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Chalmé : « Regarder plus haut »

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« Vous pouvez me rappeler un peu plus tard ? Je suis en plein déménagement ». Une fois ses cartons déballés, Matthieu Chalmé, qui entame sa quatrième saison dans le couloir droit des Girondins, accepte avec bonne humeur d'évoquer le chantier bordelais.

Bordeaux est actuellement 10e, son meilleur classement de la saison. Soulagé d’intégrer pour la première fois le Top 10 de la L1 ?

Forcément que ça fait du bien ! On savait qu’il fallait mettre un coup d’accélérateur juste avant la trêve internationale. Nous voilà dans la première moitié de tableau, on doit maintenant regarder encore plus haut.

Comment expliquer la lenteur girondine au démarrage ?

On perd 1-0 à Montpellier pour la première journée de championnat. Et là, ça nous replonge dans le traumatisme de la fin de saison cauchemardesque de l’an passé. La différence entre Jean Tigana et Laurent Blanc ? Il n’y en a pas vraiment. Le coach met l’accent sur la rigueur. Il nous demande de jouer au ballon mais surtout de stabiliser la défense.

Avec du recul, vous avez une explication sur l’effondrement de la saison dernière ?

Il n’y a pas UNE explication. En fait, c’est plutôt une somme de petits détails. On a inconsciemment un peu lâché en championnat pour se recentrer sur la Ligue des Champions. Ensuite tu ajoutes des blessures, des suspendus, des matches reportés, la polémique sur l’avenir de l’entraîneur… Tout allait contre nous. (Il insiste) Mais seuls les joueurs sont responsables de cet échec. C’est dommage, le deuxième titre consécutif nous tendait les mains.

Les rebondissements du mercato bordelais fin août (départs de Gourcuff et Cavenaghi, arrivées de Ben Khalfallah et Maazou) vous ont-ils perturbés ?

Oui et non. Rappelez-vous qu’on s’était déjà incliné par deux fois en championnat début août. Il faut juste accepter le choix de départ de certains joueurs. On les a remplacés par d’autres qui souhaitaient vraiment rejoindre les Girondins.

Mais est-ce qu’au fond de vous, vous ne vivez pas cela comme un manque d’ambitions du club ?

Je connais la réalité du marché aujourd’hui. On a perdu des éléments très importants dans l’équipe. Après, les dirigeants ont fait le choix de la stabilité financière, pour éviter des pertes de 15-20 millions d’euros. On sait tous que les clubs français vont connaître d’importantes difficultés économiques. Bordeaux a assuré le coup. Mais je suis persuadé qu’on peut atteindre l’Europe avec ce groupe. Les nouveaux n’ont pas beaucoup d’expérience alors laissons leur le temps.

Cela passe par une série de victoires… A commencer ce samedi à Auxerre ?

Ce n’est jamais évident de jouer à l’Abbé Deschamps. Auxerre découvre le cumul Ligue des Champions/championnat. On sait ce que ça signifie : l’Europe te fait perdre beaucoup d’énergie. Si Bordeaux se montre costaud, alors on pourra ramener des points. Auxerre joue à Amsterdam mardi prochain et cherchera à gagner de la confiance. Ce match permettra de voir si on veut basculer dans le haut de tableau ou si on préfère rester tranquille au milieu du classement.

Comment jugez-vous ce début de championnat qui voit les cadors malmenés ?

Je ne suis pas très surpris ni inquiet. Les grosses écuries font de lourdes préparations l’été pour atteindre un pic de forme au milieu de l’automne. D’ailleurs, on voit que Marseille ou Lyon commencent à remonter. Mais des équipes comme Toulouse ou Rennes vont se battre jusqu’au bout.

La France a battu le Luxembourg en début de semaine. Voir jouer les Bleus, ça vous fait mal au cœur ou ça vous donne des fourmis dans les pieds ?

Des fourmis dans les pieds bien sûr ! Cette équipe, elle me fait rêver. Elle est en reconstruction, il faut faire confiance à ceux qui ont repris les rênes. Je n’ai pas été sélectionné mais je suis aussi réaliste. Maintenant, tant que je serai un footballeur de haut niveau, j’y croirai…

Propos recueillis par Pierre Nigay

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