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  2. // Grégory Bakian

« Bielsa a ressenti de la générosité dans mes chansons »

Alors qu’il se produira lors de la cérémonie des Golden Foot à Monaco le 29 novembre prochain, le chanteur français Grégory Bakian se pose pour parler de son parcours dans le foot, de son producteur Emmanuel Petit, mais aussi de son admiration pour Marcelo Bielsa.

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Tu seras le seul chanteur présent à la cérémonie des Golden Foot qui se déroulera à Monaco le 29 novembre prochain. Quand on voit les nommés, il n’y a que du lourd : Messi, Neymar, Lewandowski, Benzema, Lukaku, Piqué... Ça met la pression ?
J’essaye de ne pas trop y penser pour être honnête. J’ai déjà eu, par le passé, l’occasion de chanter devant des chefs d’État, des acteurs, des sportifs... Ça ne m'impressionne pas, ça me rend plutôt fier ! Par le passé, je me suis déjà produit devant le prince Albert, Alain Delon, Big Ali ou encore Manu Petit qui est aujourd’hui l’un de mes producteurs. De toute façon, quel que soit le public, il faut être au top.

« Manu Petit, c’est quelqu’un qui aime beaucoup l’art et qui a une grande sensibilité. »

Comment t’es-tu retrouvé à être produit par Emmanuel Petit ?
On avait fait un match caritatif ensemble il y a sept ans, à Levallois. On n'avait pas pu échanger sur le terrain, mais, le soir, il y avait un concert privé au Réservoir à Paris où j’avais chanté mon premier single qui s’appelle « Ce qui ne tue pas nous rend plus fort » . Une chanson sur le thème de la résilience qui avait beaucoup plu à Manu. Quelques jours plus tard, j’étais en concert dans une autre salle parisienne, et il m'avait dit qu'il viendrait me voir. Je n’y croyais pas trop au début, mais finalement, il a tenu parole. Derrière, on s’est liés d’amitié, et il a décidé d’intégrer l’actionnariat de mon label. Manu Petit, c’est quelqu’un qui aime beaucoup l’art et qui a une grande sensibilité.

Tu lui as déjà proposé un featuring ?
Non, je n’ai pas été jusque-là, même si j'y ai pensé. Je me souviens de ce qu’il avait fait avec Sophie Thalmann en 1999 sur le thème du foot et de l’équipe de France. Mais il n’a jamais vraiment fait un truc sérieux dans la musique.


Le foot fait aussi partie de ta vie. Comment ça a commencé ?
J’avais quatre ans quand ma mère m’a inscrit à l’école de foot du côté de Bandol. Je suis né à Marseille donc, forcément, quand l’OM gagne la Ligue des champions en 1993, c’était la première grande émotion, notamment pour mon père. J’ai joué au foot jusqu’à l’âge de 16 ans et un passage à Toulon, pour me consacrer ensuite à ma première grande passion : le sport automobile. Dans le foot, je comptabilise quand même une saison en U13 à l’OGC Nice et une participation aux détections pour intégrer le centre de formation de l’OM. C'est seulement plus tard que vient la chanson, où tout s’est enchaîné après avoir gagné Graines de star en 2002.

Vu que tu aimes le sport automobile, au foot, tu serais plutôt une F1 ou un karting ?
(Rires.) La F1, c’est l'élite, mais il faut savoir qu’il y a des pilotes de karting qui sont plus talentueux que des pilotes de F1 ! C’est important de le savoir, car il y a de nombreux pilotes de karting qui n’ont jamais pu faire le saut en monoplace pour des raisons financières. J’en suis la preuve car, à l’époque, je roulais plus vite que certains pilotes qui ont accédé ensuite à la F1, mais qui n’avaient pas le quart de mon talent naturel en pilotage. Ensuite grâce à leur famille et aux millions d’euros balancés dans le training et le reste, ils sont devenus bons. Parfois, il y a des kartings qui peuvent aller plus vite que des F1...

« Je marchais beaucoup à l’affect et sur les premières oppositions de la semaine, j’ai commencé à merder. Je ratais mes face-à-face même quand il n’y avait plus de gardiens, je commençais à entendre ricaner dans mon dos. À cet âge-là, c’est rude... »

Raconte-nous ce tournoi de détection organisé par l’OM.
J’avais quatorze ans à l’époque et j’avais terminé meilleur buteur d’un tournoi qui réunissait les meilleures équipes de la Ligue Méditerranée avec l’US Sanary. C’était peut-être la meilleure performance de ma vie. Le tournoi de détection se déroulait ensuite sur l’île des Embiez, le directeur du centre de formation de l’OM était Jean-Philippe Jambou à l’époque. J’avais beaucoup de mal à m’éloigner de ma famille à cette époque-là, j’étais trop fragile. Je marchais beaucoup à l’affect et sur les premières oppositions de la semaine, j’ai commencé à merder. Je ratais mes face-à-face même quand il n’y avait plus de gardiens, je commençais à entendre ricaner dans mon dos. À cet âge-là, c’est rude... Et j’ai craqué. J’ai appelé mes parents le troisième soir, ils sont venus me chercher. Plus tard, j’ai su que Samir Nasri était à ce tournoi en revoyant les photos.

