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Florentino Perez : la remontada ou la mort

Le Real doit renverser le Borussia Dortmund pour réaliser le rêve de Florentino Perez : remporter la Decima juste avant les élections. Alors à Santiago Bernabeu, au matin de la folle journée, la mystique se met en marche. C’est l’heure du monologue du héros.

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Le Real Madrid est un club irrationnel. Il n’y a aucune logique à se déclarer « meilleur club du monde » . Il n’y a aucun motif rationnel à croire que le Stade Santiago Bernabeu est le plus grand de la galaxie. Il y a des cathédrales bien plus bruyantes, bien plus luxueuses, bien plus immenses. Il n’y a pas de logique à vouloir remporter absolument tous les matchs, dans toutes les catégories, à toutes les saisons. Gagner toujours est impossible. Il n’y a que des Castillans pour croire que du haut de la Meseta, on peut dominer les destinées du monde. Le Real Madrid, c’est une poétique de la grandeur. « Le Real Madrid s’identifie au triomphe » , dit Valdano, c’est-à-dire non seulement à une prouesse sportive mais aussi à une victoire sur le plan des valeurs. Lesquelles ? « Le refus de la défaite, la recherche désespérée du triomphe, le dévouement absolu, le sentiment collectif, sa supériorité sur l’individu » . Le Real Madrid est un château en Espagne. La Remontada sa principale fondation.

D’un calme méthodique, Rafael Martín Vazquez, enfant de la factory merengue, détaille la culture de la gagne absolue, celle qui a été transmise par les anciens. Pas celle qui s’invoque 48 heures avant la noce : « Ici chez les jeunes, tu as une obligation de gagner tous les matchs, dans toutes les catégories. Même les matchs amicaux. C’est ce que le club enseigne à ses jeunes. Du coup, un joueur qui n’est pas formé au club n’aura jamais cette culture de la gagne dans laquelle ont baigné tous les canteranos » . À Madrid, on gagne comme on respire. On y renverse les situations impossibles comme les œufs dans une tortilla, comme Figaro chez le Comte Almaviva. La remontada, c’est l’idée un peu folle germée dans des cerveaux de meringue qu’on peut interrompre le fil d’une histoire, qu’on peut inverser le sens d’un cours d’eau, que l’impossible n’est qu’une donnée subjective dont il faut se défaire. Ce soir, le Real joue sa saison contre des Allemands qui lui ont été supérieurs trois fois sur trois depuis septembre. Peu importe. Comme contre Derby County en 1975, contre l’Inter ou contre Monchengladbach en 1985, contre l’Inter et contre l’Etoile Rouge de Belgrade en 1986, l’âme merengue doit se relever et se révolter contre un destin inéluctable. Sauf que ce soir sur la pelouse, il n’y aura qu’un joueur formé à la maison pour porter le message. C’est Diego Lopez. Silence.

Les forces de l’esprit

Avec sa Quinta, Emilio Butragueño a été de toutes les grandes remontadas. Selon lui, l’épopée madridiste a plus à voir avec la morale qu’avec le football : « Le rôle des vétérans est fondamental. Chez nous, les Camacho, Santillana, Juanito étaient ceux qui avaient absorbé la légende des générations antérieures et nous transmettaient leurs valeurs. Ils mettaient l’esprit et nous, les jeunes, mettions le talent » . Valdano raconte comment Camacho s’y prenait pour insuffler l’esprit de révolution : « Camacho venait dans ta chambre à 7 heures du matin et te demandait comment tu allais faire tes têtes le soir pendant le match. Il ne partait pas jusqu’à ce que tu lui aies montré. Ensuite, il s’en allait dans une autre chambre et transmettait son adrénaline à un autre joueur. C’était comme avoir un Ultra Sur qui venait t’agiter jusque dans ta chambre » . Alors bien sûr les serments entre semblables ont beaucoup plus de poids que les conjurations venues d’en haut. « Quand les joueurs s’engagent les uns envers les autres, ce serment a beaucoup plus de force, reprend Valdano, c’est comme un pacte de sang. Les joueurs sont prêts à mourir l’un pour l’autre. Si c’est l’entraîneur qui l’exige, ceci n’est qu’un ordre. Certains respectent et d’autres le déclinent. » Une remontada est un pacte entre hommes. Pas une promesse électorale.


Le Real est-il en état de renverser les statistiques ? Il y a déjà onze ans que Madrid ne remonte plus un match aller en Coupe d’Europe (Bayern en 2002). Contre Arsenal, la Roma, Liverpool, Lyon, Barcelone et le Bayern, le Real n’y est pas parvenu. En 2002 pour renverser le 2-1 de l’aller il y avait encore Helguera, Guti, Raúl, Morientes, Michel Salgado et Hierro dans le 11 et Del Bosque sur le banc pour croire aux chimères. Onze ans plus tard, les héros pourraient être Cristiano ou Özil. Ou peut-être Benzema. Ou peut-être pas. Les temps ont changé. Il n’y a plus beaucoup de Figaro à Madrid. García Remon, gardien officiel des remontadas, tape juste : « Les goleadas nécessitent un certain désordre dans l’ordre. Özil doit apparaître et ne peut pas se permettre de ne toucher que six ballons comme à Dortmund » . Et puis il manque quelqu’un : « Iker est un symbole, il essaie d’être à la hauteur grâce à ses déclarations mais il ne jouera pas. Je ne vois aucun joueur qui soit le trait d’union comme l’étaient Pirri et puis ensuite Camacho et Santillana. » Une Remontada n’est pas une stratégie, c’est une destinée. Florentino guette sa réélection en juin et joue son mariage avec le club. Ce soir on saura. Voici l’instant de la crise.

Par Thibaud Leplat, à Madrid
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