- Mondial 2026
Le conseil de l’Europe accuse la FIFA d’avoir « ouvert la porte à la corruption »

Alain Berset n’y va pas par quatre chemins. Dans une lettre ouverte adressée à la FIFA, le secrétaire général du Conseil de l’Europe a reproché à la grande instance du foot mondial d’avoir « ouvert la porte à la fraude ».
De multiples reproches
Dans sa missive, Alain Berset reproche beaucoup de choses à la FIFA : « Une sanction suspendue sous la pression, en l’espace de quelques jours, sans aucune justification. L’autorité des arbitres remise en cause. Des insultes racistes à l’encontre des joueurs, dont certaines émanant d’élus. Des paris sur chaque passe, chaque carton, chaque corner. »
Les paris représentent une large part de son accusation, du fait de leur large spectre, mais aussi via ses annonceurs : « Les paris ne portent plus uniquement sur le résultat d’un match, mais aussi sur les actions qu’un joueur peut réaliser sans modifier le score. Un pari gagné en faisant perdre les autres. C’est une porte ouverte à la fraude. Et cette Coupe du monde a ouvert cette porte encore plus grand. Pour la première fois, la FIFA a accueilli un marché de prédiction en tant que partenaire officiel, au sein même des stades. »
Au détour de sa lettre, l’élu européen note un goût « inachevé » à la fête qu’est censée représenter le Mondial, indiquant également : « La prochaine crise a déjà débuté. Elle a deux noms : l’argent et le pouvoir. »
En matière de pouvoir, il dénonce aussi les rapprochements politiques de la FIFA. « L’influence politique a également fait son entrée sur le terrain, indique-t-il. La sanction prononcée en cours de tournoi a fait suite à un appel téléphonique d’un chef d’État au président de la FIFA. Lorsque les règles fléchissent sous la pression, chaque résultat est sujet à caution. »
Berset énumère par ailleurs les accomplissements sportifs du Conseil de l’Europe en rappelant les réussites telles que le traité faisant suite au drame du Heysel, la lutte contre le dopage ou la bataille contre les matchs truqués, remportées grâce à la loi. Il conclut en ajoutant que le coup de sifflet final de cette édition marque autant la fin d’un tournoi que « le début de la troisième mi-temps et du travail urgent visant à renforcer l’intégrité du sport ».
Il y a des oreilles qui doivent siffler à la FIFA (non, Infantino s’en fout certainement).
Les notes des Bleus à la Coupe du monde 2026JF










































