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À Nantes, l’épidémie de Castro

Par Ulysse Llamas
4 minutes

Comme en 2024, 2023, 2022, 2021 et avant, Nantes stagne en bas de classement. Et pense à virer son entraîneur. Pour éviter le jour sans fin, il reste à la famille Kita une solution : maintenir Luis Castro à son poste.

À Nantes, l’épidémie de Castro

À Nantes, les marronniers reviennent début décembre : acheter un nouveau ciré pour éviter la pluie, polémiquer sur la mère Noël du marché hivernal, apprécier les artistes locaux – dont cette année le duo Tragédie, Philippe Katerine ou Zaho de Sagazan – et parier sur le futur entraîneur des Kita. Car le FC Nantes est aussi routinier qu’un étudiant qui mange des pâtes. Cette saison, comme depuis un éphémère podium en septembre 2019, il végète en bas de classement. Avec 11 points pris en 14 journées, il réalise son plus faible début de saison depuis 2006-2007, An-1 avant Waldemar Kita.

Pire : le barragiste ne marque que lors de la moitié de ses matchs. Il est la deuxième pire attaque de Ligue 1 derrière le dernier (Auxerre), marquant autant qu’une équipe sans attaquant (Angers). Les « on se fait chier » devraient redescendre des travées de la Beaujoire ce samedi contre Lens. Luís Castro ne devrait pas beaucoup dormir d’ici là, en se remémorant le destin de René Girard, Miguel Cardoso, Christian Gourcuff, Pierre Aristouy, Gernot Rohr et d’autres, partis avant Noël. Pour sortir de cette folle spirale, Nantes peut tenter un truc : maintenir Luís Castro à son poste.

Le Castro doit faire barrage

Ce dimanche des 75 ans de l’OL montre d’un côté que Nantes est très gentil et n’aime pas gâcher les anniv. Il prouve aussi que quand tout va mal, tout va mal. « Nous n’avons jamais nos onze joueurs, il se passe toujours quelque chose », a commenté Luís Castro après la rencontre, faisant référence à l’expulsion de Junior Mwanga et à la blessure de Louis Leroux (en plus de celles de Dehmaine Tabibou et de Francis Coquelin), après le retour de Johann Lepenant. Après tout, Nantes a réussi à gérer l’OL en première mi-temps. Avant d’être à dix, Nicolas Cozza a tiré à côté, Matthis Abline trop mollement.

Donc oui, Castro a des excuses. Son effectif n’est pas conséquent. Excepté Herba Guirassy, Nantes n’a pas d’ailiers au niveau de la Ligue 1. Mayckel Lahdo n’a touché que 16 ballons ce dimanche, Yassine Benhattab a malheureusement disparu de la circulation. Matthis Abline est le seul attaquant digne de ce nom et ne joue pas en numéro 9. Le milieu de terrain manque de solutions. Alors que le dossier des latéraux n’est pas ouvert. Castro a un mérite : il fait émerger Herba Guirassy, Bahmed Deuff, Dehmaine Tabibou, Louis Leroux, Tylel Tati.

Castro, trop fidèle ?

Et puis, l’ancien entraîneur de Dunkerque est très exigeant. Dans le Nord, ses joueurs avaient mis plusieurs mois à assimiler ses préceptes. Lors de sa première saison, il avait conservé la confiance de sa direction et terminé premier non-relégable. Il cherche, et ses analyses d’après-match ont le mérite de faire émerger des explications tactiques. La preuve ce dimanche : « Le plan était de presser seulement quand c’était le moment, ne pas donner d’espaces, car Lyon joue avec beaucoup de monde dans l’axe. Ça a plutôt bien marché en première période. On savait que Lyon joue entre la ligne médiane et la défense adverse, que Tolisso attaque dans le dos. Avec une défense à quatre, c’est plus dur, car si un Lyonnais plonge, il attire un de nos joueurs. On voulait donc avoir une ligne défensive plus large. »

Je continue à faire mon travail. Je ne panique pas dans une situation difficile.

Luís Castro, travailleur

« Je continue à faire mon travail. Je ne panique pas dans une situation difficile », a-t-il poursuivi. Selon L’Équipe, son avenir n’est pas en danger immédiat avant la trêve hivernale, sans qu’on sache s’il s’agit de la confiance des Kita ou de leur lésinerie. Ce qui inquiète, c’est que le jeu nantais n’est pas loin du néant. Il y a certes cette volonté de jouer haut et d’avoir un bloc compact, pour attaquer rapidement, mais Nantes donne trop souvent l’impression de ne procéder que par les chevauchées de Tabibou, Mwanga, ou les longs ballons vers Abline. Kwon, en cinquième défenseur, repasse. Contre Lyon, Nantes n’a eu la balle que 28 % du temps. En comparaison, Angers, Metz et Le Havre proposent des belles séquences. Nantes traverse au contraire les matchs en position de dominé et d’attentiste. L’équipe est sans réaction. Les deux points pris lors de l’enchaînement de Metz, Le Havre et Lorient ont fait mal, et empêchent peut-être les joueurs de prendre de la confiance, et donc des risques. Aux Kita d’en prendre ?

Mercato : encore du mouvement à Nantes

Par Ulysse Llamas

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