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« France-USA peut avoir un énorme impact sur le futur du foot féminin »

Non sélectionnée avec les Grasshoppers, Andrine Hegerberg passe son Mondial entre la France et la Norvège avec sa sœur Ada. Entre deux invitations, quelques shootings, un stage à Oslo et des interventions à la BBC, la joueuse du PSG prend le temps de revenir sur sa saison et d’analyser cette première partie de Coupe du monde. Avec un petit taquet pour l’arbitrage.

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Que fais-tu pendant cette Coupe du monde ?
En ce moment, je suis en vacances. Je fais donc tout ce que je ne peux pas faire pendant la saison : je passe du temps avec ma famille et mes amis, je déconnecte un peu. Bon, je m’entraîne aussi quotidiennement pour préparer la saison prochaine, et puis on a pas mal d’activités à gérer. Ces dernières semaines, j’ai fait quelques shootings avec Adidas, mais aussi MOT, une œuvre caritative qui combat la violence et l’utilisation de la drogue chez les jeunes, que l’on soutient avec Ada. Je suis aussi allée à Paris pour travailler avec la BBC sur la Coupe du monde, c’était assez fun comme expérience. Et lundi dernier, on était à Reims avec Ada pour USA-Espagne, c’est Taittinger (la maison de champagne, N.D.L.R) qui nous avait invitées.

Avec Ada, vous avez aussi votre camp à Oslo, non ?
Oui ! C’est même le plus important pour nous. On a reçu 23 jeunes joueuses de 16/17 ans, venant de toute la Norvège, pendant trois jours. On s’entraîne et on joue ensemble, on partage nos histoires avec Ada, mais aussi notre expérience, on veut les aider à réaliser leurs rêves. L’année dernière, Shanice van de Sanden (coéquipière hollandaise d’Ada à l’OL, N.D.L.R) était notre invitée, cette année c’était Bobby Madley, un ancien arbitre de Premier League, qui a partagé son expérience au top niveau mondial.


Comment as-tu vécu cette saison au PSG, passée en partie sur le banc ?
C’était un peu difficile. Elle avait bien commencé, j’ai été élue meilleure joueuse au tournoi de la Real Sociedad en août. Je jouais régulièrement, surtout en Ligue des champions, puis je me suis blessée pendant l’hiver et je n’ai plus vraiment joué par la suite. C’est comme ça, je continue de bosser.

Collectivement, vous faites une belle saison, mais l’OL a encore tout raflé cette année. Ce n’est pas frustrant ?
Oui et non. L’année dernière, on les a quand même battues en finale de Coupe de France. Le club se donne les moyens de réussir, on ne peut pas se reprocher grand-chose. Et puis, c’est compliqué d’être frustrée face à une équipe qui tire le football féminin vers le haut comme le fait l’OL. C’est aux autres clubs – et aux joueuses – d’aller les chercher.

Tu es même allée les supporter à Budapest contre le Barça, en finale de la Ligue des champions.
Oui, pour ma sœur. Tout le clan Hegerberg était présent, la famille, les amis. C’était une belle journée. L’ambiance dans le stade était géniale. C’était top de voir Ada finir la saison comme ça, après tout le travail effectué. C’est une acharnée. On est allés la voir le matin du match avec mes parents, je savais qu’elle allait faire mal, mais un hat trick, je ne l’aurais pas imaginé. Avant et après le match, j’ai un peu bossé avec Viasat Sport, une chaîne scandinave. J’ai eu un peu de mal à retenir quelques larmes, même à la télé. J’ai des frissons rien que d’y penser.


Est-ce que tu discutes avec toutes tes coéquipières qui disputent actuellement le Mondial ?
Oui, oui. Comme j’ai joué dans différents pays, je connais beaucoup de joueuses qui allaient faire la Coupe du monde, pas seulement celles du PSG. On discute un peu tout le temps. Honnêtement, on ne parle de rien de spécial, on se donne juste des nouvelles. Elles sont concentrées, je ne veux pas trop les perturber. Les jours de match, j’envoie juste quelques messages d’encouragement, mais c’est tout.

Côté français, Kadidiatou Diani, ta coéquipière au PSG, est la sensation de cette première partie de compétition.
Ah, Kadi ! C’est une bonne joueuse, avec un style bien à elle. Ses performances ne me surprennent pas. Elle peut faire des choses imprévisibles grâce à sa technique, sa vitesse et sa puissance. Elle a fait une grosse saison chez nous, avec beaucoup de buts et de passes décisives. Ça fait plaisir de la voir réussir en équipe de France.

