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  • Naples/Fiorentina (2-1)

Le Napoli, à la folie

Par Eric Marinelli
3' 3 minutes
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Le Napoli, à la folie

Au terme d'une deuxième période éblouissante, le Napoli parvient à faire tomber le leader florentin au San Paolo (2-1). Insigne et Higuaín ont encore fait parler la poudre et les Azzurri se présentent de plus en plus comme de très sérieux candidats au Scudetto.

Naples 2-1 Fiorentina

Buts : Insigne (46e) et Higuaín (75e) pour les Napolitains // Kalinić (73e) pour les Florentins

Ne cherchez plus le meilleur duo de Serie A, il évolue au Napoli. Un duo évidemment italo-argentin incarné par Lorenzo Insigne et Gonzalo Higuaín. Le premier a enfin trouvé la confiance au Napoli quand le second l’a retrouvée après une année très compliquée sur le plan psychologique. Résultat, le duo vient de s’offrir successivement la Lazio, la Juve, le Milan et désormais la Fiorentina. Avec un tel duo en pleine bourre (six buts chacun), ce Napoli-là commence à vraiment faire peur. En attendant la rencontre entre l’Inter et la Juve, la Fio reste provisoirement première. Le Napoli continue sa remontée, à la quatrième place en compagnie de la Lazio et de Sassuolo.

Du rythme, mais pas d’occasions

Tout le monde attend un grand match entre les deux équipes qui pratiquent le plus beau football de Serie A depuis le début de saison. C’est le leader florentin qui prend le meilleur départ avec un pressing très haut qui gêne considérablement la relance du Napoli. Pas encore de quoi se créer d’occasions franches, mais ce sont bien les Viola qui dominent et conservent habilement le ballon. La rencontre tarde quand même à s’emballer comme une soirée sans alcool. Au contraire du stadio San Paolo quasiment comble et à l’ambiance magnifique ce dimanche après-midi. Ce qui fait encore plus regretter son état de délabrement général.
La première émotion est délivrée par Kuba, libre après un enchaînement somptueux de Kalinić. Mais Pep Reina s’étend pour repousser. Le Napoli se procure sa première occasion après une faute grossière de Badelj – averti sur le coup – plein axe sur Higuaín. Tatarusanu bloque cependant sans problème la tentative d’Insigne. Il ne se passera plus grand-chose jusqu’aux derniers instants avant la pause. L’arbitre de la rencontre Luca Banti oublie d’abord de laisser un bel avantage à Allan. Puis Higuaín ne parvient pas à rabattre son coup de tête au fond des filets sur un centre d’Insigne. Mi-temps, après une première période bien fade il faut l’avouer.

Insigne-Higuaín, duo gagnant

La deuxième période reprend heureusement sur bien d’autres bases. Puisqu’il ne faut même pas 50 secondes à Lorenzo Insigne pour ouvrir le score sur une passe fabuleuse d’Hamšík (1-0). La Fiorentina est sonnée par le crochet du poids mouche napolitain. Et les coups continuent de pleuvoir. Par Hysaj, Higuaín ou encore Raúl Albiol qui gracie la Fiorentina en envoyant au-dessus une tête à deux mètres du but. Florence réagit enfin avec Iličić, à peine entré en jeu, qui sert magnifiquement Kalinić, mais ce dernier se heurte à la bonne sortie de Reina. Dans la foulée, Callejón se manque complètement devant Tatarusanu. Juste avant qu’Insigne ne cède sa place à Mertens. Le Napoli réenclenche pour doubler la mise.
Les situations chaudes se multiplient devant le but florentin avec notamment une superbe demi-volée de Callejón qui passe de peu à côté. Mais la Fiorentina est toujours debout et va punir les manqués du Napoli. Sur un nouveau ballon fabuleux d’Iličić, Kalinić ne laisse aucune chance à Reina (1-1). Le match est désormais totalement débridé, et Mertens manque de redonner l’avantage aux siens après une frappe repoussée d’Higuaín. Ça marche mieux en inversant les rôles, puisque sur une passe du Belge, l’Argentin remet avec sang-froid les siens devant (2-1). C’est largement mérité pour le Napoli. Le dernier quart d’heure sera parfaitement géré par la troupe de Sarri. Et les cinq minutes de temps additionnel n’y changeront rien. Le Napoli a trouvé la bonne carburation et il sera bien difficile de stopper sa course cette année.

Un Mondial sous influence(urs)

Par Eric Marinelli

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