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Julio Olarticoechea : « Les perdants seront moqués toute leur vie »

Champion du monde avec Maradona et ancien joueur du FC Nantes, Julio Jorge Olarticoechea (60 ans) peut surtout se targuer d’être le seul joueur de l’histoire dont le nom a été scandé à l’unisson par les supporters de River et Boca dans un même Superclásico. Entretien avec un chanceux.

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24/11/2018, 21:00
Copa Libertadores - Finale
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Vous comptez les heures avant la finale ?
Je suis comme tout le monde, je suis anxieux, j’ai envie d’y être. J’ai joué dans les deux clubs, je sais ce que signifie ce genre de matchs. Les footballeurs vont jouer leur vie. Les gagnants seront considérés comme des héros, et les perdants seront moqués toute leur vie.

Comment voyez-vous le retour ?
J’ai été surpris par le match aller. Je ne pensais pas qu’il serait aussi ouvert. C’est l’approche du match de River qui a permis à la rencontre d’être aussi ouverte. River a joué pour attaquer, mais a permis à Boca de contre-attaquer en laissant beaucoup d’espaces en défense. Quoi qu’il en soit, River joue mieux au football, on l’a tous vu. Le problème, c’est que Boca, c’est Boca. Ils pratiquent un football très linéaire, ça ne joue pas au ballon, mais ça va droit au but. C’est puissant, sans fioritures.


Vous êtes le seul joueur dans l’histoire des Superclásicos à avoir été ovationné par les deux groupes de supporters lors d’un même match. Vous en gardez quel souvenir ?
« Ce n’est pas normal du tout que deux groupes de supporters qui se détestent autant s’unissent pour rendre un tel hommage. C’est tombé sur moi, j’ai beaucoup de chance. »
C’était lors d’un match à la Bombonera, alors que je jouais pour Boca. Je venais juste de quitter River, mais mes anciens supporters ont tout de même commencé à scander mon nom. Une expérience incroyable. Puis celle de Boca s’est mise à le faire aussi. C’est quelque chose qui restera à jamais dans ma mémoire, dans mon cœur, parce que ce n’est pas normal du tout que deux groupes de supporters qui se détestent autant s’unissent pour rendre un tel hommage. C’est tombé sur moi, j’ai beaucoup de chance.

Ça jouait plus dur à l’époque ?
Avant, il y avait plus de fautes tactiques. J’en faisais beaucoup, en tout cas. Ça arrêtait le jeu, ça cassait le rythme, mais l’arbitre ne mettait jamais de carton, donc on continuait. Aujourd’hui, je trouve que les footballeurs tombent très facilement. Nous, on tenait plus sur nos jambes. Je pense qu’il va y avoir beaucoup de cartons au retour. Parce que lorsque tu joues ce genre de match, tu te dis : « Il faut que je mette la jambe, il faut que je donne tout. » Il va y avoir des nerfs, des types qui vont perdre leur sang-froid à cause de l’enjeu. Certains vont vouloir la jouer physique pour impressionner l’adversaire. Mais c’est un art qu’il faut maîtriser. Si tu ne le fais pas bien, tu finis par te faire expulser.


Qui va gagner ?
River joue mieux, donc si l’équipe arrive à fermer les espaces à Boca et parvient à reproduire ce qu’elle a montré lors des trente premières minutes à la Bombonera, elle a de grandes chances de soulever la coupe.

Est-ce que vous remplaceriez votre Coupe du monde 86 par un Superclásico remporté dans le cadre d’une finale de Libertadores ?
J’aurais adoré ce match, vraiment. Le pays est paralysé, tout le monde va avoir les yeux rivés sur Buenos Aires. La seule chose que je regrette, c’est l’interdiction des supporters visiteurs. On ne va pas se mentir, parfois les Superclásicos étaient mauvais, moches à voir. Dans ces cas-là, ce qui sauvait le match, c’était l’ambiance en tribune, les chants, les couleurs. Mais bon, on nous dit que c’est trop dangereux de mélanger les deux hinchadas... Je peux comprendre, on vit à une époque où les gens sont complètement tarés.

Propos recueillis par Aquiles Furlone
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