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Paris face à son premier défi

Et rebelote. Comme l'an dernier, le Paris SG entame sa campagne nationale par la réception de Lorient. Un match attendu par les suiveurs de la Ligue 1 mais également les curieux. Un an après le couac breton (défaite 1-0), le PSG de Carlo Ancelotti est-il capable de dominer un adversaire qui ne lui réussit pourtant jamais ?

Bête noire : Se dit de quelque chose ou de quelqu’un qui nous pose de grandes difficultés. Cette expression date du XIXe siècle et se disait, en 1689, au temps de Madame de Sévigné, » la bête d’aversion » . Bon, ça c'est pour le côté historique. Du côté de la pratique, on prend une carte de France, on zieute vers l'Ouest et on s'arrête sur Lorient. Parce que les Merlus peuvent se targuer de faire du PSG un peu ce qu'ils veulent, notamment au Parc des Princes (cinq victoires, un nul et deux défaites). D'ailleurs, à chaque fois que Lorient s'est ramené dans la capitale au mois d'août, il est reparti avec les trois points. Comme l'an dernier, où, lors de la première journée, les ouailles de Christian Gourcuff avaient foutu un sacré bordel dans le CV d'Antoine Kombouaré alors entraîneur parisien, en s'imposant sous la pluie aoûtienne (0-1). Cette année, la donne a un peu changé. D'une parce que le PSG a encore grossi depuis août 2011. Et de deux, parce que les Parisiens sont assez intelligents pour comprendre la signification de l'adage "Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me" ("Entube-moi une fois, honte sur toi; entube-moi deux fois, honte sur moi"). Sur ce qu'on a vu durant l'été, le collectif tient la route même si le PSG ne s'est imposé qu'une seule fois, contre une obscure formation d'Autriche, début juillet. Ce soir, il faudra surtout être efficace. Gagner, quoi.

Pourtant, Carlo Ancelotti devra composer avec des absents – ce qui est relatif quand on possède un tel effectif – vu que Thiago Silva est encore aux Jeux Olympiques, Javier Pastore suspendu et le duo Thiago Motta-Momo Sissoko toujours en phase de reprise. Forcément, ça vous fait quatre titulaires sur la touche, ce qui n'est pas rien. Ancelotti va donc entièrement remodeler son milieu de terrain et devrait aligner le trio Bodmer-Matuidi-Verratti, ce qui est loin d'être un trident low cost. La Ligue 1 pourra ainsi découvrir ce petit bijou qu'est Marco Verratti, un mec déjà très saignant durant la préparation. Devant, Lavezzi et Ménez auront la charge de secouer les reins bretons pendant que le grand Zlatan Ibrahimovic attendra les caramels dans un stade qui n'aura d'yeux que pour lui. Enfin, le back four sera terriblement classique : Jallet-Alex-Sakho-Maxwell. Une défense au sein de laquelle Mamadou Sakho jouera une partie de son avenir. De toute façon, tous les yeux seront braqués sur les Parisiens. On en oublierait presque le retour de Ludovic Giuly au Parc des Princes. Le Parc, justement. Voilà un autre défi pour les Parisiens. Et de taille.

25 000 abonnés...

Avec 145 millions d'euros balancés sur le marché des transferts, ce nouveau PSG se retrouve dans la peau du favori que tout le monde aime détester parce que l'argent dérange, l’opulence aussi, surtout en France où la bien-pensance se taille la part belle. Cette haine du Parisien, on s'en doutait. Elle est tenace et légendaire. Mais bizarrement, un autre courant de pensée est en train de voir le jour. Celui des opportunistes. Une ligne de conduite chère à Jacques Dutronc. Avec l'afflux des stars et des noms, le Parc s'est gavé. 25 000 abonnés. Un record. Des guichets fermés à tout va – y compris pour des matches de gala – et des nouveaux supporters, moins passionnés peut-être, plus intéressés diront certains, des mecs capables d'acheter la liquette 90 euros alors qu'ils moquaient sans doute le club il y a peu. Il faut composer avec cette plèbe. Jeune, insouciante, versatile, difficile, novice, impatiente.


Contre Lorient, cette absence de "fond" sera, en partie, éclipsée par la "forme". Mais en Ligue des Champions, l'équilibre sera nécessaire. Vital. Primordial. Paris doit se construire un nouveau public. Ça prendra du temps. On ne retrouvera jamais l'ambiance singulière qui régnait dans l'enceinte du Parc des Princes. C'est comme ça. Celle qui doit arriver ne sera ni mieux ni pire. Elle sera différente. Elle se veut différente. Une autre césure marquée et marquante pour un club qui a changé de dimension. Avec une équipe qui brille, le public viendra en masse voir ce spectacle son et lumière. Mais comme avec un enfant que l'on gâte très vite, il peut très vite devenir pourri. Et là, en cas de couac, il faudra lui expliquer, au gamin. Lui expliquer que l'argent ne fait pas le bonheur. Mais qu'il y contribue. Et que pour la première fois depuis longtemps, la France possède un club que toute l'Europe regarde. Avec envie. Avec jalousie. Avec inquiétude. Avec curiosité. Avec aigreur. Après tout, les dirigeants parisiens avaient annoncé la couleur : "Rêvons plus grand".

Par Mathieu Faure
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