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Les supporters à la recherche du club perdu

Les supporters et les ultras font encore parler d’eux en cette fin de saison, durant laquelle ils ont souvent défrayé la chronique. À Paris, Lyon et Saint-Étienne ou même à Nancy en Ligue 2, ils manifestent, plus ou moins intelligemment, leur colère et leur déception. Se dessine-t-il un nouveau rapport de force entre les directions, les joueurs et les tribunes ?

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La saison 2021-2022 se sera avérée de l'avis unanime un très bon cru pour la Ligue 1. Pourtant, au cœur des virages, du moins dans certaines villes, le bilan n’est pas vécu de la même manière. Ce samedi soir, après avoir maintenu de nouveau la grève des encouragements, le CUP, basé à Auteuil, a décidé de sortir fêter cette soirée, pourtant historique, à l’extérieur. Bref de ne pas communier avec l’équipe et l’ensemble du club. À quasi trente ans d’écart, le contraste est frappant pour ceux qui se souviennent avoir envahi la pelouse du Parc, pourtant loin d’être plein, pour célébrer autour de Bernard Lama le sacre de 1994.



Le choix des ultras marque peut-être un tournant. Quand sur les plateaux télé ou dans les propos des joueurs, tout le monde semble exiger d’eux un soutien inconditionnel, une espèce d’astreinte à la fête, les supporters parisiens, du moins une partie d’entre eux, n’ont plus la force de simuler. Quelles que soient les raisons des ultras, il faut comprendre qu'ils n'aient pas eu envie de fêter ce dixième titre avec des joueurs qui, à quelques exceptions, n'ont pas donné le sentiment de le décrocher autrement que par routine. Sans parler d’une direction prise au piège des promesses de son budget pharaonique et de ses flocages prestigieux recrutés à chaque mercato. La déconnexion semble demeurer la plus grande source d’inquiétude de leur part. La Ligue 1 fut belle cette année, mais ce n’est pas le PSG qui l’a rendu belle. Le public s'est davantage régalé à la Meinau ou à Rennes. Les stars ne sont pas critiquées pour ce qu'elles sont, mais leur manque d’investissement et de foi creuse le fossé.

Le temps des désillusions


Rien ne peut justifier les insultes ni les velléités d’envahissement de terrain comme cela a pu être le cas à Lyon, ce samedi. Là encore, le décalage s’avère terrible entre les aspirations de grandeur auxquelles sont habitués les deux virages du Groupama Stadium et le classement. La détérioration des relations avec l’équipe complète ce triste tableau. Les gestes de Karl Toko Ekambi envers ses propres supporters, notamment les Bad Gones, illustre cette situation. Nous ne sommes plus devant les provocations envers les fans adverses comme autrefois la célébration d’un Nabil Fekir devant les Stéphanois. Impossible de se réjouir quand les joueurs vivent davantage leur « base » comme un problème, plutôt que d’essayer de la conquérir. Même diagnostic à Paris, où au lieu de retourner l’ambiance atone par leur prestation, les premiers concernés n’ont cessé de tacler le manque de soutien descendant des gradins. De cette dépendance découle une déception et presque un désamour de part et d’autre. Une crispation déconnectée des résultats, pour preuve la belle victoire de l’OL qui par ailleurs cette saison risque de voir l’Europe, un élément central désormais dans son ADN, lui échapper.

Regarde ton club chuter


Son de cloche différent, mais constat identique pour les « enseignes » qui s'apprêtent à descendre à l’échelon inférieur. À Bordeaux, Saint-Étienne et même Nancy en Ligue 2, les supporters mènent de fait un combat beaucoup plus dur. Ils y affichent surtout leur fierté d’être les fondations de l'institution ou les gardiens du temps (pour preuve l'anniversaire des Green Angels quand l'ASSE se dirige vers la relégation) face à des directions qui, au contraire, fournissent le désagréable sentiment de gérer un fond de commerce, cette fois au bord du dépôt de bilan. Ce type de préoccupation s’entend aussi du côté du Red Star avec l’arrivée d’un propriétaire américain. Car, que ce soit un conglomérat étranger à l’instar de Nancy ou un staff dépassé par les événements chez les Verts, les matchs arrêtés et les fumigènes relèvent surtout d’un cri d’alarme et le sentiment d’être bien les seuls à se désoler du naufrage.




À Bordeaux, le conflit autour de Benoît Costil a aussi démontré cet éloignement envers les joueurs jusqu’au clash. Les Ultramarines attendent la renaissance d’un grand club et se préparent probablement à rencontrer le PFC plutôt que le PSG en 2023. Si la fameuse grande peur d’une prise du pouvoir des ultras raisonne en ce moment dans les couloirs de la LFP ou dans les émissions spécialisées, elle relève plus du fantasme que d’un réel danger. Il n’en demeure pas moins évident qu’une nouvelle configuration émerge et que les tribunes se positionnent désormais aussi autrement au regard de l’évolution générale du foot moderne et de ses acteurs.

Par Nicolas Kssis-Martov
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