S’abonner au mag

Le match d’une histoire

Réaction

Deux Allemands discutent.
Helmut : « C’est vraiment bien de voir ces milliers de supporters polonais chez nous. »
Olaf lui fait des yeux de gobie : « ??? Ah bon pourquoi ? »
Helmut : « Cela nous permet de revoir nos anciens modèles de voiture. »
C’était il y a quelques jours, dans Bild. Pour le coup, la presse de boulevard, comme on l’appelle ici, était un peu en dehors des clous. Car si les Allemands reconnaissent du bout des lèvres le caractère « spécial » de la rencontre de ce soir, ils n’en font pas une affaire d’état. « Il est temps d’oublier le passé et de développer un patriotisme sain » , a rappelé dimanche Metzelder, le défenseur central allemand.

Au vrai, les Teutons affichent un désintérêt poli vis-à-vis de leurs voisins. « Nos rivaux historiques restent les Hollandais » , estime Christof Ruf, journaliste à Rund.
Parce que « nous continuons de regarder vers l’Ouest » , semble déplorer Andreas Mix, historien de l’université technique de Berlin : « Dans notre esprit, la Pologne reste un petit pays pauvre de l’Est. Nous envions plutôt le modèle anglais. »
Récemment, les deux attaquants de la Mannschaft d’origine polonaise, Podolski et Klose, ont avoué utiliser la langue de leurs parents pour éviter d’être compris par leurs coéquipiers sur le terrain. Ni les médias ni l’opinion publique ne se sont vexés. « Cela nous a fait plutôt rire » , se rappelle Ruf.

Joachim Barbier – à Dortmund

Voyez Monsieur Macron : le football est bel et bien politique

Commentaires

Les membres ont posté 0 commentaire sur cet article. Participez à la discussion en vous connectant .


À lire aussi
Les grands récits de Society: Aramburu : quand l'extrême droite tue
  • Violence
Les grands récits de Society: Aramburu : quand l'extrême droite tue

Les grands récits de Society: Aramburu : quand l'extrême droite tue

Il y a quatre ans, le 19 mars 2022, un ancien joueur professionnel de rugby, Federico Aramburu, était tué en plein Paris par Loïk Le Priol, militant du GUD. Récemment, l'avocat de sa famille dénonçait une différence de traitement entre son cas et celui de Quentin Deranque, militant d'extrême droite décédé après une rixe dans les rues de Lyon.

Les grands récits de Society: Aramburu : quand l'extrême droite tue
Articles en tendances
Logo de l'équipe France
Zinedine Zidane of France during the Soccer World Cup Final between Brazil and France on July 12 1998 in Paris Saint Denis, France. Photo : Eric Renard / Onze / Icon Sport  - Photo by Icon Sport
Zinedine Zidane of France during the Soccer World Cup Final between Brazil and France on July 12 1998 in Paris Saint Denis, France. Photo : Eric Renard / Onze / Icon Sport - Photo by Icon Sport
  • International
  • France
Zidane : « Moi, je voulais être chauffeur-livreur »

Zidane : « Moi, je voulais être chauffeur-livreur »

Zidane : « Moi, je voulais être chauffeur-livreur »




Nos partenaires

  • #Trashtalk: les vrais coulisses de la NBA.
  • Maillots, équipement, lifestyle - Degaine.
  • Magazine trimestriel de Mode, Culture et Société pour les vrais parents sur les vrais enfants.