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Patrice en vrac

Il y a peu, Patrice Evra était considéré comme le meilleur latéral gauche du monde. Aujourd'hui, le Français tire la langue avec Manchester United. Le numéro 3 est à la peine, et ça en devient presque humiliant...

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Décidément, le brassard de capitaine ne porte pas chance à Patrice Evra. A moins que ce soit l'inverse. Quoi qu'il en soit, après l'épisode délicat de Knysna, l'ancien capitaine des Bleus traverse actuellement une période sportive difficile avec le brassard de United au bras. Dimanche, lors du nul des Red Devils à Stamford Bridge (3-3), le moustachu le plus célèbre depuis D'Artagnan a souffert le martyr pendant 90 minutes. C'est simple, le numéro 3 mancunien est coupable sur les trois pions. Violé par Sturridge sur le premier but, à la rue sur le marquage de Mata sur le deuxième et auteur de la faute qui amène le troisième. Un match de pupille, défensivement parlant. Le penalty provoqué – et généreusement accordé – dans la foulée ne comble pas une prestation indigne d'un mec dont le CV compte quatre finales de C1. Depuis quelques semaines, Patrice Evra est moyen. Pour ne pas dire nul. C'est presque gênant, tant on était habitué à le voir bomber le torse comme un coq et aligner les prestations pleines de caractère.

Mais voilà, la maladresse a remplacé la fougue et les absences défensives ont pris le pas sur la rigueur. A l'image de toute l'arrière-garde mancunienne, Evra est fragile. Pourtant, Sir Alex Ferguson continue de l'aligner. D'une, parce qu'il connait la force de son Frenchie. De deux, parce que les solutions de rechange sont inexistantes (Fabio est encore trop tendre). L'Écossais espère que son gaucher va redresser la pente et retrouver son vrai niveau. Celui de l'été indien, par exemple. Car, comme toute l'escouade de Fergie, Evra avait commencé la saison sur les chapeaux de roue. Disponible, tonique, appliqué défensivement, on avait retrouvé le meilleur latéral gauche d'Europe. Puis, le néant. Une chute qui peut, en partie, s'expliquer par deux événements presque concomitants.

Un deuil et Suarez

Fin octobre, à quelques encablures du derby de Manchester, Evra perd l'un de ses frères, foudroyé par une crise cardiaque à l'âge de 42 ans. Evra prend une gifle. Au lieu de prendre du recul, le joueur encaisse et tient sa place sur le pré. Il pense que son salut viendra par la compétition. Dès lors, il enchaine les matches. Histoire de penser à autre chose. Sauf que Luis Suarez a déjà frappé. Une semaine avant le derby de Manchester, United arrache le nul à Anfield Road contre Liverpool. Un match dont le Mancunien sort hors de lui. Excédé. En effet, il accuse Luis Suarez d'avoir tenu des propos racistes à son égard. « Il y a des caméras. Vous pouvez le voir me dire un certain mot au moins dix fois. Il n'y a pas de place pour ça en 2011 » , expliquait-il à la sortie du match devant les caméras de Canal Plus. Suarez prendra huit matches de suspension mais le mal est fait. De ce double accroc, Evra ne s'est pas encore relevé. La tête en a pris un coup. Et force est de constater qu'à 30 ans, Evra marche beaucoup au mental. Ce double uppercut a déstabilisé l'homme plus que le joueur.


Sans compter que le lascar est tricard par le public français depuis le Mondial 2010. D'intouchable, il a été rétrogradé au simple statut de bouche-trou en Bleu. A gauche, Laurent Blanc lui préfère Abidal, Mathieu ou Clichy. Patrice joue les utilités. Et ça, ça fait mal pour un mec avec un tel ego. Même s'il ne l'avouera jamais, la vrai cassure a eu lieu quelque part en Afrique du Sud. Entre le bus et la pelouse sur laquelle Evra et ses potes avaient mené la résistance de l'inutile, le vaisseau mancunien a commencé à tanguer. Depuis, l'ancien Monégasque vivote. En mode survie. Comme abimé par ce spectre. A son retour d'Afrique du Sud, il avait d'ailleurs tenté de se justifier. « J'ai tout donné pour remplir mon rôle de capitaine. Certains m'ont chargé sans savoir ce qui s'était passé. J'ai mis tout mon cœur, voilà le résultat » . Aujourd'hui, le cœur semble aller un peu mieux. Mais les jambes, en revanche...

Par Mathieu Faure
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