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- Allemagne-Curaçao (7-1)
Poussez-vous : l'Allemagne est cette fois lancée

Depuis plusieurs années, l’Allemagne avait perdu cette capacité de réussir son entrée en lice. Pour son premier match de la Coupe du monde 2026, elle a rappelé au monde entier à quoi ressemblait la vieille machine allemande : 26 tirs, sept buts, un football vertical et un petit adversaire balayé sans vergogne.
Y a-t-il eu une once de doute dans les têtes allemandes ? Au moment où Curaçao, 82e nation mondiale, a par l’intermédiaire de Livano Comenencia « égalisé sur son premier tir, un ballon un peu dévié », comme l’explique Julian Nagelsmann, les Allemands ont peut-être entendu une petite musique. Celle qui les avait obligés à faire leur valise dès la fin des phases de poules en 2018 et 2022. L’édition 2026 et son format à 48 nations réduisait déjà mathématiquement cette possibilité, mais c’est la définition d’un spectre : il n’attend que le premier signe de faiblesse pour ressurgir.
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Cette fois, la Mannschaft n’a pas eu le temps de trembler. «C’était intéressant de voir comment l’équipe allait réagir à cela parce que, bien sûr, on a les deux derniers tournois en tête, a reconnu le sélectionneur. Pendant 5-6 minutes, l’adversaire a pris énormément de confiance, on était un peu trop statiques, mais ensuite on s’est très bien repris ». Et le rouleau-compresseur, celui que l’Allemagne a toujours aimé être, a repris sa marche en avant pour terrasser l’escouade caribéenne.
7-1, un score sans chichi qui se fait l’écho d’un passé glorieux et pas si lointain, puisque c’est sur cette marque que Neuer et ses potes de l’époque avaient en 2014 explosé le Brésil avant d’aller décrocher leur dernier titre mondial. « En seconde période, on a très bien contrôlé, on a tout bien défendu, on s’est créé beaucoup d’occasions, on a marqué beaucoup de buts, sur coups de pied arrêtés, dans le jeu, sur des transitions après récupération. On a aussi eu différents buteurs et, au final, ce n’est pas si simple de marquer sept buts donc on est très satisfait ». Tu m’étonnes.
On parle d’un temps que les moins de 12 ans ne peuvent pas connaître
Personne cette nuit ne se gargarisera de cette performance, tant les écarts étaient immenses entre une nation qui est présente sur la grande scène mondiale depuis 1954 et une autre qui ne faisait que la découvrir. Personne ne fanfaronnera d’avoir seulement fait respecter la logique. Mais de l’autre côté du Rhin, tout le monde pourra souffler un bon coup : l’Allemagne a repris ses bonnes vieilles habitudes. On ne parle pas de morning routine qui consiste à engloutir des patates et du salami au petit-déj, non, mais bien de cette tradition d’écraser ses adversaires d’entrée, cet art d’infliger des scores fleuves et de soigner sa différence de buts dès la première journée de Coupe du monde. Une chose qui n’avait plus été réalisée depuis la victoire face au Portugal (4-0) en 2014.
Nous avions vraiment besoin de cette victoire convaincante et de la confiance qu’elle nous apportera, a-t-il confié au micro de DAZN. Cette confiance a toujours été là, mais elle s’est renforcée.
À Houston, cette équipe a semblé renouer avec ce qui a longtemps fait sa force : un football direct, total et constamment porté vers l’avant. Une philosophie avec laquelle le chef d’orchestre allemand, Julian Nagelsmann, s’est formé. Lui qui à l’époque était encore un coach amateur de 27 ans en quête d’expérience semble désormais avoir mis en place ce qui l’a inspiré. « Nous avions vraiment besoin de cette victoire convaincante et de la confiance qu’elle nous apportera, a-t-il confié au micro de DAZN. Cette confiance a toujours été là, mais elle s’est renforcée. »
Un succès traduit par le chant qui résonnait dans l’enceinte du NRG Stadium : « Le train n’a pas de frein ». À l’image de ce qu’on peut voir en Bundesliga, les Allemands ont cherché la verticalité dès la récupération, multipliant les projections rapides et terminant la rencontre avec 26 tentatives, 12 cadrées et 21 dans la surface. Peu de séquences inutiles, beaucoup d’intensité et cette volonté permanente d’aller faire mal. Autre symbole de cette soirée réussie : toutes les lignes ont participé au festival offensif. Défenseurs, milieux et attaquants ont chacun trouvé le chemin des filets. Seul Manuel Neuer a été privé de sa part du gâteau. Curaçao n’est évidemment pas un révélateur absolu, mais quand on connaît le potentiel de cette équipe et avec ce poids en mois, l’horizon allemand est déjà un peu plus dégagé.
Les notes d’Allemagne-CuraçaoPar Hugo Geraldo
















