À l’inverse, Katoto est, comme toi, restée à la maison.
« Marie-Antoinette Katoto est pleine de talent, c’est le genre de joueuse qui peut apporter beaucoup au football féminin. »
Marie-Antoinette et moi, ce sont deux situations différentes. Elle n’a pas été sélectionnée pour la Coupe du monde, alors que c’est la meilleure buteuse de la saison. Mais elle est jeune, j’espère qu’elle pourra faire de cette déception une motivation supplémentaire pour bosser et rebondir. Elle est pleine de talent, c’est le genre de joueuse qui peut apporter beaucoup au football féminin.

Malgré ton absence et celle de ta sœur, la Norvège réalise jusque-là une bonne compétition. Comment tu les vois face à l’Angleterre ce soir ?

Dans ce genre de tournoi, ce n’est pas si facile de sortir des groupes. Quand c’est fait, tout est possible. Je pense qu’elles ont leurs chances contre l’Angleterre, c’est un match ouvert. Jusqu’à présent, elles ont été bien en place. La clé du match sera de rester disciplinées, mais aussi et surtout de bien servir les joueuses offensives. J’aimerais qu’elles aient un peu plus la possession pour que cela arrive plus souvent. L’Angleterre a beaucoup de talent devant, beaucoup de joueuses qui ont fait de belles saisons en FA WSL.

Lors d’une interview à Lyon en début d’année, Ada nous avait dit que cette Coupe du monde serait très importante pour le football féminin. Elle espérait voir de beaux matchs pour séduire le public et le « fidéliser » . Quel bilan fais-tu de cette première partie de compétition ?
J’ai aimé ce que j’ai vu.
« On a mis la VAR en action pour ce tournoi, une première chez les femmes, j’ai l’impression que personne n’était vraiment prêt pour tout ça, arbitres comme joueuses. »
Le niveau est bon. Et Ada a raison, c’est notre responsabilité de jouer à notre meilleur niveau pour dire aux gens « venez nous voir jouer » , à la Coupe du monde bien sûr, mais aussi en club, tous les week-ends. Avec ce Mondial, les filles jouent devant des audiences télé jamais atteintes auparavant, c’est le moment de montrer ce qu’on sait faire ! Il y a eu de très beaux matchs, de très belles performances collectives, je suis sûre que les gens apprécient. Après, bien sûr, il y a eu quelques purges, mais ça c’est normal... Il y a des compétitrices sur le terrain, des bosseuses, qui ne sont pas là par hasard, et je pense que les gens sont sensibles à ça. Jusqu’à présent, c’est plutôt l’arbitrage qui m’a marqué. Il y a eu de nouvelles règles début juin, on a mis la VAR en action pour ce tournoi, une première chez les femmes, j’ai l’impression que personne n’était vraiment prêt pour tout ça, arbitres comme joueuses. Il y a eu des décisions assez incroyables, c’est dommage, cela a un impact direct sur le résultat. Il ne faut pas oublier que les filles en compétition préparent ça depuis des mois, voire des années... On aurait peut-être pu anticiper tout cela.

France-USA, c’est la première grosse affiche du tournoi ?
Ce sont deux footballs différents. Les USA, même s’il y a des joueuses techniquement incroyables, ont un jeu plus direct, plus physique. Les Françaises, c’est plus tactique, peut-être moins physique. J’attends beaucoup de ce match, il peut avoir un énorme impact sur le reste de la compétition, et peut-être sur le futur du football féminin. Le stade sera plein, les audiences seront énormes, des records vont être battus. C’est une finale avant l’heure. Personnellement, je veux juste voir un beau match, prendre du plaisir à regarder cela en famille, et voir un beau vainqueur passer en demi-finale.

Les États-Unis sont le dernier pays non européen en quarts de finale. C’est une mauvaise nouvelle pour la compétition ?
J’aurais aimé voir plus d’équipes non-européennes, mais honnêtement je ne suis pas surprise. Pays-Bas-Japon était un super match, les Japonaises auraient tout à fait pu passer, ça s’est joué à rien. Et inversement, les USA se sont fait peur contre l’Espagne.
« Ce que l’on constate, c’est que l’Europe rattrape son retard sur les États-Unis. »
Ce que l’on constate, c’est que l’Europe rattrape son retard sur les États-Unis. Le football féminin se structure ici, les clubs créent leurs sections féminines, investissent, nous sommes prises au sérieux. Lorsque l’on investit dans un sport et que l’on donne aux athlètes les moyens de se développer et de réussir, automatiquement le niveau s’élève. En Europe, on a compris qu’il était temps de faire un peu de place aux femmes. Après, c’est plus facile de faire cela en Europe qu’en Afrique, par exemple, où le foot féminin est encore peu développé. Cela viendra, j’espère.

On vous verra, Ada et toi, au Groupama pour la finale ?
Si vous voyez deux têtes blondes dans les tribunes, ce sera peut-être les nôtres !

Propos recueillis par Leo Ruiz
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