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Comment stopper le blues de Yohan Cabaye ?

Par Mathieu Faure
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Comment stopper le blues de Yohan Cabaye ?

Arrivé en janvier dernier à la demande de Laurent Blanc, Yohan Cabaye traverse depuis une période très délicate au PSG ainsi qu'en équipe de France. Au point que certains s'interrogent sur son avenir immédiat dans la capitale. Pourtant le PSG a encore les moyens de remettre son milieu de terrain dans le bon sens.

À la fin du match entre le PSG et Lorient, il y a trois semaines, on a rarement été aussi mal à l’aise après une rencontre de Ligue 1 suite à la prestation de Yohan Cabaye. Même si les Parisiens se sont imposés dans le Morbihan (2-1), le numéro 4 de la capitale a tout raté. Jamais l’international français n’avait semblé aussi fébrile au PSG. Comme si le maillot était trop grand pour lui. Avant le déplacement à Metz, ce vendredi soir, Cabaye pèse 11 matchs de Ligue 1 avec le PSG, dont 6 en tant que titulaire. Le garçon n’est donc pas mis au placard. Pourtant, on sent qu’il perd confiance à vitesse grand V. On pourrait presque parler de « dépression sportive » tant le joueur ne tente plus rien et rate le peu qu’il tente. Recruté pour son jeu long et sa capacité à frapper de loin, on n’a encore jamais vu le Yohan Cabaye qui avait mis Newcastle à ses pieds. Un joueur qui arrachait ces mots d’amour à son coach anglais Alan Pardew en début de saison 2013 : « Il est le cerveau de mon équipe, celui qui sait quand il faut accélérer le rythme du match ou ralentir le tempo. » Le même qui brillait avec les Bleus au poste de sentinelle lors du barrage retour contre l’Ukraine. C’était il y a un an. Que ce match semble loin…

Du sous-Motta

À tel point que Laurent Blanc, qui avait pourtant milité pour sa venue, a confirmé la petite dépression de son milieu hier en conférence de presse d’avant-match. « Cabaye ? Oui, il est en difficulté. Mais il se rend compte de sa situation et sait qu’il y a de très bons joueurs au milieu de terrain au PSG. Il espérait changer la hiérarchie en arrivant, il a eu quelques difficultés d’adaptation, une baisse de moral, mais il s’est rendu compte qu’il fallait changer les choses après son match à Lorient, où il a été en difficulté. Personnellement, je sens qu’il est mieux. Il veut jouer, mais jouer ne suffit pas toujours. Si vous jouez et que vous êtes mauvais, votre situation ne s’améliore pas, au contraire. » Pour la première fois, le coach francilien a admis l’évidence. Cabaye a connu un sérieux trou d’air entre septembre et octobre et doit maintenant confirmer sur le terrain l’investissement consenti par le club pour le faire venir.

De fait, derrière le trident Motta-Verratti-Matuidi, Cabaye était censé apporter autre chose. Une autre arme létale en quelque sorte. Infatigable intercepteur de ballons et dans la fleur de l’âge, le garçon devait permettre à Laurent Blanc d’apporter un vrai plus dans les transitions de sa formation. Surtout, il avait un cahier des charges simple et efficace : tirer, tacler, monter, descendre. Parfait pour un mec capable d’évoluer aux trois postes du milieu. Mais voilà, dix mois après son arrivée, Cabaye n’a rien bouleversé. Que ce soit la hiérarchie du milieu parisien ou même la manière de jouer du PSG. Pourtant, dans cette logique de possession stérile, il aurait été un recours idéal pour casser les vieilles habitudes et envoyer du jeu. Touché mentalement, Cabaye fait du sous-Motta. Triste.

Transfert en vue ?

Dès lors, son nom dégouline dans les journaux anglais en vue d’un retour en Premier League. Des mots signés de l’ancien joueur de Newcastle Olivier Bernard, qui pige aujourd’hui pour le quotidien du coin, Chronicle. En début de semaine, l’ancien latéral était même très affirmatif sur la suite de cette affaire. « Yohan n’a pas signé au PSG en ayant toutes les garanties sur son temps de jeu, et ce qui est dur, c’est que quand il joue, il n’a pas le même impact qu’avec Newcastle. (…) Je n’ai aucun doute sur le fait qu’il sera de retour en Angleterre en janvier. Il reviendra en Premier League dans un club qui lui assurera du temps de jeu afin de garantir sa place en équipe de France. » Des propos qui n’ont pas eu la même résonance dans la bouche de Didier Deschamps en marge du rassemblement de l’équipe de France. « Je ne suis pas inquiet. Après, forcément, on ne peut pas dire qu’il est heureux, parce qu’il a été habitué jusqu’à maintenant à ne pas se poser la question s’il allait débuter un match. Mais là, il est dans un autre club avec de la concurrence importante. (…) Du temps de jeu, il en aura forcément, plus ou moins, mais de toute façon il joue, même s’il ne commence pas tous les matchs. »

Contre Metz, Marco Verratti et Blaise Matuidi seront sur la touche, car blessés. Il y a un mois, Yohan Cabaye aurait débuté ce match sans problème. Actuellement, avec la forme de Javier Pastore et le retour dans le jeu d’Adrien Rabiot, l’ancien Lilllois n’est plus sûr de rien. Une manière comme une autre de tester sa force de caractère. Surtout qu’en dépit de certaines déclarations, Cabaye a l’air de bien se sentir au sein du club de la capitale. Dans les colonnes de 100% PSG, le magazine officiel du club, on a même découvert un garçon chambreur. Alors qu’on lui demandait de parler fringues, il n’a pas hésité à parler de Lucas. « Le plus mal habillé ? C’est Lucas, pas de doutes(rires). Il n’a qu’une tenue lorsqu’il vient au centre d’entraînement : c’est son survet’ ! Il paraît qu’il sait aussi s’habiller correctement, mais je ne l’ai jamais vu. » Cabaye n’a donc pas tout perdu. Il sait encore tacler.

Le match que vous n'avez pas regardé : Ayacucho – Alianza Lima

Par Mathieu Faure

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