Quand le football fait mouche

Une victoire de plus pour l’Inter Milan. Mais cette fois, l’adversaire n’est pas seulement fort, il est colossal : il s’agit effectivement de la mouche tsé-tsé, l’insecte qui diffuse la mortelle maladie du sommeil en Afrique. Une petite bête néanmoins vaincue au Congo en utilisant les couleurs du club de Massimo Moratti. Et, parole de scout, la science ne ment jamais : la mouche tsé-tsé est hypnotisée devant le bleu et le noir. Le club intériste a ainsi financé, avec la participation de l’Atalanta, la réalisation de 213 pièges semblables à des drapeaux aux couleurs des clubs précités, capables chacun de mettre hors d’état de nuire 50 insectes par jour, sauvant par là de nombreuses vies. « Il y a un peu plus d’un an, quand la proposition de l’organisation humanitaire Peacelink nous est arrivée, nous avons pensé à une blague, explique Susanna Wermelinger, dirigeante de l’Inter. Puis Peacelink nous a mis en contact avec Chiara Castellani, le médecin qui dédie sa vie aux pauvres du Congo avec toute une série de projets, et qui nous a fourni des documents irrévocables de l’Organisation Mondiale de la Santé sur l’efficacité du système, nous assurant aussi qu’il n’était absolument pas toxique. Giacinto Facchetti m’a alors répondu : ‘Si tu es sûre, faisons-le.’ En réalité, cette sorte de casier anti-mouches a même eu un succès supérieur aux résultats escomptés, s’alignant dans la tradition des initiatives de solidarité intériste. Et, tous comptes faits, il a aussi porté chance. » C’est beau parfois le football.
LDC, avec PLT
Et maintenant Suzuki : à quoi joue Paris avec ses gardiens ?

























































