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Antoine Erbani : « Verratti a réussi un plaquage que l'on apprend à l’école de rugby »

Dans le rugby français, son nom est une légende. Le père, Dominique Erbani compte 46 sélections et un titre de vice-champion du monde. Le fils, Antoine, troisième ligne aussi, a fait toutes ses classes à Agen, dont il était capitaine avant de rejoindre la Section Paloise. Mais avant d’être international U20, Barbarians et parmi les meilleurs numéros 8 du championnat, il a commencé par le foot. Pas mieux que ce fan des Girondins pour parler plaquage, stade du Hameau et Jurietti avant le 8e de finale de Coupe de France entre Pau et le PSG.

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Tu as vu le plaquage de Marco Verratti sur le Lillois Jonathan Bamba dimanche soir. Quel est ton regard de troisième ligne sur son geste ?
Techniquement, c’est pas mal du tout. Il se baisse comme il faut et il le fait tomber. Il n’y a rien à redire sur le geste défensif. Ce qu’a réussi Verratti, c’est un plaquage comme on l’apprend à l’école de rugby. Il place même la tête du bon côté : c’est une notion importante au plaquage. Ce qu’on t’apprend, c’est utiliser l’épaule la plus proche du mec que tu veux plaquer. S’il est à ta gauche, il faut y aller avec l’épaule gauche. C’est plus sûr : tu as moins de chances de prendre la hanche en pleine tête et donc moins de risque d’une commotion. Après, il y a ce qu’on t’apprend à l’école de rugby et la réalité. Un rugbyman aura souvent une épaule plus forte que l’autre sans que ça soit lié au fait d’être droitier ou gaucher. Moi, je ne plaque quasiment que de l’épaule droite à la suite d'une blessure que je me suis faite à l’épaule gauche quand j'étais jeune. Après, j’ai eu du mal à m’en servir.


C’est quoi un bon plaquage ?
Ça dépend des situations. Disons que c’est de plus en plus difficile de faire un plaquage offensif où tu renvoies l’adversaire chez lui parce que les gabarits sont plus imposants. Stopper net et faire tomber, c’est primordial. L’idée, c’est que le jeu ne continue pas après le porteur de balle et que celui-ci soit incapable de faire une passe. L’idéal, c’est de faire reculer l’adversaire parce que cela veut dire que tu fais avancer ton équipe.

Faut-il plaquer en haut ou aux chevilles comme Verratti ?
Moi, j’ai l’habitude de plaquer haut dans le but d’empêcher l’adversaire de faire un passe. Mais l’idéal, c’est en bas. Déjà, tu t’exposes moins : en haut, tu peux prendre un coup de coude de l’attaquant, et ça va faire plus mal qu’un plaquage propre aux chevilles, même si lui risque un carton rouge avec les nouvelles directives des arbitres. C’est à double tranchant. Plaquer aux chevilles, c’est une façon de ne pas prendre de risque. Tu peux faire tomber n’importe qui avec cette technique. Les Fidjiens rapides et costauds, pour ne pas finir sur le cul, tu as presque intérêt à les laisser passer et plaquer en bas en te retournant.

Tu as une autre technique de rugby à suggérer aux joueurs du Pau FC qui reçoivent le PSG ?
L’intimidation dans le tunnel. Au rugby, ça peut se faire de déclencher une bagarre. Rentrer dans l’adversaire, ça peut être une bonne technique, même si les Parisiens doivent avoir l’habitude des intimidations. Il y en a qui font claquer les crampons dans le couloir. Moi, ce n’est pas mon truc. Au rugby, chacun a sa façon, très personnelle, de se préparer. Moi, je suis tranquille de nature. Quand le match se rapproche, bien sûr le sang commence à bouillonner. Mais avec l’âge, on se canalise. Le rugby est un sport de contact, ce qui induit une préparation individuelle particulière. La dimension de combat t’oblige à te préparer particulièrement.

Dans quel état avez-vous laissé la pelouse ?
« La dernière fois qu'on a joué à Pau, c’était le 18 janvier contre Leicester en Coupe d’Europe. La pelouse, ça avait l’air d’aller. Elle est jouable et en plus repeinte avec du colorant. Mais c’est sûr que les Parisiens, ça va leur faire bizarre s’ils s’attendent à un billard... »
Notre dernier match, c’était samedi à Brive (défaite 33-26). Au Hameau, c’était le 18 janvier contre Leicester en Coupe d’Europe. Ça avait l’air d’aller. Elle est jouable et en plus repeinte avec du colorant. Mais c’est sûr que les Parisiens, ça va leur faire bizarre s’ils s’attendent à un billard. Ça peut être un atout pour Pau. J’espère pour le Pau FC qu’elle ne sera pas trop bonne. En revanche, si on peut la récupérer en bon état ensuite, ça serait bien. Nous, on aime produire du jeu, parfois ça n’a pas été possible, notamment après 18 jours de pluie.

