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De Rossi, la Roma dans la peau

La rumeur a fait trembler les tifosi de la Roma : Daniele De Rossi aurait dit oui à Manchester City pour un transfert fou de 40 millions d’euros. Le milieu de terrain a donc convoqué la presse cet après-midi. Et a démenti, réaffirmant son amour éternel pour la Louve.

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Confiants, mais toujours avec un petit doute. Voilà l’état d’esprit de tous les supporters de l’AS Roma, aujourd’hui, à 15h. 15h, c’est l’heure qu’avait choisi Daniele De Rossi pour parler à la presse. Ou plutôt 15h08, à la romaine. Depuis quelques jours ou, plutôt, depuis quelques mois, le milieu de terrain de la Roma est convoité par Manchester City. Ce n’est un secret pour personne : Roberto Mancini a beaucoup d’estime pour le barbu et rêve de le faire venir en Angleterre. Oui, sauf qu’il y a un problème. Si les dollars du cheikh Mansour peuvent permettre de satisfaire toutes les folies et tous les désirs, il y a bien une chose qu’ils ne peuvent pas acheter : la fidélité. Car De Rossi est l’un de ces derniers joueurs que l’on appelle, en Italie, bandiera, porte-drapeau en version française. La bandiera, c’est ce joueur qui joue toute sa carrière avec le même maillot, qui donne tout pour ses couleurs, qui n’abandonne jamais le navire même dans les moments de doute. Ils s’appellent Giacinto Facchetti, Sandro Mazzola, Giampiero Boniperti, Gigi Riva, Franco Baresi, Beppe Bergomi, Paolo Maldini ou encore Javier Zanetti, Alessandro Del Piero et, bien sûr, Francesco Totti. Des joueurs qui auraient eu l’occasion de vivre autre chose, mais qui, par amour, ont toujours refusé. L’exemple le plus marquant étant celui de Totti, longuement courtisé par le Real Madrid lorsqu’il était au top de sa carrière, mais qui a toujours refusé, préférant rester le roi de Rome. Or, si Totti est le roi, De Rossi, lui, est le prince. Un prince fidèle, encore.

« On ne touche pas à De Rossi »

L’an dernier, déjà, Manchester City avait courtisé De Rossi. Mancini voyait en lui le partenaire idéal de Yaya Touré au milieu de terrain. Le joueur avait réfléchi, avait regardé derrière lui, avait vu ses onze années passées avec le maillot giallorosso et avait décliné. Pourtant, le joueur avait tardé à prolonger son contrat. Si bien que la presse italienne s’était demandée s’il ne s’agissait pas là d’un signe de départ. « À propos du renouvellement de mon contrat, on donne des chiffres qui ne sont pas les bons, et ça m’agace un peu. Je parle de tout ça avec mon agent, et pas en conférence de presse. Je suis convaincu que nous trouverons un accord qui satisfera tout le monde. (…) J’aimerais rester encore 5 ans ici. Malheureusement, un accord aurait dû être trouvé bien plus tôt » , avait-il affirmé le 5 octobre 2011, en conférence de presse. Finalement, après moult négociations, De Rossi prolonge son contrat jusqu’en 2017. Sans oublier d’augmenter son salaire par la même occasion. Un fait qui sera évidemment raillé par les tifosi de la Lazio qui, lors du derby disputé le 5 mars, avait exposé une banderole : « Capitan Futuro, 5 millioni e firma sicuro » , soit « Capitaine Futur, 5 millions et il signe sans problème » .

Pourtant, après cette prolongation de contrat, la fin de saison de De Rossi est décevante, à l’instar de celle de la Roma. Pour la première fois depuis des lustres, le club giallorosso ne se qualifie pas pour la Coupe d’Europe, et De Rossi, lui, effectue quelques prestations en dessous de son potentiel habituel. Mais tout ça est vite oublié par l’Euro. De Rossi, comme à plusieurs reprises en championnat avec la Roma, vient dépanner en défense centrale et se montre aussi énorme à ce poste qu’au milieu. Son Euro est une réussite et aurait pu être encore plus beau si sa reprise de volée de dingue n’avait pas heurté le poteau, en quarts de finale, contre l’Angleterre. L’Angleterre, justement. À son retour de vacances, les sirènes mancuniennes retentissent à nouveau. Mais ce coup-ci, Mancini ne rigole plus. Après s’être plaint du recrutement estival de son club, il laisse entendre que City est prêt à offrir près de 40 millions pour De Rossi, avec un contrat de 9 millions d’euros par an. Encore une fois, le joueur réfléchit. Les tifosi se braquent. «  On ne touche pas à De Rossi » , peut-on lire en Curva Sud, lors du dernier match amical contre l’Aris. Zeman, lui, met son véto. Ou quand l’amour va dans les deux sens…

47 pions et 3 trophées en 12 ans


De fait, il semble évident que De Rossi ne partira jamais de Rome. Trop de liens, trop d’attaches. Son père, Alberto, est actuellement l’entraîneur de la Primavera de la Roma, où il supervise donc les jeunes talents susceptibles de devenir les futurs cracks de la Louve. Daniele, lui, est né à Rome, a toujours supporté la Roma, même s’il n’a pas fait ses premières armes avec le maillot giallorosso, mais avec le petit club d’Ostia Mare, qui a été promu au terme de la saison dernière en Serie D (5e division). La Roma, il l’épouse en 2000, alors qu’il est âgé de 17 ans. Il fait sa première apparition avec l’équipe première le 30 octobre 2001, au cours d’un match de Ligue des champions contre Anderlecht (1-1). Il devra en revanche attendre jusqu’au 25 janvier 2003 pour disputer son premier match en Serie A, contre Côme (défaite 2-0). Son premier but arrive le 10 mai suivant, lors d’une rencontre disputée à domicile contre le Torino (3-1). Aujourd’hui, « Danielino » en est à 389 matches toutes compétitions confondues avec la Roma, avec 47 pions à la clef.

Et ces stats vont donc continuer de grossir, puisque De Rossi va rester, encore. « Beaucoup de choses ont été écrites et dites sur moi lors de ces derniers jours. Ma vérité, c’est que je reste ici, je me sens bien ici et je n’ai jamais demandé à partir » , a-t-il réaffirmé il y a quelques minutes, avant de faire le point sur le mercato de la Roma, sur la saison qui arrive et de rendre hommage aux éléments du « groupe historique  » (Heinze, Pizarro, Cassetti) qui sont partis cet été. Une véritable et énième preuve d’amour, pour un joueur qui veut uniquement gagner avec son club de cœur. À Manchester City, il aurait eu l’occasion de vivre une toute nouvelle aventure, de gagner des trophées et de disputer la Ligue des champions. À Rome, il n’a remporté que trois titres : deux Coupes d’Italie et une Supercoupe d’Italie, le dernier datant déjà de 2008. Mais ça, il s’en tape. « Mon seul regret, c’est de ne pouvoir donner qu’une seule carrière à la Roma  » , avait-il un jour déclaré. De Capitaine Futur à Capitaine Éternel ? Peut-être bien, ouais.

Éric Maggiori
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