition, puis la C1 la saison suivante, N.D.L.R.). C’était une petite équipe du PSG contre une grande équipe de la Juventus, avec Platini, Boniek, Tardelli…

Vous imaginiez que le PSG devienne un jour une équipe de ce calibre ?Même quand on a gagné le titre (en 1986), c’était une équipe du PSG qui partait au départ pour jouer dans les quatre-cinq premiers. À mon époque, Bordeaux avait une grande équipe, Marseille aussi, et je ne comprenais pas qu’on ne puisse pas construire une grande équipe à Paris. Mais je savais que cela allait venir un jour… Allez PSG !

Notre pronostic pour ce PSG-Bayern, historique + des cotes doublées pour la victoire du PSG (@6) ou du Bayern (@4) !

Dans cet article :
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