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  • Ligue 1
  • 25e journée
  • Marseille/Valenciennes (1-0)

Ça sourit enfin pour Marseille

Par Arthur Jeanne
3' 3 minutes
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Ça sourit enfin pour Marseille

Au terme d'un match insipide, les Marseillais ont battu Valenciennes (1-0) grâce à un but de Rod Fanni dans le money time. Empruntés dans le jeu face à une équipe valenciennoise bien en place, mais franchement pas impressionnante, les Marseillais ont su se révolter dans le temps additionnel.

Marseille – Valenciennes : 1-0
But : Rod Fanni (90e) pour l’OM.

Le salut enfin, après 93 minutes d’ennui. Marseille peut remercier Rod Fanni. Le latéral olympien qui venait de manquer le but de la victoire cinq minutes plus tôt a offert une victoire extrêmement précieuse aux siens. Alors que depuis le début de la partie les centres marseillais ne trouvaient aucun destinataire, Rod se jette comme un mort de faim et bat Penneteau. 1-0 pour une victoire en trompe-l’œil. Certes les Valenciennois, auteurs d’un non-match offensivement, ont prouvé à quel point leur absurde surnom de « Barça du Nord » était usurpé. Certes, les hommes d’Élie Baup auraient pu bénéficier d’au moins un pénalty sur deux actions litigieuses, avec notamment un accrochage sur Lucas Mendes, mais, au vrai, l’OM a étalé ses carences sur le pré pendant 90 minutes avant de se révolter dans le temps additionnel.

Le vide intersidéral

Pourtant dès le début de la partie, l’OM veut s’installer dans le camp valenciennois, Fanni cavale sur son flanc, puis Gignac remet le couvert. L’OM tient la balle, mais a du mal à accélérer. Droit au but ? Ben non, gênés par le pressing des Nordistes, Marseille passe par les flancs. Les latéraux balancent des centres que personne ne vient couper. Les attaquants blancs ont du mal avec le premier poteau. Les Olympiens tentent de s’appuyer sur des déviations d’Ayew ou Gignac, en vain. Carlos Sánchez joue les maîtres-chiens et tient bien ses adversaires. Seul Mathieu Valbuena, remuant, parvient à faire des différences. À la 18e minute, l’OM tient sa première occasion sur un coup franc vite joué dans le dos de la défense. Gignac bien lancé rate son lob sur un Penneteau parti à la pêche. Les Nordistes, eux, jouent clairement pour ne pas perdre, après une demi-heure de jeu, c’est à peine si ils ont franchi la moitié de terrain adverse balle au pied, pour autant ils ne sont pas franchement en danger. Ce n’est pas le plat du pied expédié dans les nuages par Romao bien servi par Gignac qui les emmerdera. Il manque toujours quelque chose aux attaques marseillaises, à l’image de leur occasion la plus nette. Ayew remet de la tête sur Gignac, celui-ci s’appuie bien sur son défenseur, mais frappe en pivot dans le vide. Déplorable.

Le PSG la semaine prochaine

La deuxième période reprend de la même manière. Les Marseillais enquillent les centres, mais personne n’est à la réception. Les premiers sifflets retentissent, Romao et Barton jouent trop bas. Les attaques olympiennes manquent de panache et de justesse, à l’image d’un centre en retrait de Valbuena sur lequel Sanchez, comme souvent très bon, intervient. En bref, si la première période était moyenne, la seconde est extrêmement pénible. À l’heure de jeu, aucune frappe cadrée, la statistique est éloquente et témoigne aussi bien de la faiblesse offensive des Marseillais que du refus de jeu des Valenciennois. Pas de rythme, des approximations techniques, à l’image de cette glissade de Morel ou d’un horrible centre d’Amalfitano sanctionné par les quolibets logiques du Vélodrome. Une minute plus tard, l’ancien Sedanais qui vient d’entrer envoie un méchant tacle sur Lindsay Rose, l’homme au patronyme d’actrice porno californienne. Danic profite du coup franc qui s’ensuit pour signer la première frappe cadrée du match, sans danger cependant. On se dit alors qu’on se dirige vers un triste 0-0 des familles, que cet OM-là n’a plus la réussite et la grinta du début de saison. Et puis dans le temps additionnel, Rod Fanni surgit et met du baume au cœur du Vélodrome. Mine de rien, à une semaine d’affronter le PSG au Parc, cet OM mi figue-mi raisin est deuxième de Ligue 1.

Une Espagne à l'état solide

Par Arthur Jeanne

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