On voit que tu as réussi à atteindre un certain niveau dans la musique et dans le sport automobile. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné dans le foot malgré ces prédispositions ?
Je pense simplement que je n’avais pas de talent en particulier. J’avais quelques qualités, mais je n’avais pas ce talent naturel ou inné que j’avais en tant que pilote où je pouvais ne pas m’entraîner pendant six mois et péter un record dès la première course. Au foot, j’étais très adroit devant le but, je sentais les coups avec un petit côté renard, mais je n’étais pas un bon footballeur avec une aisance technique. Même si tu as des footballeurs qui ont fait de grandes carrières sans être exceptionnels à ce niveau-là. Djibril Cissé, par exemple, était très rapide, athlétique, très bon des deux pieds, mais moins technique. Pippo Inzaghi pareil, ce n’était pas des profils qui allaient éliminer trois ou quatre joueurs. Aujourd’hui, quand je joue au foot lors de matchs caritatifs, j’ai l’impression d’être meilleur tactiquement. J’ai même failli marquer un but à Francesco Toldo au stade Louis-II. Je pense vraiment que je me suis amélioré en passant mes diplômes d’éducateur fédéral, à force d’échanger avec Manu Petit, Lilian Thuram ou Marcelo Bielsa récemment...

« Vu que je ne parlais pas trop espagnol, on a organisé un autre appel avec mon assistante qui est vénézuélienne (et qui parle donc couramment espagnol) et le traducteur de Marcelo. On a pu échanger, c’était mémorable. J’avais les larmes aux yeux. »

Tu as échangé avec Marcelo Bielsa ?
C’est mon coach préféré alors un jour, je lui ai écrit un courrier. C’était pour lui témoigner mon admiration. Je me suis présenté, je lui ai dit que j’étais artiste et que sa philosophie de jeu me touchait énormément. J’avais envoyé ce courrier sans trop d’espoirs et un jour, je reçois un coup de fil qui vient d’Angleterre. Au bout du fil, c’était Marcelo Bielsa qui me demandait si j’étais bien Grégory. Vu que je ne parlais pas trop espagnol, on a organisé un autre appel avec mon assistante qui est vénézuélienne (et qui parle donc couramment espagnol) et le traducteur de Marcelo. On a pu échanger, c’était mémorable. J’avais les larmes aux yeux.


De quoi avez-vous parlé ?
Il était très humble et étonné que je puisse l’admirer. Il m’a dit qu’il ne méritait pas cette admiration. On a longuement parlé dans un premier temps de mes engagements caritatifs, puis ensuite il a demandé à mon assistante de quel bord politique elle était. Dans leur culture, elle m’a expliqué par la suite que c’était très courant et que c’était comme demander si on préférait la mer ou le ski. De mémoire, elle lui avait dit qu’elle était de gauche et, même si c’était un peu une boutade, il avait répondu : « Comment faites-vous alors pour travailler avec Grégory ? » Je lui avais par la suite envoyé mon premier EP de six titres, il m’avait remercié car il avait ressenti de la générosité et de l’émotion à l’écoute tout en me disant qu’il « n’avait pas les compétences techniques pour évaluer mon travail » . Finalement, il m’a invité à Leeds pour venir voir un match. Je n’ai pas pu encore m’y rendre, car je suis très pris depuis cet été, mais je ne désespère pas de trouver un week-end pour honorer son invitation.

« Un jour, j’ai joué avec Doc Gynéco, et techniquement, il se démerde pas trop mal, même s’il est lent, car il a pris un peu de poids. »

Parmi les chanteurs que tu connais, lequel aurait pu faire un bon footballeur ?
Je suis souvent le seul chanteur lors des matchs caritatifs auquel je prends part, je dois dire. Un jour, j’ai joué avec Doc Gynéco, et techniquement, il se démerde pas trop mal, même s’il est lent, car il a pris un peu de poids. Matthieu Pokora, je n’ai pas assez joué avec lui pour avoir une analyse complète sur son niveau, mais j’ai le souvenir d’un gars affûté, mais qui ne levait pas assez la tête.

C’est quoi la recette d’une chanson de foot réussie ?
Un morceau rythmé et avec beaucoup de générosité. Ce serait une chanson en phase avec le jeu voulu par Bielsa, Sampaoli, Guardiola ou Tuchel, des gens qui prônent un football total. Il faut que ce soit aussi assez pop pour que cela puisse toucher un maximum de gens. La chanson doit fédérer les classes sociales et les communautés et elle ne doit pas être trop connotée électro ou rap. J’aime bien le rap, j’en écoute souvent, mais parfois il y a des rappeurs qui veulent faire des chansons sur le foot... C’est trop connoté, c’est trop « wesh-wesh » , ça ne va pas toucher les gens de 50 ou 60 ans, ça va trop rentrer dans des niches. Il faut selon moi davantage s’inspirer de ce qu’avait fait Shakira en 2010 (avec « Waka Waka » , NDLR) ou de la chanson de la Coupe du monde 1990 qui était « Un estate italiana » . J’avais les larmes aux yeux quand j’écoutais cette chanson, et si bien sûr la musique a évolué depuis ce temps-là, ça m’arrive encore de la mettre sur Instagram.

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Propos recueillis par Andrea Chazy
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