Buts : Tabaković (79e) pour les Bosniens // Kean (15e) pour la Nazionale
Exclusion : Bastoni (41e)
Tirs au but réussis : Tahirović, Tabaković , Alajbegovic, Bajraktarevic pour la Bosnie // Tonali pour l’Italie
Tirs au but manqués : Esposito et Cristante pour l’Italie
Absolute cinema. Battue contre la Bosnie-Herzégovine, à Zenica, au bout des tirs au but, l’Italie manquera une troisième Coupe du monde consécutive. Les Italiens ont pourtant reçu un gros coup de pouce du gardien Nikola Vasilj, auteur d’une relance calamiteuse dans les pieds de Nicolò Barella. Lequel a immédiatement décalé Moise Kean, auteur d’une frappe imparable au ras du poteau (0-1, 15e). Un boulevard vers la qualification ? Non, car Alessandro Bastoni a taclé Amar Memić en position de dernier défenseur, poussant Clément Turpin à dégainer le carton rouge (41e).
Kean aurait pu enlever une énorme épine du pied de la Botte, mais l’attaquant a raté son duel en frappant au-dessus (60e). L’Italie a donc tremblé, jusqu’au bout. Gianluigi Donnarumma a détourné le tir de Benjamin Tahirović au sol (72e). Puis la tête d’Edin Džeko à bout portant, mais Haris Tabaković a poussé au fond (1-1, 79e). Et le portier de Manchester City a encore dû s’employer pour emmener son équipe en prolongation (87e).
Le public du Bilino Polje (et des balcons voisins) a poussé un ouf de soulagement en voyant Vasilj s’opposer à la tête de Pio Esposito (105e+1). Le destin des deux nations s’est donc joué aux tirs au but, où l’Italie a démarré de la pire des manières avec une praline d’Esposito dans la tribune. Cristante a enfoncé son équipe en fracassant la barre. Cette fois, pas d’exploit de Donnarumma : la Bosnie jouera sa deuxième Coupe du monde, après 2014. Elle se frottera au Canada le 12 juin, avant de défier la Suisse et le Qatar, dans le groupe B.
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