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Insupportable OL ?

En transformant la der' de leur équipe à Gerland en performance anti-Puel, les supporters lyonnais ont sans doute contribué à rendre plus incertaine la fin de saison de l'OL. Pour renforcer leur poids politique ?

Il y a eu deux fois cette saison où tout le monde s'est tourné vers Jean-Michel Aulas pour le voir mettre fin au mandat de Claude Puel. La première fois, c'était fin septembre. Au terme d'une partie héroïque, les Lyonnais venaient de laisser filer la 100ème du Derby à Gerland face aux Stéphanois. La seconde, à l'Abbé-Deschamps, dans la foulée d'une défaite trop cinglante (4-0) pour ne pas penser que l'OL était en train de sombrer corps et âme. Les deux fois, Aulas prononça une série de renvois au-delà de tout ce qu'on pouvait imaginer, à l'exception de celui que tout le monde était venu chercher : « Vous savez, le football est d'une sensibilité absolument extraordinaire qui fait que vous avez de la chance de pouvoir dire quelque chose et son contraire peu de temps après. Ce n'est pas une critique que je formule mais un appel à la modération parce qu'après, quand il faut gérer les tribunes ou un certain nombre d'excès, ce sont les dirigeants qui viennent répondre aux questions avec beaucoup de détresse dans le cœur. (...) Il ne faut surtout pas toucher aux notions de respect et aux notions humaines parce qu'à ce moment-là, on transforme un match de football en jeux du cirque » .


Des pains et du jeu


Les jeux du cirque, donc. La première fois, JMA s'en était sorti en distribuant des pains et du jeu. Devant les supporters et sur le plateau d'OL TV, il avait alors scandé son programme en trois points. D'abord, en finir avec l'idée du « Puel for life » : « Je vous demande de laisser la chance au club, au staff qui travaille depuis si longtemps, à la direction. Pas forcément à Claude Puel » . Ensuite, rappeler au monde la place qu'occupe l'OL depuis près d'une décennie, celle d'un club qui ne fraye plus vraiment avec le commun de la L1 : «  On a une équipe de grande qualité, on joue des matchs de Ligue des Champions, pas comme l'ASSE qui la joue à la Playstation » . Tout ça avant de décréter le retour du jeu, le beau, devenu en l'espace de trois saisons une sorte de paradis perdu à en croire tout que l'OL compte de suiveurs et de supporters : « L'OL doit redevenir une équipe qui fait rêver ses supporters pour ses résultats d'abord, mais aussi pour sa qualité de jeu » . Bien plus que le fond, c'était la forme qui avait surtout interpelé à l'issue de cette première secousse de la saison. On connaissait jusque-là Jean-Michel Aulas dans son rôle préféré, celui de bateleur de service, jouant de la punchline et de la provoc' à tout va toutes ces fois où l'idée qu'on pouvait se faire de l'OL – un grand club tranquille – se trouvait menacée. Là, on le découvrait en héraut de la démocratie participative, transformant les doléances du supporter en profession de foi.


Le coup d'Etat permanent


Puisqu'une partie du pouvoir venait de leur être confiée, les supporters n'avaient plus à se gêner pour le prendre. A mesure qu'ils réclamaient la tête de Claude Puel, le club procédait à sa manière à la disparition symbolique du coach lyonnais. De la République des joueurs insituant le passage en 4-4-2 aux petites brimades envoyées à la chaîne par Lacombe ( «  Quand vous restez trois ans dans un club comme l'OL et que vous ne gagnez pas, on peut se poser des questions » , Le Parisien), jusqu'aux interrogations à voix haute d'Aulas sur ses choix sportifs au soir du match nul face à Rennes (1-1), les deux derniers mois ont pris l'allure d'une chronique de la fin annoncée de l'ère Puel. Avec passage par la case Perrin en attendant l'officialisation prévue pour la fin de saison.



Contrairement à ce que pouvait laisser entendre la démonstration de samedi face à Caen pour la der' de la saison à Gerland, les supporters n'ignoraient pas le sort de Claude Puel au moment de défiler aux abords du stade et de déplier leur série de banderoles. On les sait trop bien au fait des moindres secousses qui agitent le club en coulisses, quand ils ne sont pas invités à l'occasion au siège pour faire entendre leur voix. Jean-Michel Aulas le premier avait donné un aperçu des événements qui risquaient de se jouer d'ici la fin de saison à l'issue du naufrage auxerrois : « La société est trop dure pour que l'on puisse prendre le risque de créer la violence » . Cette violence, qu'elle soit symbolique ou plus réelle – ces insupportables menaces inscrites au domicile de Claude Puel et de sa famille –, va bien au-delà de l'expression d'une exaspération ou d'un caprice de public gâté par une décennie de domination sans partage. En précédant le départ du coach lyonnais que l'on sait acquis, elle permettra aux supporters de s'en attribuer la responsabilité et de passer pour les grands vainqueurs de cette saison de dupes. Autrement dit, après avoir accouché d'un monstre capable du coup d'éclat permanent sur le terrain, voilà que Lyon pourrait se découvrir un autre monstre, côté tribunes, adepte du coup d'Etat permanent. Reste à savoir jusqu'où l'OL est prêt à supporter l'insupportable...


Serge Rezza

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