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Des filles bien cramponnées

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Des filles bien cramponnées

"Wags" (Wives and Girlfriends) en Angleterre, "Botineras" en Amérique Latine, soit des mantes religieuses planquées derrière une plastique parfaite et une bonne couche de maquillage, qui usent de leurs charmes auprès de pauvres footballeurs innocents pour accéder à la notoriété.

En Argentine, elles ont acquis le titre de “Botineras”, c’est à dire littéralement “filles à crampons” ou “cramponnées”. Il faut dire qu’elles aiment se mettre à la botte des stars du ballon rond, ces bimbos révélées sur le petit écran, dans des émissions frivoles ou dans les telenovelas, ces feuilletons mélodramatiques absolument pathétiques qui squattent le paysage audiovisuel latino-américain. Le phénomène est tellement ancré dans la société argentine que Telefe leur en a consacré une (telenovela), sobrement intitulée “Botineras”, qui raconte la destinée de Critian “Chiqui” Flores, alter ego fictif de Léo Messi (star planétaire évoluant en Espagne), sur lequel la bomba latina Margarita Molinari (rien à voir avec ce bon vieux Carlo…) a jeté son dévolu. La série dévoile même l’existence d’une agence de botineras gérée par Giselle Lopez alias Florencia Peña, présentatrice télé dans la vraie vie, blonde pulpeuse à la plastique (trop) parfaite, qui s’évertue à “placer” ses pouliches dans le milieu footballistique.

Mariana Nannis, la pionnière

Mariana Nannis, l’épouse de Claudio Caniggia, est considérée par les spécialistes comme la pionnière de ce phénomène. Celle qui anime aujourd’hui le reality show “Mujeres Ricas” (“Femmes Riches”, tout un programme…) en Espagne s’est fait connaître par un mode de vie, disons… extravagant. Entre caprices (madame baigne son chien à l’eau minérale et dit ne jamais utiliser deux fois la même culotte…) et soirées jet set, ses déclarations font les choux gras de la presse people argentine. Car la diva ne craint rien (surtout pas le ridicule) ni personne. Elle n’a pas hésité à s’en prendre un jour à Diego Maradona, soutien numéro un du Fils du vent en sélection, un peu trop proche de lui à son goût. « Maradona voulait me voler mon mari. Ça doit être à cause de ses cheveux longs et de ses muscles » , balance-t-elle ainsi une jour. Mais attention, Mariana n’est pas une potiche : Je ne suis pas cette femme de footballeur qui ne sait rien, cette nouvelle riche qui s’achète une Ferrari et qui ne sait pas s’habiller. Je préfère avoir un placard avec 500.000 euros de vêtements que je vais porter. Je ne peux pas sortir en jogging dans ma Ferrari, car c’est d’un vulgaire total… » . On vous avait prévenus, la señora sait ce qu’elle fait.

Messi, jamais comme les autres

A travers ses propos, elle vise régulièrement Wanda Nara, sa pire ennemie, désormais mariée avec Maxi Lopez après une aventure avec El Diez. La sulfureuse Argentine, qui attend un deuxième enfant de l’attaquant de Catane, vient de remporter un procès contre Google et Yahoo, à qui elle réclamait la suppression de liens vers des vidéos pornos la concernant. Ou comment effacer les traces d’un passé trouble… Diego Forlan s’est, lui, entiché de la petite sœur brune de Wanda, Zaira, mannequin et vedette télé, plus en sobriété. Et au pays, la petite star de River Plate Diego Buonanotte, alias El Enano, qui jouait l’an dernier les sex toys auprès d’une botinera de première génération, de trente ans son aînée, semble n’avoir rien compris au film : il sort aujourd’hui avec la fille d’un riche producteur agricole, qui n’a vraisemblablement pas besoin de son argent. De son côté, en attendant la conclusion de son feuilleton avec Manchester City, Carlos Tevez se console dans les bras de Brenda Asnicar, dix-neuf ans et protagoniste de “Patito Feo” (“le Vilain Petit Canard”), version argentine de “Ugly Betty”. Léo Messi, quant à lui, fait une fois encore figure d’exception. La Pulga est fiancé depuis plusieurs années à une fille de Rosario, sa ville natale, qu’il a connue dans le quartier de son enfance, avant son départ pour Barcelone. Ce garçon n’a donc aucun défaut ?

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