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  • Copa América 2015
  • Finale
  • Chili/Argentine (0-0, 4 tab 1)

Le Chili l’a fait !

Par Arthur Jeanne, à Santiago du Chili
3' 3 minutes
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Le Chili l’a fait !

Au bout du suspense et grâce à une panenka sur penalty, Alexis Sánchez a fait exploser le Stade Nacional. Une victoire historique, au terme d'une partie âpre où Messi n'a pas existé. Le Chili tient sa première Copa América.

Chili – Argentine : 0-0, 4 tab à 1

Tirs au but : Matías Fernández, Vidal, Aránguiz, Alexis Sánchez scorent pour le Chili // Messi marque, Higuaín et Banega ratent

48 000 drapeaux agités fiévreusement par un stade en fusion. Le milliardaire Leonardo Farkas avait eu la bonne idée d’offrir gracieusement un drapeau par hincha présent au Stade Nacional. Une idée judicieuse puisqu’après un siècle sans titre, le Chili tient enfin son premier trophée. Une Copa América que la Roja a marqué de son empreinte du début à la fin, avec la volonté de toujours jouer, de ne jamais refuser le spectacle, ou spéculer. Une empreinte aussi puissante qu’un tacle de Gary Medel (encore énorme ce samedi soir), que la vision du jeu géniale de Valdivia ou que la Ferrari d’Arturo Vidal.

Cette victoire, les hommes de Sampaoli sont allés la chercher dans la souffrance, et au bout du suspense, dans un match fermé. Mais surtout ils sont allés la chercher avec leurs tripes, alors que l’Argentine s’est écroulée au moment des tirs au but, qu’Higuaín a envoyé une mine au-dessus. Aránguiz, Vidal et Matías Fernández n’ont pas eu les jambes flageolantes. Alexis non plus, lui qui a décidé d’opter pour une panenka à l’heure de conclure.

Alexis Sánchez enfin au rendez-vous

120 minutes plus tôt, le Chili attaque le match en attaquant comme d’habitude. La première occasion arrive au bout de 10 minutes, mais Valdivia, au lieu de frapper après une délicate feinte de corps, préfère tenter de servir Vargas. Les Argentins ont l’air de s’accommoder de la domination chilienne, confiants dans la qualité superlative de leur attaque. Medel et consorts tiennent, mais la sensation de danger est palpable. D’ailleurs, l’Argentine est à deux doigts d’ouvrir la marque sur coup franc. Kun Agüero coupe la trajectoire du ballon de Messi et doit s’en remettre à une impeccable parade de Bravo.

Cette fois, le Chili est asphyxié et c’est bien l’Argentine qui prend le jeu à son compte. Le Chili doit cette fois jouer en contre. Inhabituel pour lui. Malgré tout, Alexis est en grande forme. Invisible lors des derniers matchs, l’homme d’Arsenal est un formidable accélérateur de particules, capable de mettre Demichelis sur le cul. C’est de lui que vient une nouvelle occasion chilienne au bout de 35 minutes de jeu. Le Chili se bat, mais commet des erreurs inhabituelles à la relance. Vidal, Aránguiz, Beausejour et Diaz se trompent tour à tour. Un homme en revanche se trompe peu. C’est Gary Medel, énorme derrière. Les défenses prennent d’ailleurs clairement le pas sur les attaques malgré quelques escarmouches des deux côtés. 0-0 aux citrons.

De l’intensité, à défaut de jeu

Dès le début de la seconde mi-temps le Chili tente de reprendre les choses en main. Pastore souffre. Le Parisien a du mal à s’accommoder du pressing d’Aránguiz. Messi est transparent. Les Argentins sont en souffrance face à des Chiliens décidés à jouer de manière plus mordante. Mascherano et Rojo prennent deux jaunes en deux minutes. Mais aucun des coups francs chiliens n’est dangereux. À l’inverse et comme d’habitude, chaque coup de pied arrêté est une souffrance pour la Roja. D’autant que Lavezzi les frappe avec amour. Les nabots chiliens ont du mal face à Otamendi et Demichelis à qui ils rendent vingt centimètres. Le match est serré avec des phases de domination des deux équipes et peu de véritables occasions franches. L’affrontement ne tient pas toutes ses promesses en matière de jeu. En revanche, quelle intensité ! L’Argentine a une opportunité en or au bout du temps additionnel, alors que le Chili attaque à tout va, Messi et Lavezzi partent en contre, Higuaín arrive un poil tard pour le service du Parisien. Le Chili s’offre une prolongation. L’inverse aurait été cruel. Ensuite, deux ou trois frissons de chaque côté, beaucoup de tension, de fatigue et de duels. Et au bout du suspense, les tirs au but. Et la victoire tant attendue par Santiago.

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