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Gillot et la Corse

LB, à Bordeaux.
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Gillot et la Corse

Pour Francis Gillot, aller en Corse, c’est un peu la récré. Du moins, ça l’était au moment du tirage au sort des 16es de finale de Coupe de France, quand l’Île-Rousse, club de CFA 2, sortait de l’urne. Parce qu’avec le revers subi par les Girondins à Bastia samedi (1-0), en championnat, le coach a peut-être un peu changé d’avis. Sachant que les Marine et Blanc devront se rendre à Ajaccio mercredi (18h00), pour y défier leur adversaire.

« J’aime bien aller en Corse l’été, pour les vacances, indiquait-il, dans un éclat de rire, il y a quelques semaines, avant que la réalité de la compétition ne le rattrape. Dans ce qui s’apparentera à une ambiance bière-merguez-testostérone. « C’est à nous de faire les choses correctement… c’est quand même pas le public qui va jouer, précise-t-il, ce mardi. On n’a pas de crainte particulière, pas plus qu’à Raon-l’Étape, ou à Moulins l’année dernière. Ce sera le même type de match. »

Un match piège par excellence, placé sous un signe particulier, pour le coach bordelais. « J’avais fini ma carrière, et Mulhouse m’avait appelé pour les deux derniers mois de compétition, alors que j’avais arrêté depuis trois mois, détaille J-Lo. Comme il y avait eu la mort du petit (Frédéric) Jonhansen, ils avaient une dérogation, et comme ils n’étaient pas bien, j’y suis allé ! C’est pour ça que mon dernier match en pro, je l’ai fait là-bas (face au Gazélec, NDLR), en 1993. C’est un bon souvenir, puisqu’on avait gagné 3-0. »

Là-bas, c’est au stade Mezzavia, où les siens joueront peut-être l’honneur de leur saison, dans une atmosphère ultra chaude. « À Bastia, on nous l’avait promis… Mais bon, les gens, aujourd’hui, ils sont civilisés, hein, ajoute Gillot. C’est quand même pas comme il y a vingt ans, où tout était permis, et quand il n’y avait pas de caméras ni de commissions. Maintenant, c’est règlementé. »

Sauf que tout peut arriver. « Oui, c’est ça, et si un spectateur marque, on pose réserve ! » , conclut Gillot en se marrant.

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