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Diony et le coup de sang bordelais

Ce mardi soir, les Girondins de Bordeaux reçoivent Saint-Étienne. Ils retrouvent donc une vieille connaissance, Loïs Diony, formé pendant sept ans en Gironde.

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« J’ai vraiment la haine, ce n’est même pas de l’abattement. Je ne vais pas crier ou insulter, mais il faut se dire les choses entre quatre yeux. Devant on se casse le cul à marquer, à travailler, défendre et à aider les coéquipiers. Et la défense après... » Au micro de Canal+, Loïs Diony a énormément de mal à cacher sa déception et n’hésite pas à heurter ses propres coéquipiers. Il faut dire qu’après l’égalisation concédée à la 95e minute contre Saint-Étienne (1-1) et celle à la 93e contre Guingamp (3-3), Dijon vient encore de craquer. Et encore plus gravement cette fois-ci. Alors que les Dijonnais menaient 2-1 après une passe décisive de Diony pour Tavares, François Kamano a décidé de retourner le match en faveur des Girondins. Un pion à la 88e et un autre dans le temps additionnel, pour donner les trois points à Bordeaux. Si un énième scénario de ce genre pousse Loïs Diony à sortir de ses gonds en interview d’après-match, c’est aussi parce que cette fois-ci, il lui tenait particulièrement à cœur de briller face à l’équipe adverse.

Athlétique mais fragile


Même si c’est sa première saison en Ligue 1, ce n’est pas la première fois que Loïs Diony croisait la route des Girondins de Bordeaux, puisqu'il a été formé là-bas de douze à dix-neuf ans. En 2004, alors qu’il joue dans le club de sa ville natale, à Mont-de-Marsan, le gamin fan de Nicolas Anelka est repéré par les Bordelais, et plus particulièrement par Guy Hillion, aujourd’hui recruteur à Chelsea. Il quitte alors le quartier du Peyrouat pour partir 130 kilomètres plus au nord. Rapidement, il retrouve là-bas un autre Montois, qu’il connaît très bien : Gaëtan Laborde. Le père Laborde a même entraîné Diony à Mont-de-Marsan en benjamins. Et à Bordeaux, malgré ses deux années de plus au compteur, Diony joue régulièrement avec celui qu’il considère comme « son petit frère » , surclassé. En confiance dans son nouvel environnement, sa qualité de percussion et son développement physique plus avancé que les autres lui permettent de réussir. Même s’il pêche encore dans la finition, il est indéniablement au-dessus du lot athlétiquement.

Malheureusement pour un jeune joueur qui mise son début de carrière sur ses qualités physiques, le corps de Loïs Diony lui fait des misères. Depuis une grosse dizaine d'années maintenant, il est atteint de la maladie d’Osgood-Schlatter, maladie bien connue des footballeurs. La sur-utilisation des genoux combinée à une croissance trop rapide provoque une fragmentation du cartilage situé sous la rotule qui s'accompagne de vives douleurs. « Quand le médecin me l’a diagnostiquée à Mont-de-Marsan, il m’a dit d’arrêter le foot pendant un mois. Mais quand tu es petit dans ton quartier, tu continues à jouer en cachette. (Rires.) Donc, je n’ai jamais vraiment arrêté, même après à Bordeaux, se souvient Diony. Il y avait les entraînements, il fallait s’accrocher, donc je me soignais, mais pas en profondeur. Avec le temps, c’est devenu un arrachement osseux, car après chaque match et chaque entraînement, je frottais mon tendon. C’est devenu très douloureux. » Le Landais attendra ses 19 ans et un ultimatum de son père pour se faire opérer.

Grosse tête de mule


Au-delà de ses quelques problèmes physiques qui le freinent dans sa progression, Loïs Diony fait aussi sa tête de mule. Alors qu’il côtoie de loin la génération championne en 2009 (Chamakh, qui lui sert de modèle, Gourcuff, Diarra, Diawara...), il fait preuve de nonchalance et d’impatience. « Quand je ne suis pas content, ça se voit tout de suite. Et quand je le suis, ça se ressent aussi sur le terrain. J’ai besoin qu’on me mette en confiance, qu’on compte sur moi, mais aussi qu’on me dise les choses de temps en temps » , concède Diony. De ces six années « difficiles » , selon ces mots, l’actuel Stéphanois assure être sorti grandi grâce aux pics de ses coachs André Penalva et Philippe Lucas qui « ont réussi à le faire changer » . Et pourtant, l’histoire entre Diony et Bordeaux se termine à cause de son impatience et de sa volonté d’être désiré.


Après sept années de formation et un seul petit match amical avec les pros, il décide de partir. Alors que Bordeaux lui propose un second contrat stagiaire, une vieille connaissance, Guy Hillion, vient toquer à la porte. Celui qui l’a fait venir à Bordeaux est maintenant recruteur à Nantes. « Il m’a appelé, et j’ai senti plus d’envie de sa part de me récupérer, que Bordeaux de me garder. J’avais l’impression que Bordeaux disait : "tant mieux" si je reste, et "tant pis" si je pars. D’ailleurs, quand j’ai évoqué mon départ, ils n’ont vraiment rien fait pour me retenir. Je n’étais pas si important que ça pour eux » , explique-t-il. Diony quitte alors sa ville, ses proches, sa famille pour rejoindre le FC Nantes. Six ans plus tard, il y a vécu un énorme échec, un retour en amateur à Mont-de-Marsan, une renaissance à Dijon, un transfert record à Saint-Étienne et une difficulté d’adaptation chez les Verts. Au moment de faire son retour à Bordeaux, nul doute qu’il sera encore plus motivé pour inscrire son premier but de la saison.



Par Kevin Charnay
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