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Marseille peut dire merci à Rennes

Ce mercredi soir, l'Olympique de Marseille retrouve le Stade rennais en Coupe de la Ligue. L'OM devrait penser à lui dire merci, car c'est grâce à la fessée reçue en septembre que tout a changé.

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Cinquième journée de Ligue 1. L'OM reçoit Rennes, et le Vélodrome attend ses joueurs, qui n’ont engrangé que sept points lors des quatre premières journées, de pied ferme. « Les promesses mensongères et leurs explications douteuses... » , peut-on lire dans les travées du stade, en réaction à un mercato estival en dessous des espérances. Et malgré la trêve internationale, le public marseillais n’a pas oublié la dernière sortie des hommes de Rudi Garcia en Ligue 1, une cinglante défaite 6-1 face à l’AS Monaco. Autant dire que les Marseillais ont intérêt à se mettre les supporters dans la poche très tôt dans le match pour ne pas se les mettre à dos. Résultat, l’Olympique de Marseille est mené 2-0 au bout de dix minutes de jeu, après une superbe madjer de Wahbi Khazri et une praline de Benjamin Bourigeaud. La suite du match n’est qu’un long calvaire pour les Marseillais, rythmés par les sifflets, le troisième but de Joris Gnagnon, la blessure d’Aymen Abdennour pour son premier match, et une réduction du score anecdotique de Morgan Sanson en toute fin de rencontre. Ce 10 septembre, Marseille est à deux doigts de s’enfoncer dans la crise.

Garcia : démission


Pour la première fois depuis son arrivée sur la Canebière, la fin de match est même accompagnée de quelques appels à la démission à l’encontre de Rudi Garcia de la part d’une partie du public marseillais. Il faut dire que cette deuxième humiliation après celle face à Monaco a quelque chose d’alarmant. Car au-delà des scores et du bilan comptable, c’est dans le jeu que l’OM effraie. Dépassés défensivement à l’image d’un Patrice Évra constamment pris de vitesse et en cruel manque d’idées offensivement, les Phocéens ne montrent absolument rien sur le plan collectif et paraissent totalement déséquilibrés. Mais Rudi Garcia ronge son frein. « On ne dit rien, on se tait et on bosse. Je n'aime pas la défaite, c'est terrible ce soir, mais il faut faire profil bas, ne pas parler. Cette équipe vaut bien mieux que ce qu'elle a fait ce soir » , déclare-t-il en conférence de presse. Car ce match, aussi douloureux soit-il à encaisser sur le moment, a bel et bien servi d’électrochoc au groupe marseillais.


D’abord, il a permis à Luiz Gustavo d’endosser une bonne fois pour toutes le rôle de leader mental et technique de l’OM. Remplacé par Grégory Sertic face à Rennes, son absence n’a fait que confirmer que cet OM-là ne pouvait pas jouer sans lui. Depuis, hormis en cas de suspension, il n’a pas loupé une minute de jeu en championnat, a marqué quatre buts, et a désormais les clefs pour affirmer son autorité sur le terrain. Pareil pour Jordan Amavi, qui, depuis le match contre Rennes qu’il a passé sur la touche, n’a manqué que cinq minutes de jeu en Ligue 1 hors suspension et a poussé Patrice Évra sur le banc jusqu’à son pétage de plomb. Ensuite, Rudi Garcia a également compris depuis ce fameux match qu’il devrait faire confiance à un autre type de joueurs : les guerriers, moins talentueux que d’autres, mais prêts à se déchirer. Des mecs dont beaucoup ne voulaient même pas entendre parler, mais qui rendent finalement de fiers services. « J'emmènerai avec moi ceux qui ne lâcheront rien » , avait-il ainsi poursuivi en conférence de presse.


Garcia : remise en question


C’est ainsi que Lucas Ocampos, André-Franck Zambo-Anguissa et Clinton Njie ont été de plus en plus utilisés pour faire souffler le groupe. Depuis : onze matchs dont huit en tant que titulaire et cinq buts pour Ocampos, douze matchs dont dix titulaire pour Zambo et six matchs et deux buts pour Njie. Mais au-delà des hommes, Rudi Garcia s’est également remis en question et a opéré un changement de système. Depuis le début de la saison, l’OM se fait bouger dans l’impact au milieu de terrain à chaque rencontre, et laisse énormément d’espaces dans son dos en contre. Exit donc son immuable 4-3-3 avec Morgan Sanson et Maxime Lopez en relayeurs. Place maintenant à un 4-2-3-1 flambant neuf, plus solide avec Gustavo et Zambo devant la défense, et Dimitri Payet recentré ou Morgan Sanson en meneur de jeu. Un changement payant, puisqu'à défaut de produire un jeu incroyable, l’OM est redevenu une équipe équilibrée, difficile à manœuvrer et surtout difficile à vaincre. Depuis ce 10 septembre, l’OM est invaincu lors des douze derniers matchs de Ligue 1. Merci le Stade rennais.

Par Kevin Charnay
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