Tu étais dans les tribunes pour le 16e de finale contre Bordeaux, ça t’a fait quoi de voir du foot sur ton terrain ?
C’était bizarre. Déjà, j’étais passé au Hameau un ou deux jours avant le match et il n’y avait plus les poteaux. Mais le jour du match, c’était super sympa. Moi, j’aime beaucoup le foot. Mais en plus, j’ai vu un engouement que je crois que le foot est le seul à pouvoir provoquer. Un but, c’est tellement rare que l’émotion se dégage automatiquement. Il y avait du bruit, c’était impressionnant. Je vais parfois au Matmut, il y a moins d’ambiance qu’il n’y en avait ce soir-là. Contre Paris, ça devrait être bien. Mais je n’y serai pas : c’est notre semaine de vacances avec la Section et j’ai des choses plus importantes à faire. Pas de regret même si c’est un moment important pour la ville.

Tu avais déjà vu le PSG sur un terrain de rugby ?
Oui, en 2011, le PSG avait affronté Agen en 16es de Coupe de France, et le match s’était déroulé à Armandie, stade du SUA où je jouais. Paris avait gagné 3-2 (buts de Bodmer, Luyindula et Hoarau, N.D.L.R.). Pourtant, ce n’était pas le PSG qui gagnait beaucoup de titres. Il y avait Nenê, Jallet, mais aussi Edel. Peut-être qu’ils n’avaient pas pris ce match au sérieux. Dans les tribunes, on y a cru, on était comme des fous. L’ambiance était incroyable.

Tu t’es déjà surpris à imaginer une Coupe de France en rugby : affronter avec Pau, Laroque-Timbaut, club de Promotion Honneur du Lot-et-Garonne ?
« Une Coupe de France de rugby ? Il y a quand même un écart physique et des différences de gabarit à prendre en compte. J’ai des copains qui jouent dans des petits clubs de village. Parfois, ils croisent des Fidjiens, des ex-pros  : c’est limite dangereux. »
Il y a quand même un écart physique et des différences de gabarit à prendre en compte. J’ai des copains qui jouent dans des petits clubs de village. Parfois, ils croisent des Fidjiens, des ex-pros  : c’est limite dangereux. J’ai vu que le XV de France a défié l’équipe de France militaire, et les amateurs ont passé un sale quart d’heure. Au haut niveau, ça va plus vite : l’intensité change et les impacts aussi. Il y a déjà une différence entre Top 14 et Pro D2. Une Coupe de France, je ne vois pas comment c’est possible. Cela dit, ça serait sympa de croiser le capitaine de Laroque qui est un ami.


Tu as joué au football, toi ?
Bien sûr : j’ai joué pendant 8 ans. D’abord à Foulayronnes, à côté de chez moi, puis au SUA foot. J’ai été appelé par les sirènes de la ville... Je jouais avec Brice Dulin (international avec le XV de France, N.D.L.R.) : moi, je me débrouillais comme défenseur gauche, lui, il était milieu offensif. Il traversait le terrain, mais il ne faisait pas une passe : c’était un enfer. En fait, mon père ne voulait pas vraiment que je joue au rugby. Et surtout pas que je commence trop tôt. Je faisais du foot et de la natation. À 12 ou 13 ans, la réalité m’a rattrapé, et je suis parti au rugby. Sans regret. Jamais je ne me dis que j’aurais eu le même niveau au foot.

Tu supportes un club ?
Bordeaux, mais il ne faut pas le dire en ce moment. C’est le club de la région et puis j’ai de la famille dans le Bordelais. J’ai aussi fait mes études là-bas en sport études à Talence. J’ai ma famille, mes amis, c’est une ville que j’aime : Bordeaux, c’est une évidence. Ma première fois à Chaban, c’était avec mon père : Bordeaux avait perdu 2-0 contre Lens. J’y vais une fois par an. L’an dernier, j’y étais pour Monaco : je n’étais pas dans le stade qu’on était déjà menés 2-0...

Ton joueur culte ?
Gourcuff quand il était là, c’était top. Jurietti aussi dans son style. En ce moment, c’est difficile de donner des noms. Quand je vois que c’est Jimmy Briand qui marque, je me dis que les temps sont durs. Surtout quand je rembobine jusqu’à mes premiers souvenirs : 1999 et le titre avec le but de Pascal Feindouno. J’avais 9 ans, mais j’ai toutes les images en tête.

Quand tu étais en équipe de France U20, vous aviez commencé le premier entraînement de la Coupe du monde avec un tournoi de foot. C’est fréquent dans le rugby ?
On était en Argentine, c’était la colo dans l’état d’esprit, mais sur le terrain, c’était sérieux. On avait fait un bon tournoi. Mais oui, c’est vrai, on avait commencé par un foot. Avec la Section, ça peut nous arriver parfois quand il y a une séquence ludique, mais c’est rare. Malheureusement ou heureusement... Il y a surtout des coéquipiers très mauvais. Mais pas que. À Pau, il y a Charly Malié, international espagnol et fan du Real, qui est bon. Il y a notre ouvreur aussi Antoine Hastoy ou Bastien Pourailly. Ceux qui jouent derrière en fait...

Propos recueillis par Grégory Letort
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