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Alors, ça dit quoi, le Rennes de Gourcuff ?

Il est revenu en Bretagne il y a un peu plus d’un mois, avec comme un air de revanche à prendre. Le seul vrai accroc dans la carrière d’entraîneur de Christian Gourcuff ? S’être fait évincer du Stade rennais après seulement une saison en 2001/2002. Rappelé par le président Ruello pour remplacer Courbis, qui lui-même avait succédé à Montanier, le druide veut redonner du crédit et une identité à un club qui manque actuellement des deux. Le chantier est grand…

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Ce n’est pas nouveau, c’est plus que jamais d’actualité : la situation du Stade rennais dans le paysage footballistique français est complexe et bancale. Trop gros, trop « français » pour être un porte-étendard crédible et respecté du peuple breton, et en même temps pas assez puissant ni gagnant pour faire partie du gratin hexagonal. Le Stade rennais chasse pourtant les deux, surtout depuis que le tempétueux René Ruello est revenu à la présidence. D’un côté, le club s’agite pour retrouver a minima les compétitions européennes, recrute beaucoup, tente des coups, joue l’audace sans que ce soit gagnant pour l’instant. Le ventre mou refuse de laisser s’échapper les Bretons vers un destin plus ambitieux.

Sur l’autre tableau aussi, Ruello s’agite pour bretonniser son club. Au Roazhon Park, l’hymne breton est diffusé avant le coup d’envoi des matchs, très timidement repris par un public non bretonnant. Pas grave, il y a aussi les hermines omniprésentes, la mascotte « Erminig » , et puis surtout les déclarations régulières pour affirmer que l’équipe de la région, son meilleur représentant, c’est le Stade rennais. Ruello aime beaucoup le penser même si, dans le coin, la concurrence footballistique est forte et taquine. (Bertrand Desplat, le président de Guingamp, a ainsi déclaré lors de l’arrivée d’Étienne Didot, ancien du SRFC : « Tu rejoins enfin un vrai club breton » .)

Un Breton pour succéder à un Méditerranéen


Dans cette situation ambiguë et complexe dans laquelle se trouve le Stade rennais, le retour de Christian Gourcuff n’a rien d’anodin. Surtout s’agissant de l’objectif du club d’enfin imposer une identité claire, culturellement comme dans le jeu. Le nouvel entraîneur a dû ravir son président lorsqu’il a lancé à la presse début juillet que Rennes est « le club des Bretons » . Pour que ce soit effectivement le cas, Gourcuff sert d’ailleurs lui-même la cause. L’ancien coach lorientais « transpire » la Bretagne, dans l’allure comme dans le caractère. Nationalement, il est identifié comme tel. Contrairement à ses prédécesseurs : Courbis le Méditerranéen, Antonetti le Corse et – plus grave ! – Montanier le Normand.

Avec ce choix assumé et forcément calculé, le Stade rennais de l’ère Pinault revient à son projet initial, celui d’il y a plus de 15 ans, quand la richissime famille bretonne voulait façonner un club estampillé BZH. En 2001/2002, Christian Gourcuff n’avait tenu qu’une saison. À l’époque, le club était peut-être trop impatient, trop ambitieux, se voyait trop grand, voulait tout faire trop vite... Cette fois, l’ex-Merlu pourrait avoir droit à plus de patience, et bénéficier d’un peu plus d’indulgence de la part de sa direction si l’équipe ne réussit pas tout de suite comme il faudrait. Ça reste à voir…

Quarante-quatre joueurs sous contrat pro


Lors de la même rencontre avec la presse début juillet, Gourcuff disait ceci : « Dire qu’on veut être européen, c’est de la communication. » Ou encore : « C’est la qualité de jeu qui fera naître des ambitions. » D’objectif précis en revanche, il n’en est à l’heure actuelle pas question. Comment cela serait-il possible autrement pour un club dont la politique actuelle est si déroutante ? La saison dernière, il y avait eu l’imbroglio Courbis, accueilli à la gare par Montanier en sa qualité de conseiller du président, avant de lui prendre sa place sur le banc quelques jours plus tard.

Plus intéressant encore, la gestion des jeunes issus du centre de formation – un temps le meilleur de France, et qui reste aujourd’hui l’une des références. Pendant un moment, aucun de ces talents n’avait droit à un contrat pro ; même les meilleurs partaient faire briller d’autres équipes (Brahimi le meilleur exemple). Désormais, tous ou presque ont droit à leur chance : sept formés au club viennent de garnir l’effectif en cette intersaison (dont deux champions d’Europe U19, Poha et Gelin). Cette vague de promotion, combinée aux nombreux retours de prêt (Toivonen, Saïd, Hunou, Brüls…), combinée aux nouvelles recrues (Chantôme, Nardi, Figueireido…), aux joueurs qui ont un bon de sortie, mais qui n’ont pas trouvé de nouvel employeur (Costil, Habibou, Sio…), et au fait que le vestiaire la saison dernière était déjà bien garni, crée une situation ubuesque : le Stade rennais possède à l’heure actuelle 44 joueurs sous contrat pro ! Quatre équipes possibles, donc, quand Gourcuff en voudrait déjà au moins une performante, capable d’aller chercher le premier tiers de la L1…

Ntep et Gourcuff, deux leaders offensifs si fragiles…


S’il est blindé plus qu’il ne faut quantitativement, tellement qu’il va falloir vendre, prêter encore, voire brader d’ici la fin août, que vaut ce groupe rennais qualitativement ? Il a perdu son meilleur joueur, le joyau Ousmane Dembélé, déjà flamboyant lors des matchs de préparation avec le Borussia Dortmund, de quoi laisser des regrets en Bretagne de ne pas l’avoir fait jouer plus tôt en pro… Impossible à retenir, Dembélé n’aura pas eu longtemps l’occasion de s’exprimer au Roazhon Park, une enceinte où devraient évoluer pour encore au moins une saison deux autres beaux joueurs : Paul-Georges Ntep et Yoann Gourcuff. Sauf que les deux sont convalescents, fragiles physiquement (et peut-être même mentalement dans le second cas). Ntep, qui venait de faire son retour sur les terrains pendant les matchs de préparation, serait à nouveau sur le flanc. Quant à Gourcuff Jr., son retour en Bretagne la saison dernière n’a pas été un flop, mais pas non plus une grande réussite, le joueur paraissant encore timide dans l’engagement, sur la retenue, pas encore vraiment « débloqué » ni épanoui comme footballeur, après des années de galère. L’état de forme et le rendement de ces deux hommes forts du secteur offensif interpellent, alors que le début de saison approche.


Défensivement, le constat est le même : Mexer a été gêné par les blessures en fin de saison dernière, Armand apparaît sur le déclin, Danzé n’a plus forcément le totem d’immunité… Dans les cages, qui pour remplacer Costil ? Diallo ou Nardi ? En attaque, c’est également le flou : Sio peine à convaincre, Ntep ne semble pas à son poste en pointe, Saïd n’a pas d’expérience, Erasmus apparaît comme un choix très audacieux… Quid encore de Grosicki, très en vue pendant l’Euro, qui sera difficile à retenir, surtout avec un effectif à dégraisser impérativement… Plus globalement, quels joueurs sauront se montrer « Gourcuff compatibles » et performants dans l’immuable 4-4-2 du Druide ? En cet été 2016 à Rennes, il y a décidément plus de questions que de réponses. C’est aussi ce qui fait tout le charme et le particularisme – l’identité ? – de ce drôle de club.

Par Régis Delanoë
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