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Accord entre CVC et LaLiga : à quoi joue le foot espagnol ?

Vendredi dernier, l’assemblée générale extraordinaire de LaLiga, composée des 42 clubs de première et deuxième divisions espagnoles, a ratifié l’introduction d’un nouvel acteur financier dans son capital. Le groupe CVC Capital Partners, un fonds d’investissement luxembourgeois, va injecter près de 2 milliards d’euros. Considéré par le groupe LaLiga et la plupart des clubs comme une aubaine financière, ce projet est pourtant largement critiqué, puisque la Fédération espagnole, le Real Madrid et le FC Barcelone s’y sont opposés.

La messe était presque dite. Depuis le mois d’août se ficelait un accord entre LaLiga et CVC Capital Partners, qui souhaitait racheter 10% du capital de l’organisateur du championnat espagnol. Réunis en assemblée générale exceptionnelle ce vendredi, les clubs ont donc validé, comme attendu, le projet de financement à 37 voix pour, 1 abstention et 4 voix contre. Ce fonds luxembourgeois, qui pèse près d’une centaine de milliards d’euros et possède entre autres les droits commerciaux du tournoi des Six Nations, va donc devenir le nouveau financeur du marché espagnol. Il déboursera 1994 millions d’euros au total, qui seront répartis entre les 37 clubs espagnols qui ont approuvé l’accord ; avec un premier chèque de 400 millions à la clé dès les prochaines semaines.

Une aide financière salvatrice pour beaucoup de clubs au bord du gouffre, mais qui répond néanmoins à des conditions de dépense bien précises : 15% pour soulager ses dettes, 15% destinés au sportif (recrutement et masse salariale), les 70% restants étant alloués à la croissance des clubs, à l’amélioration et à la « digitalisation » de leurs infrastructures. L’Atlético de Madrid envisage ainsi la construction d’un nouveau centre de formation et la généralisation du cashless et du paiement par téléphone au stade. En échange, LaLiga s’engage à créer une nouvelle société commerciale, baptisée LaLiga Impulso, qui gérera les droits commerciaux des 37 clubs, et dont CVC détiendra environ 8 % du capital. Mais les clubs espagnols ayant appuyé l’entrée de CVC devront également céder, et c’est là que le bât blesse, 11% de leurs droits télé au fonds luxembourgeois. Et ce, pendant les cinquante prochaines années...

Un projet qui fâche


Voilà le deal que viennent d’approuver les clubs espagnols. Tous ? Non. Quatre entités ont fait sécession. Et parmi ces frondeurs, on retrouve trois des plus gros clubs de la péninsule : le Real Madrid, le FC Barcelone et l’Athletic Bilbao. Ces réfractaires de la première heure se sont adressés à leurs homologues, dans une lettre à charge, le 3 décembre. On y lit que l’accord est tout simplement illégal, car il ne respecte pas le droit à la concurrence, argument avancé également par la Fédération espagnole qui a officiellement condamné le projet.



Selon eux, CVC n’est pas un partenaire de confiance, mais un simple investisseur, qui souhaite se retirer du capital de LaLiga Impulso dans un horizon de 8 à 10 ans. Cet accord serait ainsi outrageusement avantageux pour CVC, qui amortira largement son investissement d'ici vingt ans selon les prévisions. L’introduction de CVC rimerait donc avec la perte d’indépendance du football espagnol, et le jeu risqué de cet endettement longue durée n'en vaudrait pas la chandelle pour les récalcitrants, malgré la situation critique de la plupart des clubs espagnols. Et les trois clubs de présenter dans leur lettre un projet concurrent, baptisé Proyecto Sostenible, basé sur un prêt de 2 milliards par 3 banques avec un taux d’intérêt oscillant entre 2,5% et 3% sur 25 ans. Peine perdue : seul l’UD Ibiza aura répondu à l’appel des mastodontes. Une dernière tentative de rallier à leur cause quelques clubs pas entièrement convaincus, que LaLiga a logiquement attaquée à grandes salves de communiqués sulfureux.

Porqué ? Tebas


Au-delà d’une perte de souveraineté, qu’est-ce qui a bien pu motiver le Real Madrid, chef de file des frondeurs, à se démener autant pour faire capoter cet accord – et par extension, à s’asseoir sur plus de 250 millions d’euros –, au point de monter un projet censé soulager le football professionnel espagnol tout entier en quelques semaines ? Peut-être bien une de ces clauses écrites en petit : celle qui stipule que Javier Tebas, le sulfureux président de LaLiga en exercice, en guerre ouverte avec Florentino Pérez et Joan Laporta, doit prendre la tête de la société LaLiga Impulso pour les sept prochaines années sans pouvoir être destitué. En poste depuis 2013, et réélu en 2016 et 2019 à la présidence de LaLiga, celui qui ne passe pas une semaine sans se payer le scalp du PSG défend donc corps et âme ce projet qui lui assure une place de choix. Raison de plus, et certainement pas des moindres, pour Pérez et Laporta de tenir leurs clubs en dehors du contrat. D’autant plus que Tebas n’aurait vraisemblablement pas hésité à faire pression sur plusieurs clubs indécis depuis cet été, en conditionnant des inscriptions de recrues à un appui au projet de LaLiga Impulso.



Superligue, quand tu nous tiens...


La toile de fond de cette lutte acharnée pour les droits TV et pour la gouvernance du football outre-Pyrénées, tout le monde la connaît. LaLiga ne s’est d’ailleurs pas privée de remettre le sujet sur la table au début du mois, au détour d’un communiqué : « Il est surprenant que les promoteurs de la Superligue, qui signifiait la mort des championnats nationaux, soient préoccupés par un projet approuvé par la majorité des clubs de LaLiga et qui ne les affecte pas financièrement. » Une balle tout sauf perdue pour le Barça et le Real Madrid. Car ce nouveau projet de financement ne fera que creuser encore un peu plus le fossé entre les deux défenseurs de la Superligue et le reste du championnat et des institutions. « Ceci accentue les risques de sécession entre le FC Barcelone et le Real Madrid d'un côté et LaLiga de l'autre. La détermination des deux cadors à concentrer leurs efforts sur l’achèvement du projet de Superligue va être décuplé, confie Jean-Pascal Gayant, économiste du sport rattaché à l’université du Mans. Cet événement est une puissante incitation à aller au bout de leur projet. » La guerre va certainement se poursuivre au tribunal, puisque les frondeurs avaient annoncé vouloir saisir la justice en cas de ratification de l’accord avec CVC. Surtout, le Real Madrid et le Barça avancent désormais comme un seul homme, à l’image de leurs présidents. En plus d’un projet, ils se sont trouvé un ennemi en commun : la Ligue nationale, et son patron. Pas de quoi se réjouir, en somme.

Par Paul Citron
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