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Claudio Echeverri, diaboliquement talentueux

Par Adel Bentaha

Brillant avec l’Argentine en Coupe du monde U17, Claudio Echeverri attise déjà les convoitises. Focus sur la pépite de River avant sa demi-finale face à l’Allemagne ce mardi.

Claudio Echeverri, diaboliquement talentueux

Les tournois de jeunes sont rarement des références. Parmi les talents escomptés, rares sont en effet ceux qui parviennent à faire une carrière professionnelle, et encore plus rares sont ceux qui marquent les esprits. Cependant, certaines figures semblent faites pour réussir. En ce mois de novembre 2023, l’Indonésie et sa Coupe du monde U17 offrent l’éclosion de Claudio Jeremías Echeverri. Un petit attaquant argentin, tassé et rusé, dans le pur style albiceleste, à qui l’on augure déjà les sommets. Présentation d’« El Diablito ».

Du Chaco à River

Pour comprendre les qualités d’Echeverri, pas besoin d’être un stratège tactique : le garçon sait marquer des buts, et ne fait que ça. De ce Mondial U17, il en est ainsi le comeilleur buteur avec cinq réalisations (aux côtés de son compatriote Agustín Ruberto). Des exploits réalisés face au Japon en phase de groupes, au Venezuela en huitièmes de finale et au Brésil en quarts, avec un triplé en prime. Grands dominateurs du tournoi, les Argentins carburent d’ailleurs à trois buts de moyenne par match (la seule partie conclue par un bilan moins important étant leur défaite en ouverture contre le Sénégal, 1-2).

De quoi faire de leur attaquant une belle attraction. Né le 2 janvier 2006, il a déjà gagné un surnom grâce à son entourage, qui l’appelle « El Diablito » (Le Diablotin, en VF). La faute à un sens inné du gol et à des similitudes techniques avec la légende bolivienne Marco Etcheverry. Une famille de puristes, visiblement. Starifié dès l’enfance par sa signature à l’académie de River Plate, Claudio Echeverri s’est toujours programmé pour réussir et ne veut pas qu’on lui parle d’âge. Au point d’aller se plaindre auprès du directeur du centre et de réclamer un appartement pour sa maman, car lassé de faire les allers-retours entre Buenos Aires et sa ville de Resistencia.

Quintero et musée

Cette Coupe du monde n’est finalement qu’une sorte de confirmation pour Echeverri, déjà professionnel à River depuis le mois de décembre dernier. L’enfant du Chaco en est ainsi à quatre apparitions avec l’équipe A, loin des temps de passage établis par Warren Zaïre-Emery, Lamine Yamal ou Endrick, mais proche des standards requis pour se faire une place dans l’un des clubs les plus prestigieux d’Amérique du Sud. Avant d’atteindre l’Europe. Car comme pour tous les prospects sudams, le Vieux Continent est une suite logique. Des cadors européens que le buteur a déjà pu tester en 2017, alors à peine âgé de 11 ans, durant le Tournoi de Venise en Italie. Le gamin y ridiculisait Chelsea, plantait contre Benfica et s’offrait un triplé face à la Juventus. River Plate décidait alors (déjà) de lui offrir un précontrat.

Pas encore majeur aujourd’hui, c’est dans une tout autre dimension qu’Echeverri se retrouve embarqué. De celle qui fera de lui la nouvelle référence argentine du poste pour les vingt prochaines années ou un énième gâchis de la Pampa. L’intéressé ne souhaite d’ailleurs pas trop s’avancer. Lorsqu’on l’interroge sur ses modèles, il ne cite aucunement Lionel Messi, Gonzalo Higuaín ou Sergio Agüero. Non, son inspiration n’est même pas un avant-centre, mais Fernando Quintero, le fougueux Colombien, bien connu des supporters du Stade rennais. Pour garder les pieds sur terre, le Diablotin refuse également de penser à l’Europe. Ce qui l’intéresse, c’est de faire une saison complète à River. Ce club auquel il consacre un véritable musée dans l’un des étages de la maison familiale, tel que le rapporte TyC Sports. Entre posters, maillots Adidas et écharpes, Claudio Jeremias Echeverri semble donc avoir l’esprit bien accroché et un brin flippant. Mais après tout, les diablitos sont là pour faire peur. Et l’Argentine en aura bien besoin face à l’ogre allemand ce mardi.

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