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Quand soudain, surgit un Aigle noir

En déplacement à Istanbul jeudi soir, l'OL va se retrouver entre les ailes de ceux qu'on surnomme habituellement les Aigles noirs. Un surnom qui date des années 40, mais qui ne colle pas vraiment avec le rapace qui accompagne souvent le logo du Beşiktaş. Décryptage et astuces de dressage.

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Putain, vingt ans ! Vingt piges que Monique Serf s'est fait couper les ailes par « un choc toxi-infectieux d'évolution foudroyante » . Monique Serf, c'est évidemment Barbara, princesse du 17e arrondissement de Paris dont la disparition le 24 novembre 1997 est toujours plus ou moins un mystère. Peu importe, cela méritait bien un bel hommage. Bingo, l'Aigle noir a débarqué en France la semaine dernière et a plutôt assuré au niveau des festivités : des projectiles balancés en tribunes, un envahissement de pelouse forcé et une belle odeur de lacrymo pour entourer le Parc OL. Tout le monde sait aujourd'hui comment a tourné ce quart de finale aller de Ligue Europa entre l'Olympique lyonnais et le Beşiktaş (2-1) où le résultat est finalement, là aussi, passé au second plan au cœur d'une semaine assez bordélique pour l'image du foot. Une fois la pression retombée, Metin Albayrak, le porte-parole du directoire du club stambouliote, a pourtant été clair : « Tout ce qu'il s'est passé relève de la responsabilité de Lyon. Nous n'avons rien fait. Nous n'avons aucune raison de nous inquiéter. La priorité du club qui reçoit doit être de faire en sorte que la rencontre se déroule avec toutes les conditions de sécurité. Là, il s'en est fallu de peu pour qu'un lynchage se produise en plein cœur de l'Europe. » Pas forcément l'image que Barbara avait de L'Aigle noir qu'elle avait fait débarquer dans les oreilles en 1970 après avoir retrouvé un texte écrit quelques années plus tôt à la suite d'un rêve. Cette fois, pas « d'oiseau roi » , pas de « diamant » et pas d'yeux « couleur rubis » , mais un retour à la Vodafone Arena d'Istanbul qui s'annonce étouffant. Il existe pour autant une ruse.

Le jour où il y avait penalty sur Nilmar

Pygargue à tête blanche contre aigle noir


Petit point pour comprendre. D'où vient le surnom d'Aigles noirs pour parler des joueurs du Beşiktaş ? Non, tonton Recep n'y est pour rien, même si le président truc est en guerre ouverte avec les supporters du club depuis les émeutes de Taksim en 2013. La raison est simple : Carsi, le groupe d'ultras de Beşiktaş, s'est progressivement imposé comme une voix influente de la contestation au pouvoir d'Erdoğan, au point qu'en avril dernier, la Vodafone Arena a été inaugurée sans supporter. Dans la tête d'Erdoğan, le stade représente la peste, c'est comme ça. Le surnom des Aigles noirs est en réalité plus vieux que ça et date de janvier 1941, un jour où Beşiktaş, double champion de Turquie en titre, recevait Süleymaniye. Une victoire facile 6-0 mais surtout une journée où les joueurs stambouliotes n'avaient pas cessé d'attaquer en seconde période. C'est à cet instant qu'un certain Mehmet Galin, placé derrière un panneau affichant la tête de Mustafa Kemal Atatürk, aurait crié « Allez les Aigles noirs, attaquez les Aigles noirs ! » Depuis, le surnom est resté, mais il y a une méprise. Tout simplement car l'aigle qui accompagne souvent le blason du club est un pygargue à tête blanche, emblème national des États-Unis. « Là, on s'est moqué des supporters » , tranche Stéphane, un maître fauconnier qui exerce dans les Pyrénées.


Stéphane reprend : « Non, je vous assure, ce n'est pas un aigle noir. Comme son nom l'indique, normalement, il est tout noir avec la cire et les pattes jaunes, là il a une tête blanche. Il est facilement reconnaissable car, à mes yeux, c'est le plus beau. Après, c'est un peu normal, on ne trouve les Aigles noirs qu'en Asie, comme près de l'Himalaya ou vers la Birmanie. Il n'y a que là-bas que j'en ai vu et cette espèce est assez sédentaire. » En Turquie, il serait impossible de trouver un aigle noir. La fin d'un mythe, comme si l'on nous expliquait demain qu'aucun merlu n'est visible à Lorient ! Alors, peut-on quand même y trouver des pygargues à tête blanche ? « Non plus, se marre Stéphane. Ils vivent en Amérique du Nord, au Canada surtout ou dans les bayous de Louisiane. En trouver à Istanbul, je suis un peu sceptique, mais ça fait partie du mythe peut-être. » Sans aucun doute désormais. Alors que l'OL se déplace à Istanbul aujourd'hui pour assurer son ticket pour les demi-finales de la Ligue Europa, il faut tout de même se préparer au cas où. Après tout, chaque candidat de Koh-Lanta se prépare bien aux poteaux sans savoir s'il aura le coffre pour les atteindre.

« Patience et persévérance sont les vertus du fauconnier »


Alors, comment canaliser les aigles ? « Déjà, on ne parle pas de dressage, mais d'affaitage, détaille Anne Freudiger, à la tête d'une école de fauconnerie à Beignon. Je fais partie des personnes qui pensent que l'affaitage varie d'abord en fonction de l'oiseau lui-même plus que de l'espèce. Patience et persévérance sont les vertus du fauconnier. La clé est d'obtenir la confiance de l'oiseau, ce qui peut prendre plusieurs jours. La fauconnerie, c'est un art de chasse, donc il faut accepter de prendre le temps. » Et cet aigle noir alors ? « Je n'ai jamais eu affaire à eux, mais l'aigle est un rapace en bas vol, donc il s'attaque surtout aux mammifères. C'est l'inverse par exemple du pygargue à tête blanche qui représente souvent le club dont vous me parlez. Lui, c'est un pêcheur, il mange surtout du saumon, des truites. » Aucun risque donc pour les joueurs de l'OL de ce côté-là. Seule cible potentielle : la garde rapprochée de Jérémy Morel, des terre-neuve, qui seront particulièrement surveillés après la prestation douze étoiles du candidat de la Gauche libre lors de la manche aller. Les Aigles noirs ont aussi une belle image à rendre après celle donnée à l'aller. Barbara mérite bien ça.



Par Maxime Brigand
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